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TOP 5 des crossover improbables ou impossibles dans le manga

TOP 5 des crossover improbables ou impossibles dans le manga

Pour vous, aujourd’hui, je me suis plié à un exercice aussi inutile qu’amusant : imaginer des crossover délirants et contre-nature entre des titres qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Sur ce principe, j’aurais pu pondre un top 20 mais il m’a semblé plus judicieux et plus percutant de m’arrêter à un top 5. Voilà donc pour vous un article sorti tout droit des méandres de mon esprit tordu…

 

 
bloggif_53124c57e3b3b5 – Bleach (Tite Kubo) x Le Voyage de Chihiro (Hayao Miyazaki)

Lâchez nos amis de la Soul Society, les Shinigami, dans le monde merveilleux et enchanteur de Miyazaki et vous risquez d’obtenir un véritable massacre chez les fantômes. En effet, les personnages de Bleach chassent les esprits et comptent parmi eux certains gros bourrins insensibles (salut Kenpachi). Du coup, tandis que la petite Chihiro se crève à la tâche en récurant les bains, les membres du Gotei 13 se font plaisir et dézinguent tout ce qui bouge. Elle alerte son ami Haku qui tente d’arrêter l’hécatombe mais rien n’y fait. Les Shinigami, c’est un peu Ghosbusters, ils vivent pour trancher de l’ectoplasme et en faire des sushis. Une fois terminé, à l’instar des aventures d’Asterix, ils se font une petite bouffe… Au menu : cochons grillés. Triste sort ! Deux mondes qui ne peuvent clairement pas cohabiter.

 

 
candy4 – Candy (Yumiko Igarashi & Kyoko Mizuki) x Bastard ! (Kazushi Hagiwara)

À ma gauche, la plus niaise des jeunes filles en fleur, archétype de l’héroïne candide, désireuse d’une histoire d’amour chaste et dégoulinante de bons sentiments. À ma droite, un monde à la violence hardcore, dans lequel on s’adonne à des pratiques sexuelles déviantes. Acte 1 : la pintade aux grands yeux bleus, perdue dans le vaste royaume de Meta-Licana, manque de se faire agresser puis occire par une bande de brigands libidineux. Acte 2 : elle se fait sauver in extremis par Dark Shneider, grand pervers devant l’Éternel. Pleine d’étoiles dans ses yeux humides, Candy tombe sous le charme de ce bel éphèbe.
– « Serait-il mon prince charmant ?», se dit-elle.
Acte 3 : D.S. lui met la main aux fesses, arbore son plus beau sourire (le plus pervers, évidemment) et lui dit : « C’est pas tout ça, mais j’ai pas toute la journée ! Alors beauté, tu veux faire ça comment ? ».
Vous l’avez compris, la pauvre Candy ne ferait pas de vieux os.

 

 
bloggif_53124f053789f3 – Battle Royale (Masayuki Tagushi & Koushun Takami) x Death Note (Tsugumi Ôba & Takeshi Obata)

Comme chaque année, des étudiants sont amenés sur une île et comme chaque année, ils vont devoir s’entre-tuer pour le bien de la nation. Des coalitions se mettent en place et chacun tente de faire face à l’adversité. Quand ils font l’inventaire des armes à leur disposition, la liste n’est pas bien glorieuse : une pelle, un arc, une fourchette et pour les plus chanceux, une arme à feu… Le survival peut commencer et avec un peu de chance, chaque individu peut espérer s’en sortir. Mais cette année ne sera pas comme les précédentes car Light, un étudiant introverti, possède une arme bien plus puissante qu’un vulgaire couvercle de poubelle : Le Death Note. Light conclut le jeu mortel en quelques minutes. L’inviter dans le monde merveilleux de Battle Royale, c’est tuer dans l’œuf le principe-même du titre.

 

 
bloggif_5312502a8d0942 – FLCL (Hajima Ueda) x Orange (Benjamin)

Voici le mariage impossible et contre-nature entre deux styles diamétralement opposés. Quand on essaye d’imaginer ces deux titres ensemble, on voit la couleur se heurter au noir et blanc, la précision numérique rencontrer l’abstraction manuelle mais surtout la dureté de la réalité entrer en collision avec l’absurdité de la vie. Dans Orange, la jeunesse chinoise déprime en technicolor et traîne son vague à l’âme dans les rues d’une immense cité. Pour dynamiter tout ça, rien de tel que l’hystérie collective qui parcourt frénétiquement FLCL. Le trait noir, épais et agressif de Hajima Ueda face à graphisme ultra-saturé et sophistiqué de Benjamin, c’est la rencontre (toutes proportions gardées) entre cubisme et renaissance italienne. La cohabitation semble improbable mais je vous avoue que voir la Chapelle Sixtine retravaillée par Picasso, cela m’interpelle (j’ai des trips bizarres…). De plus, se prendre un coup de guitare basse dans le crâne, ça remet les idées en place.

 

 
bloggif_5312516327bef1 – One Piece (Eiichiro Oda) x Neon Genesis Evangelion (Yoshiyuki Sadamoto)

Imaginez deux secondes Luffy, un personnage ô combien naïf, premier degré et n’ayons pas peur de le dire ,relativement stupide, dans le monde introspectif, métaphysique et carrément dépressif de Neon Genesis Evangelion… Difficile à visualiser ? Normal. Une discussion entre le capitaine pirate et Shinji, pilote de mecha totalement neurasthénique et paumé, relève de l’impossible. En substance, ça pourrait donner ça:
Luffy : « Wahoo ! Trop classe ton robot ! Je le veux dans mon équipage ! »
Shinji : « Vas-y prend-le… De toute façon, je m’en fous… Mon père n’en a rien à foutre de moi et je ne sais pas communiquer avec les autres… »
Luffy : « Ok ! Bon, j’ai faim. On va manger et après on va défoncer des soldats de la Marine ! »
Shinji : « Je veux mourir… »
Bref, vous voyez le tableau… Impossible !

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