Top 5 des Sorcières au Cinéma

Top 5 des Sorcières au Cinéma

Wicked-witch- Parce que cette semaine sort le prequel de La Belle au Bois Dormant, le bien nommé Maléfique  avec Angelina Jolie dans le rôle titre (et en attendant Jafar Rises et  Ursula: First Class) le Daily Mars vous propose son Top 5 des meilleures ou plutôt des pires – question de point de vue – sorcières du cinéma. M’en foutrais tout ça au bûcher tiens…

Yubaba dans Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki (2001)

Doublée par Mari Yatsuki (V.O.) / Anne Ludovik (V.F.) yubaba Loin des pourritures à balai anthropophages des contes des frères Grimm,  la Yubaba du Voyage de Chihiro n’en reste pas moins  une terrible magicienne aux basses motivations qui mérite amplement sa place dans ce Top 5. Symbole de la perfidie, de l’avarice et de l’égoïsme propre à une époque et à un trait de l’Humanité que Miyazaki n’a de cesse de conspuer tout au long de sa filmographie, Yubaba peut être vue comme une personnification grotesque du capitalisme. Taulière du grand palais des bains au corps disproportionné affublée de bagouzes, elle réduit les travailleurs à une fonction en leur volant leur nom et leur identité  pour mieux les dominer, les contraignant à une vie de labeur dans le seul et unique but de s’en mettre plein les fouilles. Pas complètement mauvaise non plus, Yubaba se caractérise par l’amour inconditionné qu’elle porte à Bô, son grand et grassouillet bébé à côté duquel elle laisse de côté son caractère de cochon et son air menaçant, faisant d’elle au final une vieille mamie gâteuse prête à céder à tous les caprices. Au fur et à mesure, elle se laisse d’ailleurs attendrir par Chihiro qui quand à elle n’a que faire de l’argent et qui n’est motivée que par son désir de liberté. La grande réussite du film tient d’ailleurs dans le fait que l’héroïne n’est pas la seule à changer lors de ce fantastique Voyage. D’un marâtre menaçante et colérique aux redoutables pouvoirs, Yubaba devient à la fin de l’aventure une vieille mamie un peu ronchonne qu’on finit même par apprécier. Car au fond même si Miyazaki peut apparaître comme un grand pessimiste, Hayao sait bien que tout n’est pas pourri en ce bas monde.

Morgan dans Excalibur de John Boorman(1981)

Interprétée par Helen Mirren MorganeDonc là on va coucher les enfants… Non parce qu’on ne peut pas dire que Morgan La Fée (ou La Fay, c’est selon) version Boorman soit vraiment pour nos chères petites têtes blondes (ou brunes ou rousses, suis pas sectaire). La trentaine à peine entamée, Helen Mirren nous balance une Morgan sexy en diable qui va se taper tour à tour Gawain (Liam Neeson), Arthur, le roi (Nigel Terry) et piéger  notre bon vieux Merlin (Nicol Williamson). Avide de reconnaissance, Morgan comprend très jeune en assistant au viol de sa mère, le pouvoir de la magie d’une part et celui non négligeable de la séduction. Consciente du rôle subalterne des femmes, Morgan est une véritable rebelle qui n’a de cesse de se battre contre l’hégémonie des hommes jusqu’à les détruire tous, corps et âme . Si jusqu’ici les sorcières étaient des mochetés sur leur balai, Morgan devient de fait la première sorcière au sex appeal dévastateur et les marmots que nous étions alors ne l’ont pas oublié…

Alexandra Medford, Jane Spofford et Sukie Ridgemont dans Les Sorcières d’Eastwick de George Miller (1987)

Interprétées par Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer eastwickCe qui nous amène tout logiquement à trois autres sorcières, elles aussi sexy en diable, j’ai nommé Les sorcières d’Eastwick. Rappelez-vous, Cher (avant son 115ème tirage de peau) en brune rebelle et farouche, Susan Sarandon en rousse au cheveux et au tempérament de feu et surtout Michelle Pfeiffer qui deviendra avec ce film l’icône sexy absolue et incontestable des années 90. Si le trio de sorcières bombasses deviendra par la suite un must (Charmed, et tout plein d’autres trucs inavouables avec un trio de sorcières), celui des Sorcières d’Eastwick reste tout de même sacrément culte pas seulement pour son casting mais aussi pour avoir imposé l’image de la sorcière moderne, libre et indépendante.

Aughra dans Dark Crystal de de Jim Henson et Frank Oz (1982)

Doublée par Billie Whitelaw (V.O.) / Lita Reico (V.F.) AughraBon, les enfants peuvent revenir. Aughra est une sorte de pendant féminin du Yoda de Star Wars, mais en version encore plus acariâtre et insupportable. Aughra passe son temps à engueuler les gens, les plantes, tout le monde y passe. Même les terribles Skeksès se font traiter comme de la merde par cette sorcière qui n’a décidément pas froid aux yeux, ni la langue dans a poche. La force de se personnage tient justement au fait qu’Aughra semble totalement déconnectée des évènements qui l’entourent. Même lorsqu’elle prophétise la fin du monde, et donc la sienne, cela ne semble lui faire ni chaud ni froid. C’est à tel point qu’on ne sait jamais vraiment si son je-m’en-foutisme évident est dû à un cynisme aigu, ou si elle est tout simplement complètement défoncée ou tarée, ou les deux, ou les trois.

La méchante sorcière de l’ouest dans Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939)

Interprétée par Margaret Hamilton wicked witch of the westImpossible de terminer ce top sans y inclure la commandante en chef des singes volants, la méchante sorcière de l’ouest elle-même. Elle est la sorcière ultime, l’inspiratrice de toutes les sorcières au cinéma (dont Maleficent), un monument, un mausolée à toutes les sorcières viles et méchantes de l’univers. Impossible de prononcer le mot sorcière sans entendre le rire strident de l’inoubliable Margaret Hamilton et voir son nuage de fumée. Nombreuses sont ceux qui ont voulu rivaliser avec elle, mais personne n’est pour l’instant parvenu à lui prendre sa place de N° 1 des sorcières de tous les temps.

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