Top 5 des personnages écossais préférés de la rédaction

Top 5 des personnages écossais préférés de la rédaction

En ce jour historique où l’Écosse a décidé de ne pas quitter le Royaume-Uni et la Reine, la rédaction du Daily Mars a voulu rendre hommage à ses cinq personnages écossais préférés. Parce que même si parfois ils sont roux, parfois ils sont colériques, qu’ils portent des kilts ou ont un accent étrange, il ne faut pas sous-estimer l’apport culturel de l’Écossais.

Renton par In The Blix

TrainspottingLe ferrovipathe drogué a beau être un écossais pure souche, il ne jette pas pour autant des troncs d’arbre pendant les Highlands Games et son nationalisme écossais résonne comme une cornemuse qui a le bourdon. Renton (Ewan McGregor), héros (ïnomane) de Trainspotting, n’est pas fier d’être écossais et, malgré la beauté des Highlands qui s’étale devant lui, le discours qu’il adresse à son pote Tommy est âpre :

« C’est une punition d’être écossais. On est les plus nuls des plus nuls. Le rebut de l’humanité. Les ordures les plus minables, misérables, serviles, pathétiques qui aient été chiées depuis que la Terre existe (…) On est colonisé par des branleurs (NdR : les Anglais) »

Le constat est un peu rude (sauf pour la dernière partie…humour rugbystique) mais trouve son explication : l’Écossais Irvine Welsh, l’auteur de Trainspotting, aime railler les indépendantistes dans ses romans jusqu’à leur ôter leurs précieux attributs (cf. Recettes intimes de grands chefs)… O Flower of Scotland, when will we see, your like again

 

Cate Archer par Le Chat Venimeux

cate-archer-1 - CopyPendant féminin de James Bond, Catherine Ann Archer est sans doute l’une des héroïnes les plus mémorables de l’histoire du jeu vidéo. D’abord parce qu’elle n’est pas qu’un sex symbol. En effet, s’il est difficile d’oublier sa fameuse combinaison blanche et orange du premier No one lives forever, il en va de même pour son caractère bien trempé et son sens aigu de la répartie :

Tom Goodman : I can be subtle.
Cate Archer : Then how do you explain that shirt ? (NdR : une ignoble chemise vert flashy)

Sans tomber dans le cliché de l’espionne/femme fatale, Cate Archer dégage un charme fou et possède en outre de multiples compétences opérationnelles : tactiques d’infiltration, pilotage de motoneige, maniement de tous types d’armes et gadgets (rouge à lèvres explosif, arbalète, fusil à lunette…), etc. Et par-dessus le marché, elle est écossaise.

Née à Glasgow en 1942 dans une famille privilégiée, Cate n’a pas connue sa mère, décédée des suites de l’accouchement. Son père se suicide peu de temps après son 14e anniversaire. Elle écume ensuite les maisons d’accueil mais ne trouve nulle part sa place. La jeune femme embrasse alors la carrière de voleuse professionnelle… avant de se faire repérer par Unity, une agence antiterroriste internationale.

Fun fact : l’Américaine Kit Harris, doubleuse de Cate dans le premier No one lives forever (2000), avait adopté un fort accent écossais lors du premier enregistrement, mais un producteur écossais a considéré que cela sonnait trop « prolétaire » (ce qui ne correspondait pas au background du personnage). Kit Harris a donc opté pour un accent plus typiquement britannique. Jen Tayler, une autre Américaine, s’est chargée du doublage de Cate pour No one lives forever 2 (2002).

D’ailleurs, les développeurs de la série seraient bien inspirés de nous pondre un troisième volet. Tu nous manques Cate.

Amy Pond par Marine Pérot

AmyPondQuand le Docteur rencontre Amélia Pond pour la première fois dans Doctor Who, cette petite Écossaise de sept ans est orpheline et très impressionnée par l’étrange homme sorti d’une « police box » dans son jardin. À l’issue de cette première rencontre, elle devient « the girl who waited » car elle devra patienter douze ans avant de revoir le Docteur. C’est la version adulte d’Amy qui deviendra alors la compagne de voyage du Seigneur du Temps.

Même si les racines écossaises de la jeune femme ne sont pas toujours mise en avant dans la série, c’est via son caractère bien trempé qu’Amy montre d’où elle vient. Courageuse, drôle, piquante et indépendante, elle n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas désobéir au Docteur quand l’envie lui en prend.

Amy partagera ses aventures aux côtés du Docteur avec son mari, Rory Williams, et tout deux passeront une jolie tranche de leur vie en tant que compagnons à bord du TARDIS. Mais ce n’est pas en Écosse qu’ils finiront par quitter le Docteur, mais à New York dans les années 1930.

Pour la petite histoire, le showrunner de Doctor Who, Steven Moffat, est lui aussi écossais, et l’actrice interprète d’Amy Pond, Karen Gillan, l’est elle aussi. Du fait, il n’est pas surprenant qu’en prenant les rênes de la série en saison 5, Moffat ait choisi une belle rousse écossaise en guise de nouvelle acolyte du Docteur.

picsou en kilt

Picsou, en kilt et de retour en Écosse avant son dernier départ, par Don Rosa.

