The Big Bang Theory : la régression de la comédie.

The Big Bang Theory : la régression de la comédie.

Les aminches, c’est l’heure du schisme. Je vais dire du mal, beaucoup de mal de The Big Bang theory. Pour certains d’entre vous, la charge sera intolérable. Je m’attends donc à subir les pires outrages verbaux mais en même temps, comme dirait Jack Burton, « What the hell »…

Si je devais faire appel à ma fibre objective, je dirais que TBBT est effectivement, objectivement, incontestablement une bonne série, au sens de bien faite. Une bonne partie de ses dialogues et blagues sont assez drôles sur le papier, voire même dans les faits. Toutes les références aux comics, jeux vidéos, films et séries de SF sont pointues et vérifiées. Un univers a été posé et la mayonnaise a pris non seulement avec le grand public, mais aussi avec semble-t-il une grande partie de la « communauté » geek visée. A ma grande consternation d’ailleurs, même Alexandre Astier voue un culte passionné à Big Bang Theory (je le sais de source sûre : lui-même). Et pourtant j’excècre cette série. Voilà, c’est comme ça, totalement subjectif et incontrôlable.

Entre TBBT et moi, le torchon a brûlé dés la vision de l’épisode pilote. J’en serais sans doute resté là, n’étant pas spécialement maso. Mais le quasi plébiscite de BBT par la plupart d’entre vous m’interpelle forcément. Peut-être étais-je mal luné le jour du visionnage de ce foutu pilote. Peut-être me fallait-il plus de temps pour rentrer dans les loufoqueries de Leonard, Sheldon et leur pouffe à gros seins. Comme je ne suis pas une huître centenaire, j’ai donc pris sur moi de visionner l’intégrale de Big Bang Theory, jusqu’à ce jour. J’en ai bavé, les mecs. Mais j’ai tenu bon et rien à faire : la vision de chaque épisode de Big Bang Theory et de ses personnages si superficiels et outranciers déclenche en moi d’irrépressibles envies de strangulation de tout le casting. Je vais tâcher d’expliquer sereinement pourquoi, vous pourrez ensuite procéder à ma lapidation.

DE QUOI CA PARLE ?

Reprenons depuis le début. Dans The Big bang theory, série créée par Chuck Lorre et diffusée depuis 2007 sur CBS, nous suivons le quotidien de deux jeunes physiciens surdoués co-locataires d’un appartement à Pasadena, Leonard Hofstadter (joué par Johnny Galecki) et Sheldon Cooper (alias Jim Parsons).

Leur particularité : Leonard et surtout Sheldon sont deux adulescents totalement inaptes aux relations sociales, dont la vie est entièrement régie par leurs passions pour la science, les comics, la SF, les séries télé, mangas, jeux de rôles, jeux vidéos et plateaux repas chinois commandés systématiquement au même traiteur… bref, voilà deux parfaites caricatures d’über-geeks.

Leurs fréquentations se limitent à deux autres scientifiques inadaptés sociaux, travaillant comme eux sur le campus de la prestigieuse université de Caltech : leurs potes Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali (joués par les excellents Simon Helberg et Kunal Nayyar), respectivement ingénieur en physique appliquée et astrophysicien.

Dans le premier épisode de la saison 1, la routine bien rôdée de Sheldon et Leonard explose (« BANG! ») lorsqu’emménage leur nouvelle voisine de palier : la blonde Penny, cruche du Midwest rêvant de gloire hollywoodienne et bossant comme serveuse au restaurant « Cheesecake factory ».

Au fil de cette première saison, une idylle improbable va naître entre Leonard et Penny, qui à sa grande surprise finira par comprendre voire adopter le style de vie de ses deux voisins extra-terrestres. Réciproquement, Penny poussera Sheldon et Leonard à sortir un peu plus de leur coquille et s’aventurer plus souvent hors de leur sanctuaire d’écrans, d’équations et de BD.

