TOP 5 des meilleures tatanes dans la Japanimation

TOP 5 des meilleures tatanes dans la Japanimation

Que serait le monde sans « Kamehameha », sans « AT-Field », sans « Hô Ô Gen Ma Ken » ou sans « Fruits du Démon »?! Un monde triste, morne et dénué d’intérêt… Bon OK, peut-être pas à ce point là mais ce serait carrément moins fun, en tous cas! C’est pour cela qu’aujourd’hui, on se penche sur la baston, donc autant vous le dire tout de suite, on va pas faire dans la dentelle ou dans le trop cérébral (quoique…). Que ce soit à mains nues, au sabre ou en envoyant l’équivalent d’une ogive nucléaire, les productions nippones regorgent de combats hallucinants et souvent jouissifs. Vous allez trouver ici mon petit TOP 5, accouché dans la douleur compte tenu du choix à faire. Au final, je vous le dis sans détour, j’ai pas mal laissé parler mon petit cœur (larmichette…), donc vous ne serez certainement pas d’accord avec tout, voir avec rien, et en fin de compte c’est ça qui est intéressant!

PS: Je m’excuse par avance car certaines vidéos sont en anglais et non pas en version originale…

 

5 – Samurai Champloo de Shinichiro Watanabe (2004)

Si je vous dis Mugen vs Jin, ça vous évoque un truc…? Et Samurai Champloo, ça vous parle plus?! Un grand combat pour un grand anime et ce, dès le premier épisode de la série. Watanabe nous livre une nouvelle bombe, après son, déjà culte, Cowboy Bebop (1998). Il s’était essayé au western spatial, voilà maintenant le mash-up improbable entre chambara (genre cinématographique japonais du combat de sabres) et culture hip-hop contemporaine. De ce mariage casse-gueule et contre-nature naît un objet unique et fascinant. La rencontre entre l’impétueux vagabond Mugen et Jin l’impassible rônin fait des étincelles. Sur une bande son entre trip-hop et lounge (que je recommande vivement), 2 styles s’affrontent, d’un côté la précision et la finesse de Jin, de l’autre, l’énergie tous azimute de Mugen. Les sabres s’entrechoquent, les mouvements sont véloces et l’animation est parfaitement fluide. Le studio Manglobe fait un travail remarquable et place la barre haut avec cette première baston. Nos pupilles se dilatent et notre rythme cardiaque s’emballe, c’est excitant, carrément novateur et annonciateur d’une série de grande envergure. Un certain concept de la coolitude, en somme.
Taux de tatane: 65%
Taux de geekasme: 70%
Taux d’émotion: 15%

 

4 – Saint Seiya (Chapitre Hadès) de Masami Kurumada (2002)

Quand débarque l’adaptation de l’arc Hadès, l’animation, le graphisme, le design, tout est neuf et particulièrement soigné. Tandis que la fan base est en ébullition, un combat en particulier va faire exploser les compteurs de l’hystérie, un face-à-face quasi fratricide entre Gold Saints. Sur ma gauche, l’homme le plus proche de Bouddha, fervent défenseur d’Athéna, Shaka de la Vierge, sur ma droite, devenus serviteurs d’Hadès (enfin pas vraiment…), Saga, Camu et Shura, respectivement chevaliers des Gémeaux, du Verseau et du Capricorne. Un combat au sommet entre anciens frères d’arme, dans la plus pure tradition Saint Seiya. Une grande première car on a jamais (vraiment) vu un combat entre chevaliers d’or. Certes, on avait entrevu un début de confrontation dans la série originelle mais rien de bien concret. De plus, ici, ce ne sont pas 2, ni 3 mais 4 Gold Saints qui s’affrontent. Ensuite, les techniques d’animation ayant bien évolué depuis la fin des 80’s, on a droit à quelque chose d’inédit, c’est fluide, ça va vite et on peut enfin contempler les personnages se mouvoir et se battre comme on en a toujours rêvé. D’autant que les forces en présence sont de grosses pointures dans leurs genres. Enfin, pour en finir avec ce combat mémorable, Kurumada enfonce définitivement le clou avec «Athéna Exclamation», une technique inédite, ancestrale et surtout interdite, nécessitant la force de 3 chevaliers d’or. N’en jetez plus, on a notre compte…
Taux de tatane: 75%
Taux de geekasme: 85%
Taux d’émotion: 95%

 

3 – One Piece de Eiichiro Oda (1997)

