THQ et Atari victimes de la crise ?

THQ et Atari victimes de la crise ?

Death, le personnage principal de l’un des derniers jeux THQ… prémonitoire ?

Coup de blues pour les gamers : les éditeurs de jeux vidéo THQ, puis le français Atari, ont annoncé cette semaine leur faillite. Deux échecs industriels qui ont attristé les joueurs attachés à ces marques et à leurs jeux depuis des décennies.

Pour rappel, Atari fut l’un des tous premiers éditeurs dans les années 70, puisqu’on lui doit le très célèbre Pong (désigné comme l’ancêtre de tous les jeux vidéo). Inventeur de l’Atari 2600 – l’un des premières consoles de salon – puis de la Lynx et de la Jaguar (qui ont beaucoup moins bien marché), on lui doit aussi des hits comme Centipede, Gauntlet ou Paper Boy. Le rachat par Infogrames en 2001, clairement positionné sur le marché du rétro-gaming et  l’attachement du public à cette marque pionnière nous laissaient alors espérer que le ‘trident rouge’ allait s’en sortir. Peine perdue et ça fait très, très mal.

Quand à THQ (Toy HeadQuarters), crée en 1989, on savait depuis décembre dernier que la société avait été déclarée en faillite et qu’elle cherchait des repreneurs pour ses nombreux studios et licences (comme Darksiders, Saints Row, Red Faction, Homefront, S.T.A.L.K.E.R, Warhammer 40K ou WWE pour le catch américain). Si la mort d’Atari était finalement assez prévisible, peu de gens pensait que THQ n’arriverait pas à refaire flot, au vu des scores raisonnables de 2012.

Pourtant, le marchés du jeu vidéo est toujours en progression (comme évoqué dans un précédent article). Pourquoi certains éditeurs, créateurs de très bons jeux qui se vendent plutôt bien, se retrouvent-ils donc dans de telles situations ? N’étant pas économiste, je n’ai pas la réponse, mais je pense que comme dans beaucoup d’industries de l’entertainement, il faut rapidement saisir les bonnes opportunités et savoir se renouveler. Atari et THQ n’ont peut-être pas su…

Mais que les gamers se rassurent : les repreneurs sont déjà sur les starting blocks, que ce soit pour les projets en cours ou l’exploitation des marques. Les licences Saint’s Row et Metro ont d’ores e déjà étaient récupérées par Koch Media (les Dynasty Warriors, les Dead Island…), quand à Take 2 (GTA, Borderlands, Max Payne…) il rachète le studio qui s’est occupé des Left 4 Dead. Même Homefront a trouvé repreneur auprès de Crytek (les excellents Crysis et Far Cry, avant d’être récupéré par Ubisoft). Quand à Atari, dans 10 ans on croisera encore certainement des fans arborant fière leurs t-shirts rouges « Atari Legend »… Les sociétés meurent, les légendes sont éternelles.

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