Quelles que soient ses qualités (car elle en a, je le répète), The Big Bang Theory marque d’après moi une profonde régression de la comédie télé, un retour en arrière à la sitcom de papa, quand des perles comme 30 Rock, Old Christine ou la défunte Arrested Development proposent des alternatives autrement plus audacieuses et innovantes. Pourquoi une « régression » ?

LA FORME DANS BBT : BACK TO PAPA

On se croirait revenu aux heures glorieuses de la sitcom des années 80/90. La sitcom bien traditionnelle, avec rires enregistrés en cascade, petites virgules visuelles récurrentes, répliques graveleuses avec juste ce qu’il faut d’allusions scato-sexuelles et mise en scène digne d’une pièce de boulevard.

A chaque épisode de TBBT, j’ai l’impression de voir Boeing-Boeing au théâtre de la Michodière. Il faut dire que cette tambouille trop huilée est une spécialité du chef Chuck Lorre, créateur de TBBT et auteur de la déjà bien balourde Two and a half men (Mon oncle Charlie), ainsi que de Dharma et Greg.

Avec Big Bang Theory, Lorre reste en terrain conquis et ressert tous les codes réchauffés et rassurants du genre qui fait tourner son business depuis 15 ans :

  • Récurrence de quatre décors principaux (l’appartement de Sheldon/Leonard, celui de Penny, le lieu de travail de Sheldon/Leonard, celui de Penny…)
  • Multicaméras avec dialogues champs/contrechamps
  • Codes vestimentaires caricaturaux (petit short/débardeur pour la blonde de service, fringues flashy/Deschiens pour le tocard Wolowitz, t-shirt de super héros pour Sheldon…)
  • Et donc ces fameux rires du public et/ou enregistrés. J’ai chronométré : dans BBT, le brouhaha hilare agresse mes tympans toutes les 5 à 10 secondes. La moindre vanne, le moindre trait d’humour, la moindre mimique, le moindre pet de mouche californienne est lourdement souligné à coup d’assommants rires en boîte, même quand la chute est foireuse, ce qui arrive tout de même fréquemment dans cette série.

Au hasard : repassez vous l’épisode 5 de la saison 2. Une scène en particulier, celle où Sheldon se fait sermonner par la bande pour passer son permis (10e minute), illustre parfaitement cet abus de rires tonitruants pour enrober une chute pourtant bien plate. A plusieurs reprises, je ressens le même embarras, la même crispation que lorsqu’un gros beauf’ assis à côté de vous lors d’un dîner, rit grassement à ses propres blagues là où vous esquissez tout juste un sourire poli.

Je ne saurais dire pourquoi dans Friends, Seinfeld, Thats 70′s show ou Third rock from the sun, les rires en boîte ne me gênaient pas plus que ça alors que dans BBT, ils m’insupportent. Sans doute parce que je suis plus sensible à l’humour des sitcoms sus-citées qu’à celui de M. Lorre. Ou alors parce que la coupe est pleine. Les rires enregistrés appartiennent définitivement selon moi au passé de la sitcom.

Je n’ai plus besoin qu’on me dise où et quand je dois rire, je ne suis pas un poulet en batterie ni un rat de laboratoire. J’ai infiniment plus de respect pour l’humour plus risqué et moins pute des « single camera comedies » type Scrubs, Malcolm, The office ou 30 Rock, qui me donnent l’impression de voir une vraie série, sans rires parasites et non pas un pathétique spectacle pour GM du Club Med. Et « Old Christine » me direz vous ? Certes, c’est une sitcom formellement dans la veine de BBT, mais à elle seule, Julia Louis Dreyfus a infiniment plus de talent comique que n’en auront jamais les bouffons grimaçants de Chuck Lorre. Ce qui m’amène aux personnages de Big Bang Theory et leurs interprètes. Argh.