Un autre combat fratricide sur la 3ème marche du podium. En plein arc Water Seven, l’équipage du Chapeau de Paille doit affronter sa première grosse crise de groupe. L’objet du conflit: changer ou pas de navire? Notre bande de pirates sait qu’elle ne pourra pas aller plus loin avec un bateau en si piètre état mais Ussop, n’arrive pas à faire son deuil et refuse d’abandonner son rafiot. Après une bonne grosse engueulade avec son capitaine Luffy, le divorce est prononcé et Ussop décide de faire cavalier seul. S’en suit un duel tendu et prenant entre les deux compagnons inséparables. Ici, l’affrontement est avant tout symbolique, bien qu’ils s’en mettent plein la gueule. Sans être impressionnante en terme de baston pure, la scène opère une vraie rupture dans l’équipage et ébranle un des fondements de la série: l’Amitié. D’autant que Luffy et Ussop sont réputés pour être les bout-en-trains/abrutis de la bande, les voir aussi déterminés et sérieux est une surprise. En dehors de tout manichéisme, les personnages ne se battent pas par plaisir ou pour faire valoir leurs forces mais pour défendre des convictions. Chaque coup est aussi douloureux pour celui qui le met que pour celui qui le reçoit. Un important passage de l’histoire de One Piece, beau, inspiré et plein d’émotions, qui apporte du relief à des personnages déjà bien riches. Bref, une fois de plus, merci Mr Oda.
Taux de tatane: 75%
Taux de geekasme: 60%
Taux d’émotion: 100%

 

2 – Neon Genesis Evangelion de Hideaki Anno (1995)

Aucune camaraderie entre opposants pour cette seconde place, ici c’est la colère et la rage qui prédomine. Ici, c’est dans Neon Genesis Evangelion, série culte et métaphysique et pierre fondatrice du genre Mechas. Des êtres appelés Anges attaquent la ville futuriste de Tokyo-3 et en réponse, les hommes créent des «robots anthropoïdes» géants pilotés par des jeunes adolescents. Quand Shinji, ado solitaire et troublé, à bord de L’Eva 01 s’en prend au quatorzième Ange Zeruel après que celui-ci est vaincu les Eva 00 et 02, il fait du très sale! L’animation de la série a toujours été de grande qualité et les phases d’action savamment mises en scène, mais ce combat arrive en plein climax et surprend par son ton définitivement adulte et surtout par sa sauvagerie. L’Eva 02 perd ses bras dans une effusion de sang très graphique et alors quand Shinji débarque, il se jette sur l’Ange comme un lion sur sa proie. Malheureusement, l’ennemi est coriace et très vite le mecha perd lui aussi un bras. De plus n’étant plus alimenté, le robot s’effondre inerte. La partie semble jouée mais l’Eva 01 s’éveille et devient une entité autonome. Il dévoile sa puissance et fait preuve d’une violence et d’une cruauté hallucinante, dépeçant et mangeant son ennemi sous les yeux impuissants du pilote qui n’a plus aucun contrôle. La série atteint ici des sommets d’émotion et va très loin dans l’approfondissement de son scénario et de ses personnages. Un must!
Taux de tatane: 100%
Taux de geekasme: 95%
Taux d’émotion: 90%

 

1 – Dragon Ball Z de Akira Toriyama (1989)

Sur la plus haute marche du podium se tient le poids lourd du genre, la référence en terme de baston virile, l’indétrônable Dragon Ball Z. J’en entends déjà certains crier à l’hérésie et peut-être ont-ils raison… Mais que voulez-vous, quand c’est le cœur qui parle…! Il m’était impossible de passer à côté du combat Goku/Gohan vs Perfect Cell tant à mes yeux, il est culte et impressionnant, souvent imité mais rarement égalé. Après avoir absorbé les cyborgs, Cell lance un grand tournoi pour affronter Goku et ses potes. 1st round: Cell vs Goku. Ça va à 1000km/h, c’est étourdissant, le dessin atteint des sommets et l’animation de même que certains angles de caméra établissent les codes et standards du genre (et des scènes de baston en général). 2nd round: Cell vs Gohan. Ça va à 2000km/h et ça fracasse des montagnes avec en prime des mini-cells en hors-d’œuvres. Alors qu’on l’avait connu pleurnichard, le jeune saiyan est dorénavant ûber balèze et pulvérise tous le monde avec une aisance et une classe phénoménale. DBZ atteint son apogée et alors que l’on pense en avoir terminé, le sacrifice de Goku amène encore plus d’envergure au combat. Un grand, grand moment d’animation.
Taux de tatane: 100%
Taux de geekasme: 100%
Taux d’émotion: 100%

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