Space Dandy: Bilan de la saison 1

Space Dandy: Bilan de la saison 1

Note de l'auteur

11721506194_bf64ef5152_oVous avez demandé du «What the Fuck» de premier choix? Non?! Tant pis pour vous, car voilà Space Dandy et sa nawak-attitude assumée. Produit par le studio Bones (Fullmetal Alchemist, Soul Eater…) et tout droit sorti de l’imaginaire de Shin’ichirô Watanabe, créateur des cultes et géniaux Cowboy Bebop et Samourai Champloo, Space Dandy repousse les limites de l’absurde dans un Space Opera disco et totalement cinglé. Alors que la seconde saison bat son plein au Japon, revenons sur la saison 1, qui, à coup sûr, nous aura fait perdre quelques neurones.

 

Le pitch de la série est relativement simple: Dandy, sorte de Elvis intergalactique, est un chasseur d’aliens rares. Il sillonne l’espace, accompagné de Meow, un chat-alien et de QT, un robot un peu dépassé, amoureux d’une cafetière. On retrouve quelques similitudes avec Cowboy Bebop, dans le principe de base et l’environnement spatial mais en dehors de ça, les séries sont assez différentes. Alors que la première avait un vrai fil rouge et une continuité scénaristique, Space Dandy enchaîne les épisodes en mode patchwork. Leur ordre est quasi interchangeable et il n’est pas rare qu’ils se terminent en eau de boudin, voir par la mort de ses héros. Hormis quelques éléments récurrents qui lient l’ensemble tout au long de la saison, chaque épisode est prétexte à un délire hystérique aussi bien sur le fond que sur la forme.

 

11721369493_f26faa7b11_oMais revenons un instant sur les rares constantes de l’anime, à commencer par Dandy. Il est à l’image des précédents personnages de l’auteur et empreinte autant à Spike qu’à Mugen. Obsédé, je-m’en-foutiste, parfois arrogant et généralement abruti, il demeure le même quelque soit ce qu’il lui tombe sur le coin de la gueule. Sa seule motivation est d’aller se taper un verre dans les fameux Boobies, une chaîne de Breastaurants, dans lesquels les serveuses arborent fièrement des poitrines toujours plus volumineuses. Un autre élément qui devient vite un running gag à travers les épisodes: l’armée de l’Empire Gogol. Menée par l’Amiral Perry et le Dr. Gel, elle ne désire qu’une seule et unique chose, c’est capturé Dandy. Seul problème, ils sont peut-être les bad-guys les plus nazes de la galaxie et foirent tout ce qu’ils entreprennent. Ils méritent toutefois une mention spéciale pour leur vaisseau-mère, qui n’est autre que la tête de la Statue de la Liberté avec une boule de silence SM dans la bouche. Nawak, je vous dis!!!

 

dgdg875_anime_wallpaper_Space_Dandy_20306Les 13 épisodes de la saison s’enchaînent à un rythme effréné et ne laissent que peu de répit à nos pupilles dilatées par ce flot ininterrompu d’images et de couleurs. Et de la couleur, il y en a plus que le cerveau ne peut en analyser. Ultra-flashy, voir psychédélique par moment, l’esthétique générale se veut tape-à-l’œil et très clairement, c’est réussi. Le chara-design signé Yoshiyuki Itô est remarquable d’inventivité et on sent bien qu’il a eu l’occasion de se faire plaisir. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder Dandy et sa palette d’expressions faciales ou le bestiaire de l’espace. Sans pousser le concept jusqu’à explorer un genre par épisode (comme dans l’anime Abenobashi), Watanabe donne une tonalité différente à certains d’entre eux. De l’épisode de zombies en hommage à Romero à l’épisode de course de vaisseaux, en passant par l’abstraction totale et la poésie de l’épisode sur les plantes, on se laisse porter d’une aventure à l’autre avec toujours ce même goût pour l’absurde, voir de non-sens. Le spectateur est également guidé par une voix-off qui n’hésite pas à interagir avec les protagonistes dans quelques scènes franchement drôles. De manière générale, il ne faut pas chercher à tout saisir car c’est peine perdue. Mieux vaut se laisser happer par l’absurdité et la folie ambiante qui parcourt l’anime. Quand on sait que la seconde saison est encore plus barrée, ça fait presque peur.

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