PERSONNAGES ET CASTING : THE BIG BRANQUES THEORY

Je hais ce casting. Ou disons au moins la moitié. Merde, je voulais faire dans le sobre et la dentelle, mais c’est plus fort que moi, fallait que ça sorte. Reprenons-nous. Avant de m’attarder sur l’interprétation, petit aparté sur les personnages. Là encore, TBBT propose une brochette d’hypercaricatures exaspérantes, aussi pachydermiques à propos des geeks que l’étaient celles de « Geekdom », émission de sinistre mémoire présentée par Lio l’été dernier sur Sci-Fi.

Et vous savez pourquoi tant de poncifs ? Chuck Lorre, créateur de la série, n’en a rien à foutre des geeks. Lorsqu’on lui demande en interview, comme ce fut le cas lors du festival de télévision de Monte Carlo 2009, les origines de la création de TBBT, il vous répond sincèrement qu’il n’est absolument pas geek et n’a aucune affinité avec cette culture ou la SF en général ; il voulait simplement faire une série sur l’air du temps. Et forcément, les geeks à Hollywood, on le sait, c’est tendance depuis le début des années 2000.

Deux potes geeks chez Chuck Lorre, ça donne donc Leonard et Sheldon, un couple limite Cage aux folles (Leonard serait l’homme, Sheldon la femme), dépeint de la même façon dont « nous » voient « les autres ». Entendez dont le grand public « non geek », la masse, les médias voient généralement les geeks : des neu-neux sociopathes, gringalets, frustrés sexuellement (voire asexués) et obsédés de nouvelles technologies. Quand c’est Lio sur Sci-Fi, ça fait chier tout le monde (moi le premier), quand c’est TBBT tout le monde s’aplatit. Je ne pige pas…

Je poursuis. Dans l’épisode pilote, Laurel/Sheldon et Hardy/Leonard s’apprêtent ainsi à vendre leur sperme juste pour pouvoir se payer une « connexion Internet T1 fractionnelle » (le « pipi/caca/sperme/nénés » au format familial est une source d’inspiration récurrente dans TBBT). La scène n’est pas forcément irregardable, elle me consterne simplement par sa facture téléphonée, dans la forme comme dans le propos.

Un peu plus tard, nous apprenons que le geek ultime selon Chuck Lorre est une créature d’habitudes, un freak frisant la pathologie autiste : sur le canapé du salon, Sheldon a SA place (choisie pour sa géo-localisation idéale entre la télé, la chaudière et la fenêtre) et malheur à quiconque tente de s’y assoir. Sheldon a aussi un petit déjeuner précis pour chaque jour de la semaine, un pyjama du jour, un traiteur asiatique unique… Bref, pour Chuck Lorre, geek = Rainman.

Continuons notre exploration de l’exaspérant catalogue de poncifs. Sheldon me fait penser à ces personnages secondaires barrés vu dans d’autres sitcoms… sauf que TBBT en fait son personnage principal et qu’il n’en a pas vraiment les épaules ni l’épaisseur requise. Koothrappali, de son côté, est un odieux pompage du Fez de That 70′s show pour le côté « accent exotique cocasse », ficelle usée jusqu’à la cordelette. Pour le reste, le geek selon Chuck Lorre passe forcément 97 heures à jouer en réseau à World of Warcraft (épisode 3, saison 1), n’ose parler aux filles que bourré (Koothrappali), trippe à fond sur Summer Glau de la série Sarah Connor Chronicles (non mais WTF cette série de merde ?!) et traîne une mère-boulet castratrice.

La maman de Wolowitz vit avec lui et pourrit son quotidien (elle reste toujours hors champs, on n’entend que sa voix de poissonnière). Détail ostentatoire : Wolowitz est juif donc pour lui c’est forcément double ration de mère tarée (et re-cliché !) ; celle de Leonard est une neuro-scientifique incapable d’exprimer la moindre affection maternelle ; celle de Sheldon est une bigote texane hystérique et les parents de Koothrappali le martyrisent depuis l’Inde par webcam interposée.

