The brave and the bold – (critique de Arrow 3.08 – Cross-over partie 2)

The brave and the bold – (critique de Arrow 3.08 – Cross-over partie 2)

Note de l'auteur

A peine une semaine plus tard où Oliver et consorts sont revenus de Central City, un ex-élément de l’ARGUS, tueur aux boomerangs et ancien agent du Suicide Squad cherche à tuer Lyla. Mais c’est sans compter sur l’arrivée inopinée de Flash et de ses amis qui vont venir pour leur prêter main forte

 

Un peu de légèreté dans ce monde de brutes

arrow3The Brave and The Bold institue à la fois un procedé identique et  inverse à celui rencontré précédemment dans The Flash. Identique dans le concept car la venue de Barry Allen dans la vie de Oliver Queen va permettre à la série d’être perçue, à l’instar de sa petite soeur, sous un autre jour. Inverse dans les valeurs, et dans l’esprit bien entendu, car la petite troupe venue de Central city va apporter un air plus léger, plus fun dans le show, un petit rayon de soleil non négligeable et beaucoup plus prégnant cette fois-çi (apporté de temps en temps par quelques touches avec Felicity Smoakes  il est vrai). La manière de combattre le crime, si elle semble être la même dans les deux shows, va être sensiblement différente dans le traitement, Barry va l’apprendre à ses dépends étant sur le territoire de Arrow cette fois-çi.

 

Oliver Queen, ce tueur.

arrow4Et ce fun, finalement, il en devient même salvateur! Cet épisode va développer une autre facette de l’archer vert, facette encore moins reluisante que les précédentes puisque l’on aborde l’angle de la torture, nous montrant comment Oliver a été amené à rendre légitime de telles méthodes. A défaut de n’être pas toujours très bien orchestré dans l’épisode, les flashbacks qui y font référence nous permettent de mieux situer une part d’ombre qu’il manquait au personnage dans sa croisade et de mieux cerner les actes de violence et de sadisme dont il est capable de faire preuve. Cet épisode, par forcément tout le temps très bien homogène du à une relation Lyla/Diggle un peu poussive et de quelques flashbacks incongrus, va bénéficier de l’apport fun dont Arrow a toujours été dépourvu. Une véritable bouffée d’air frais qui vient à point nommé  grâce à la désinvolture de Flash et de ses acolytes. Si cela nous amène un syndrome bis répétita après Flash versus Arrow, les interventions répétés du fastest man alive rafraichissent indubitablement l’atmosphère comme il se doit, les sidekicks que sont Felicity et Cisco n’étant pas à négliger là non plus avec quelques quotes très bien sentis là aussi.

 

Donnant-donnant

arrow5A l’instar du méta-humain Prism, Captain Boomerang, pour ne pas le nommer, n’est qu’une pierre supplémentaire rajouté à l’édifice institué dans The Flash. Une volonté de complémentariser ce que chacun des deux justiciers peut apporter à l’autre en fin de compte dans leur monde respectif. En l’occurrence, cette fois, c’est Barry qui va devoir apprendre à supporter l’univers de son acolyte, plus âpre, plus rude, en confrontant leurs deux passés respectifs fait de pertes et de tragédies, pour finir par montrer à Oliver une autre vision de lui-même plus optimiste, plus humaine, chose que ce dernier pense perdre un peu plus à chaque fois qu’il devient Arrow.

 

The A(rrow)-Team

arrow2Si The Flash concluait sur un conflit de forte ampleur entre les deux héros et se résolvant par un combat de haute volée, cette fois çi, c’est une collaboration à tous les niveaux dont chaque membre des deux teams va  devoir établir pour éviter une catastrophe gigantesque dans tout Starling city. Un concept dans la plus pure lignée d’une série digne de l’Agence tous risques, avec pour unique ligne de conduite, et ça ne s’invente pas, la toute dernière chance au tout dernier moment. Cette illustration marque encore une fois les deux tonalités opposées de ce cross-over. D’une dualité totale dans sa première partie, nous passons à son inversion complète, fourni par un véritable travail d’équipe où chacun est absolument indispensable. Barry agit alors en véritable stratège improvisé, chose encore impossible il y a peu,  laissant à Oliver le soin de se prouver à lui-même, qui lui reste une part d’humanité bien présente en évitant de tuer le vilain hebdomadaire (Mais en ne le loupant pas avec une petite facétie de dernière minute. Arrow reste Arrow tout de même!).

 

Evolution

2014_09_172C_FLASHtvwriters

Chacun de nos deux héros fait prendre conscience à l’autre de ce qui leur fait défaut dans leur combat quotidien : Oliver  pense perdre son humanité un peu plus à chaque fois que l’agressivité de Arrow survient, Barry prend conscience que son immaturité le rend trop sûr de lui malgré ses pouvoirs. Leurs conversations croisées permettront à chacun de prendre conscience de leurs différences, complétant parfaitement le duo ainsi établi. Oliver en sort grandi, et certainement plus fort, mais comprend qu’il  à encore un long chemin à parcourir, malgré ses convictions qui lui permette de tenir bon. D’ailleurs, ce dernier laisse une porte ouverte à Barry l’invitant à le rejoindre quand le besoin s’en fera sentir, montrant une évolution supplémentaire en terme de relation humaine

Conclusion

On ne peut que se réjouir de la qualité globale de ce premier véritable cross-over, très bien exécuté et calibré, amusant, et apportant du corps supplémentaire aux deux shows réunis. Un beau terrain de jeu à venir en somme, bien préparé et bien agencé sur lequel on a hâte de retourner la saison prochaine!

Partager