Super Ciné Battle : la liste, c’est leur vie

Super Ciné Battle : la liste, c’est leur vie

Note de l'auteur

Presque rien sur presque tout : Daniel Andreyev et Stéphane Bouley transforment les listes de films qu’ils reçoivent en classements hautement subjectifs mais très informés. Leur podcast a donné naissance à un livre plus rock’n’roll que les bons vieux 1001 films à voir avant de mourir.

Vous vous êtes toujours demandé quel pourrait être le Top 10 des japanimés ? Les meilleurs films avec Sean Connery mais qui ne soient pas des James Bond ? Voire les meilleurs remakes de tous les temps, tout simplement ? Il y avait déjà les podcasts de Super Ciné Battle, soit deux journalistes qui classent les listes envoyées par des auditeurs, du meilleur jusqu’au pire. Les journalistes Daniel Andreyev et Stéphane Bouley se lâchent, se bousculent mutuellement, descendent les navets à vue et partagent leurs subjectivités en toute objectivité.

Ces « listes ultimes du cinéma » ont récemment eu les honneurs du beau papier aux éditions Dunod. Un livre de chiotte au sens noble du terme : typiquement le type de bouquin qu’on laisse traîner aux toilettes et que l’on compulse distraitement tout en faisant autre chose de plus organique.

 

Super Ciné Battle étire le temps

Je suis en train de rédiger cette rapide chronique et le temps s’allonge. Forcément, j’ai rouvert Super Ciné Battle et je me suis pris au jeu. En réalité, ce n’est pas tant le classement que ce que disent les auteurs de chaque film qui importe. Car il ne s’agit pas toujours d’une hiérarchie.

Prenez « les meilleurs japanimés ». Douze au total, du béton armé Akira au récent Your Name en passant par l’intense Voyage de Chihiro, le profond et punk Neon Genesis Evangelion, et… bref, oui, tout est intéressant. Chaque film a entre deux et neuf lignes pour se défendre. Et l’on se prend à tous vouloir les (re)voir.

Il y a aussi plus léger et anecdotique. « Les meilleurs débardeurs », par exemple, de Piège de cristal (« quand on les aime simples mais sales ») à… Police Academy (« quand on les aime pour femme enceinte mais qu’on est un homme »). Les deux compères – et leurs affidés – ont de la mémoire, pour le pire comme pour le meilleur.

Mais il y a aussi plus étonnant, telles ces « Séquences de combat les plus sous-estimées de tous les temps », où l’on parle des Monstres du Kung-fu et de Legend of the Fist dont, justement, je n’avais jamais entendu parler (honte sur moi, certainement). Ou ce « Vent de la nouveauté qui souffle de Corée », en raison duquel je vais sans doute raboter mes nuits déjà bien courtes.

Mention spéciale pour les quelques mots accordés à The Mist, film à la fois raté (bonjour les CGI pourris et les conflits gentils/méchants à deux balles) et sublime (oui, les trois dernières minutes sauvent tout et plus encore, mais on ne peut pas les voir indépendamment du reste, c’est bien la force du film). Bon, il méritait peut-être mieux qu’une 10e place au panthéon des adaptations de Stephen King au cinéma… mais ça se discute, précisément.

Super Ciné Battle
Écrit par Daniel Andreyev et Stéphane Bouley
Édité par Dunod

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