Soyons franc : ces poncifs donnent lieu parfois à des dialogues ou scènes plutôt savoureux, comme dans l’épisode 15 de la saison 2 où Sheldon et Leonard comparent leurs mamans :

Sheldon : « Toi au moins ta mère ne te tapait pas sur la tête avec une bible pour t’obliger à finir tes choux de Bruxelles »
Leonard : « La tienne ne te collait pas des électrodes sur la tete pour mesurer tes ondes cérébrales quand tu étais sur le pot »

Ils n’en restent pas moins des stéréotypes d’autant plus agaçants qu’aucun des quatre gogols imaginés par les scénaristes n’a vraiment évolué depuis le début de la série. Parfois, les auteurs percent une petite trouée, pas plus grosse qu’une tête d’épingle, dans le ciel immaculé de la bouffonnerie ambiante.

Ainsi, le personnage de Wolowitz laisse-t-il entrevoir enfin une certaine fragilité dans l’épisode 12 de la saison 2, où nous le retrouvons totalement déprimé suite à une remarque blessante de Penny. Lorsqu’en essayant de le consoler, cette dernière lui reproche cependant d’en faire toujours des caisses, il répond piteusement par un touchant : « Regarde moi : est ce que j’ai franchement la moindre chance si je n’en fais pas un peu trop ? » Dommage que la série ne creuse pas un peu plus sérieusement ces failles-là, juste un peu plus…

Les deux personnages certainement les plus insupportables à mes yeux restent Penny et Leonard. Honneur aux pouffes. Blondasse aux yeux globuleux et à l’agaçant timbre nasillard, aussi subtile dans son jeu qu’une choucroute garnie, l’actrice Kaley Cuoco campe avec Penny un cliché total de bimbo moyenne, quasi systématiquement montrée en petite tenue ou décolletés plongeants. Dans le rôle de Leonard, Johnny Galecki passe son temps à papillonner des yeux, tête levée, bouche entrouverte (son unique registre) et pérorer comme une folle tordue. Le couple que son personnage Leonard finit par former avec Penny est probablement le moins crédible et le moins attachant vu depuis un bail en télé. Aucune émotion, tension, complicité ou surprise dans les rapports entre ces deux-là, tant les scénaristes les plongent dans des situations à la mécanique prévisible à des kilomètres. Je me fous totalement de leurs engueulades pusillanimes en saison 2 et 3, de leur « je t’aime moi non plus » et de leur « c’est bizarre de coucher ensemble entre potes » mille fois mieux explorés par les couples Rachel/Ross et Chandler/Monica dans Friends.

L’HUMOUR ET LES HISTOIRES : BAZINGA !

Non seulement TBBT se repose un peu trop sur des figures imposées de la sitcom (l’épisode de Halloween ; le geek craque sur une fille trop bien pour lui ; la visite de la maman etc…) mais surtout, elle exploite un humour d’arrière garde typique de Chuck Lorre, derrière le vernis des références geek. Au niveau des enjeux dramatiques, c’est du lourd. Du gros lourd, même. Le cahier des charges de Big Bang Theory est clair : surtout pas une once d’intrigue anxiogène ni d’enjeu un tant soit peu dramatique. Je ne demande pas à BBT de nous faire du Racine, hein… mais juste un brin, je dis bien un brin, de tension… une larme de malaise où, même si l’on est dans une sitcom, les auteurs auraient les couilles de faire traverser à leurs personnages de vraies épreuves.

Je me souviendrai toujours de cet épisode de la saison 3 de Friends où Rachel et Ross finissent par rompre. Un bijou d’écriture : tandis que Joey, Chandler, Monica et Phoebe se sont enfermés dans la chambre sans pouvoir en sortir (on rit), Ross et Rachel se pourrissent très sérieusement dans le salon, jusqu’à décider de rompre (on pleure). Une scène longue, avec très peu de rires enregistrés et qui nous fait en effet beaucoup rire… avant de nous fendre le coeur. Je n’aime pas Big Bang Theory parce qu’à aucun moment de la cinquantaine d’épisodes visionnés jusqu’ici, je n’ai vu les scénaristes essayer de s’aventurer ailleurs que dans le domaine de la bouffonnerie pure et dure.

