There will be blood. Le Roi scorpion 2. Doomsday

There will be blood. Le Roi scorpion 2. Doomsday

Le Dr No dépérissait depuis quelques jours : j’avais du retard dans la mise en ligne de ses chroniques DVD. Alors qu’il s’apprêtait à pratiquer d’innomables actes de barbarie envers d’innocents rongeurs pour passer sa colère, j’ai pu dégager enfin un peu de temps et de place sur ce blog pour trois de ses nouvelles missives. Ce type est un malade mais je dois lui reconnaître une sacrée plume.

Entre deux nanars dégommés par ses soins sadiques, le Dr No encense aussi parfois et cette semaine c’est There Will be blood qui fait les frais de sa rare clémence.

Mais lisez la suite bon sang au lieu de rester plantés là !!!

PS : je rappelle que ces chroniques DVD concernent uniquement les films sortis à la location. Si vous avez dans l’idée de vous faire une pitite soirée video locative, voilà donc une rubrique conseil idéale ! Merci qui ?

THERE WILL BE BLOOD (Buena Vista) (Nomètre : 4/5)

Il va y avoir du sang ! Mais le sang dont nous parle Paul Thomas Anderson n’est pas le fluide rougeâtre qui coule dans nos veines. Pas seulement. C’est le sang de la terre, le pétrole. Ce liquide noir comme la mort qui détruit et corrompt tout sur son passage. À travers la description fulgurante de l’ascension et la décadence d’un prospecteur, (le génialissime Daniel Day Lewis) Anderson décrit une Amérique rongée par le vice et l’avidité. Et le duel à mort que se livrent ce prospecteur et un jeune pasteur fanatique en dit long sur un pays plongé dans la folie et l’autodestruction. Le pouvoir de l’argent et le pouvoir de la foi se disputent l’humanité tout entière pour l’asservir (mais c’est qu’il me fout les jetons, là, le doc’ ! NDJP). Et le destin du personnage de Daniel Day Lewis est semblable à celui d¹Orson Welles dansCitizen Kane. La solitude, la paranoïa et la déchéance. Tétanisant !

LE ROI SCORPION 2 : GUERRIER DE LÉGENDE (Universal) (Nomètre : 2/5)

Ah l’Heroic Fantasy ! Quel bonheur ! Quel spectacle de voir ces bodybuilders californiens (ou autrichiens…) au corps huilé et stéroïdé de partout se ravager mutuellement la tronche à grands coups d’épées et d’absence de talent (ouais mais, doc’, tu crois que c’est simple de se concentrer sur le jeu quand on se trimballe une épée de 25 kg forgée par Crom ? NDJP) ! Le Roi Scorpion 2 est la suite inattendue du spin off (et prequel) du deuxième volet de la saga La Momie (attention au claquage de neurones). Et c’est le pauvre Russel Mulcahy (qu’il est loin le temps de Razorback et d’Highlander) qui réalise ce pathétique direct to video. Amis du grotesque et du portnawak cinématographique, ce film estf ait pour vous ! Le Roi Scorpion 2 est un nanar de première catégorie. Un carnaval d’inconnus qui font tout pour le rester. Et quelque part c’estbeau. C’est toujours un plaisir (pervers) de contempler ce genre d’aberrations. Russel Mulcahy se démène comme un fou pour fournir ce spectacle «grandiose». Merci Russel. Merci de concasser la mythologie avec autant de sérieux et d’entrain (aaah la gueule du Minotaure, tout un poème). Tu as su réveiller le Renny Harlin qui était en toi. C’est si bon de rire…

DOOMSDAY (M6 VIDÉO, sortie le 4 octobre) (Nomètre : 2/5)

Le film post-nuke (ou post-apocalyptique) est un sous-genre cinématographique enthousiasmant. Entre des chefs d’oeuvres, comme la trilogie Mad Max (ha non, pas le trois, pas le trois ! NDJP) ou le plus méconnu New York ne répond plus (avec Yul Brynner) et les nanars de l’espace rigolos ou consternants (Waterworld, The Postman ou la flopée de zèderies italiennes des années 80), on ne s’ennuie jamais. Neil Marshall, réalisateur anglais, auteur du terrifiant The Descent, s’offre une récréation avec Doomsday. Des punks dégénérés, des poursuites en voitures, une course contre la montre et la mort, ce film est un mélange sans imagination mais efficace de Mad Max 2 et de New York 1997 (raaaah John Carpenter mon idoooleuu. Pardon… NDJP). Ce manque cruel d’invention empêche cette série B spectaculaire de sortir du lot. Dommage.

Dr No
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