Picsou par Déborah Gay

Eh oui, notre grippe-sou favori est né dans les Lowlands ! C’est d’ailleurs le dessinateur Don Rosa qui a raconté le passé écossais du milliardaire le plus connu de Donaldville, dans sa bande-dessinée La jeunesse de Picsou.

Né Balthazar MacPicsou en 1867 à Glasgow, il se débarrassera de sa particule, Mac, à son arrivée en Amérique, à l’âge de douze ans. Il ne reviendra en Écosse que plus tard, pour finalement ramener avec lui en Amérique ses deux soeurs, Mathilda et Hortense, laissant son père derrière lui. C’est pourtant d’Écosse qu’il ramènera son fameux « sou fétiche », son porte-bonheur, que cherche à obtenir machiavéliquement la sorcière Miss Tick.

Ce sou fétiche, n’est en effet rien d’autre que la première dime qu’il a gagnée en cirant les chaussures d’un passant dans sa ville natale. S’évanouissant à la fin de sa corvée (les chaussures de ce cantonnier étaient très boueuses), il se rendra compte à son réveil avoir été payé  avec une pièce américaine, qui n’a pas de valeur en Écosse. C’est ce qui exacerbera son avarice et sa volonté de toujours compter et vérifier son argent.

Picsou, c’est l’Écossais américanisé, le self-made canard, le héros qui a survécu à la pauvreté de son pays d’origine et a découvert le rêve américain. Mais c’est aussi le solitaire, l’avare, celui qu’on plaint et dont la fortune est enviée. Malgré tout, c’est grâce à Don Rosa et à ses albums sur le gamin de Glasgow qu’il acquiert une vraie humanité et une dimension tragique.

highlanderimage01Connor McLeod par John Plissken

I am Connor MacLeod of the Clan MacLeod. I was born in 1518 in the village of Glenfinnan on the shores of Loch Shiel. And I am immortal.

Haaaaa… qu’elle nous aura fait fantasmer cette réplique fondatrice du mythe Highlander, prononcée par Christophe Lambert face à une Roxanne Hart médusée avant de fondre corps et âme devant cet immortel tellement sexy avec son strabisme ténébreux. À l’époque de la sortie d’Highlander, en 1986, plusieurs critiques anglo-saxons avaient moqué le choix d’un Frenchy pour incarner un Écossais 100% pur malt, tandis que Sean Connery (natif d’Edimburg) se voyait attribuer un rôle d’immortel espagnol. Mais passons ! Dans ce premier Highlander fabriqué par son réalisateur comme un long clip d’1h50 (normal en pleines années MTV), Lambert fait tellement bien le job qu’on y croit dur comme fer : Connor McLeod, du Clan McLeod, né en 1518 sur les rives du Loch Shiel, c’est Lambert à jamais, même si Adrian Paul n’aura pas démérité dans la série télé du même nom produite dans les années 90.

C’est au cours d’une bataille entre son Clan et le Clan Fraser, en 1536, que Connor McLeod se voit révéler son immortalité, après avoir survécu à un coup fatal porté par le terrible Kurgan. Convaincus que Connor est possédé par le démon, les siens le rejettent violemment et McLeod échappe de justesse à la lapidation grâce au chef de clan Angus qui se contente de le bannir. Plus tard, McLeod croise la route de deux personnes cruciales dans son existence : sa future épouse Heather et l’immortel Ramirez, qui le formera et lui expliquera pourquoi depuis des siècles un mystérieux tournoi entre Immortels conduit ces derniers à s’entretuer via décapitation. A la fin, il ne pourra en rester qu’un et à lui le « prix »…  Qui consistera en fait à cesser d’être immortel tout en accédant à un stade connaissance universelle et omnisciente assez nébuleuse (revoyez le film !).

Les quatre volets suivants de la franchise Highlander, épouvantables navets devant l’Éternel (le second est cependant très rigolo), feront plus ou moins n’importe quoi avec la continuité scénaristique de McLeod, qui finit heureusement par mourir une bonne fois pour toute, décapité par son ex-apprenti Duncan (Adrian Paul) à la fin de Highlander : Endgame.

Héros imaginé par le scénariste américain Gregory Widen alors que ce dernier passait des vacances en Ecosse (et qu’il n’était encore qu’un étudiant à la UCLA !), Connor McLeod fascine et touche les foules à la fois par son pouvoir dont nous rêvons tous et par la malédiction qu’il entraîne – s’interdir d’aimer. Viril et ombrageux, sensible et tourmenté, McLeod est probablement le plus célèbre des héros écossais du grand écran et l’on ne s’étonnerait pas que l’immortelle franchise Highlander, qui repose quasi exclusivement sur la puissance de ce guerrier mythique et romantique, renaisse prochainement de ses cendres. Ha, on me dit qu’un remake/reboot est déjà dans les starting blocks depuis quelques années chez Summit (la saga Twilight… aie…).

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