Impossible de m’attacher à ces personnages et d’entrer en empathie avec eux : leur vie est une potacherie permanente ! Dans Friends, Rachel nous faisait vraiment partager sa crainte d’être coincée à jamais comme serveuse au Central Perk. Dans TBBT, on se tamponne royalement que Penny refourgue des burgers au Cheesecake factory jusqu’à ses prochaines couches. Enfin, TBBT plairait beaucoup à Patrick Le Lay et son immortelle formule sur le « temps de cerveau disponible » : pas plus de deux intrigues par épisode (faut pas bousculer la ménagère qui s’encanaille à rire sur le dos des geeks, hein) et surtout pas d’intrigues feuilletonnantes ou si peu. Des personnages apparaissent puis disparaissent sans explication, les compteurs sont remis systématiquement à zéro à chaque nouvelle histoire… On ne suit pas la vie d’individus incarnés, mais juste les pitreries de comiques s’ébrouant dans des sketches de 26 minutes, cirque méprisant dont Sheldon et sa psychorigidité cataclysmique sont l’attraction principale.

Par honnêteté intellectuelle, je dois bien reconnaître que certains gags et répliques m’ont, sinon fait rire, du moins bien amusé :

Episode 1.2 : quand Sheldon explique que Superman 1 n’est pas réaliste, parce que lorsque Superman rattrape Lois Lane en plein vol lors de la scène de l’hélicopère elle devrait logiquement, avec le choc, « se couper en trois morceaux ».

Episode 2.4 : quand Penny devient totalement accro à World of Warcraft. (EDIT : il s’agit en fait de l’épisode 2.3 et non pas de Wow mais du jeu Age of Conan. Merci à… heu.. « Anonyme » pour m’avoir repris ! Et sorry pour cette petite erreur. Ca ne change pas grand chose, mais en effet soyons précis.)

Episode 2.8 : quand Wolowitz demande à ses copains de l’aider après avoir fait tomber le Mars rover dans une crevasse martienne.

Episode 2.15 : l’apparition de Beverly, la maman de Leonard. Réplique de Raj à Leonard : « Tu es le Jar Jar Binks de la famille Hofstadter ». Ok, j’ai ri.

Episode 3.8 : le camping de Wolowitz, Leonard et Koothrappali

– Les engueulades de Raj avec ses parents sur webcam

– les « bazinga » décochés régulièrement par Sheldon pour faire comprendre à son interlocuteur qu’il vient de se foutre de sa gueule (dans le genre comique de répétition, j’aime bien aussi ses « there there »)…

Pour le reste je persiste et signe : The Big Bang theory et son succès sont à mes yeux le symptôme d’une régression non seulement de la comédie télé, mais aussi des standards d’exigence du public américain. C’est le retour au confort des grosses ficelles, de la facilité du comique de répétition, des repères rassurants du rire enregistré et de la caricature outrancière… Une grande partie d’entre vous l’a adoptée, je ne peux l’ignorer et même je le respecte. Mais en ce qui me concerne, il ne suffit pas de grimer quatre bouffons en costume de Flash et multiplier les références érudites à la « culture geek » pour faire une bonne série comique. Je trouve que des hommage bien plus subtils à la culture qui nous passionne ont été rendus dans un film comme Galaxy Quest ou le sont régulièrement dans 30 Rock. Ils parlent à mon coeur de geek de façon bien plus noble que ce gavage d’oie démago que nous impose BBT.

Je promets cependant que je continuerai néanmoins à suivre la série chaque semaine pour guetter d’éventuels signes d’amélioration. Bazinga ! Je déconnais bien sûr… Next !!!

End of transmission…
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