TOP 5 des animes les plus « What the fuck ?! »

TOP 5 des animes les plus « What the fuck ?! »

Au Japon, l’humour, ça les connaît. Mais comme ils aiment bien faire les choses différemment, c’est souvent très barré, voir complètement dément. Dans le TOP d’aujourd’hui, je vais passer en revue quelques-uns des animes les plus «nawak». Hystériques, psyché et parfaitement hilarants, voici d’excellents exemples de folie pure.

 

5 – Haisukuuru! Kimengumi (aka Le Collège Fou, Fou, Fou) de Hiroshi Fukutomi

Cette série adaptée d’un manga de Motoei Shinzawa, date de 1985 et fut diffusée en France à partir de 1989, faisant les beaux jours du Club Dorothée. L’anime suit la bande des Joyeux Loufoques, cinq potes de lycée, cancres et retardataires repoussant régulièrement les limites de la connerie. Ils sont souvent accompagnés de deux jeunes filles édifiées et atterrées par la stupidité et les délires de cette bande de dingos prêts à tout pour foutre le bordel. La caractéristique du titre réside dans l’utilisation des personnages en SD (Super Deformed). Cette technique utilisée dans de nombreux mangas consiste à rendre les personnages tout petits avec une tête anormalement grosse pour leurs corps. L’effet comique est alors démultiplié, réduisant les protagonistes à l’état d’enfant terribles. D’autant que les cinq trublions se payent des têtes incroyables. Du pur délire…!

Taux de folie : 70%
Diagnostic : débiles profonds

 

4 – Abenobashi Magical Shopping Shop de Hiroyuki Yamaga

Cette série de 13 épisodes, produite en 2002 par l’excellent studio Gainax (Evangelion, Nadia), est un sommet d’humour parodique à base de références et de clins d’œil. L’histoire se concentre sur un quartier commerçant d’Abeno, dans lequel la majorité des boutiques sont fermées. Sasshi et Arumi sont deux jeunes enfants qui, suite à l’accident de leur grand-père, vont être transportés malgré eux dans des univers parallèles se situant toujours dans leur quartier. Sur ce postulat de base, chaque épisode va parodier, pervertir, bref jouer avec un genre particulier. Science-fiction, moyen âge, préhistoire, romcom, façon Hollywood ou version films de kung-fu, tout y passe. Les gags pleuvent avec plus ou moins de réussite mais les clins d’œil, qu’ils soient envers les productions japonaises ou le cinéma US, sont totalement jouissifs. Au final, l’histoire devient anecdotique et n’est qu’un prétexte à explorer et détourner la culture pop chère aux geeks, aux cinéphiles et aux otakus.

Taux de folie : 75%
Diagnostic : dédoublement de la personnalité

 

3 – Excel Saga de Shin’ichi Watanabe

Résumer l’histoire d’Excel Saga relève de l’exploit tant cette série tirée du manga éponyme de Kôshi Rikudô est un sommet d’absurdité et de non-sens, à la limite de l’expérimental. Mais je vais quand même tenter de vous brosser le tableau : Excel est une jeune fille fraîchement diplômée qui est recrutée par l’organisation secrète Across dont l’unique but est d’asservir le monde. Elle tombe alors amoureuse de Il Palazzo, le leader d’Across et va tout faire pour le satisfaire. À partir de là, dites-vous bien que tout part totalement en sucette et la galerie de personnages est surréaliste. Une princesse anémique, un travailleur colombien, des femmes cyborgs, des extra-terrestres et même la Volonté Suprême de l’Univers représentée par un mini-trou noir d’où sortent des bras féminins… Cherchez l’intrus ! Ajoutez à cela les apparitions récurrentes de l’auteur avec un sens aiguisé de l’auto-dérision et vous êtes encore loin de la folie pure qui souffle sur ce titre.

Taux de folie : 85%
Diagnostic : ne se prononce pas

 

2 – Fuli Culi (aka FLCL) de Katsuya Tsurumaki

Coproduit par les studios I.G et Gainax (encore eux !) et réalisé par Katsuya Tsurumaki, FLCL est un anime particulièrement absurde et frénétique. Les six épisodes de la série risquent de fortement déstabiliser les non-initiés tant ils sont difficiles d’accès. L’humour et les références peuvent paraître obscurs et l’histoire au même titre qu’Excel Saga est assez difficile à raconter. En gros, un jeune garçon rencontre une fille en Vespa qui lui fracasse la tête d’un coup de guitare basse Rickenbacker. S’en suit un délire à base d’extra-terrestres et de pouvoirs quelque peu bizarres. Une fois encore, la parodie prend une place importante en s’aventurant du côté de titres comme Neon Genesis Evangelion et Lupin III ou plus surprenant, South Park. À noter qu’en parallèle de l’anime, il existe un manga (de Hajima Ueda) en deux tomes reprenant sensiblement les grandes ligne de la série. Je vous conseille également cette lecture tout aussi déjantée, quoiqu’un poil plus sombre et dont le graphisme ne ressemble à aucun autre. Une œuvre singulière à plus d’un titre.

Taux de folie : 90%
Diagnostic : troubles bipolaires

 

1 – Dead Leaves de Hiroyuki Imaishi

Il ne s’agit pas ici d’une série mais d’un film d’animation de science-fiction totalement hystérique de Hiroyuki Imaishi. Sorti en 2004 et produit par le studio I.G (à croire que Gainax et I.G sont abonnés aux projets déjantés…), Dead Leaves, d’une durée de 50 minutes, est la quintessence du nawak cosmique. L’histoire (enfin si on peut appeler ça comme ça) suit deux jeunes, Pandy et Retro, qui se retrouvent nus et sans mémoire au milieu d’une ville. Après s’être faits arrêter par la police, ils vont se retrouver dans la prison Dead Leaves. Le graphisme proche du street art et du graff donne de la puissance à ce film ovniesque. Les couleurs sont ultra-saturées, le trait épais et agressif et les perspectives s’allongent et se déforment dans tous les sens. Complètement psychédélique et joyeusement bordélique. C’est à se demander si le réalisateur n’a pas abusé de substances psychotropes tant le rendu est hallucinatoire. Quand le générique de fin apparaît, un « what the fuck ?! » vient spontanément à l’esprit et pourtant, on en redemande.

Taux de folie : 100%
Diagnostique : hystérie collective

Partager