TOP 5 des univers post-apocalyptiques dans le manga

TOP 5 des univers post-apocalyptiques dans le manga

Que ce soit suite à un virus létal, une catastrophe naturelle ou une explosion nucléaire, les productions nippones regorgent d’univers souvent dévastés dans lesquels sévit la loi du plus fort. Dans un monde sans autorité pour le diriger, en ville ou en plein désert, l’humanité doit se reconstruire, retrouver des repères ou tout simplement survivre. Certains se tournent vers la religion, cherchant des réponses, tandis que d’autres tentent carrément de surpasser Dieu. C’est œil pour œil, dent pour dent et surtout chacun pour sa gueule. Bref, c’est rarement réjouissant et très souvent un bordel innommable. Petit tour d’horizon…

 

 

5 – Agharta (de Matsumoto Takaharu)

Suite à un cataclysme naturel, le monde est devenu un immense désert sec et aride dans lequel l’eau est devenue une denrée rare et convoitée. Juju, un jeune issu d’un gang des rues fait la rencontre de Raël, une jeune femme énigmatique qui détient un secret capable de sauver l’humanité. Agharta, toujours en cours chez Kana, est un voyage initiatique mâtiné de cyberpunk dans un décor de western. Un cocktail qui fonctionne très bien grâce à une intrigue assez prenante, des personnages charismatiques et borderline et un graphisme fin et nerveux. Ce seinen reste abordable malgré la violence du monde dans lequel les personnages évoluent. D’autant que le manga n’est pas sombre tant chaque planche est inondée de lumière. Un soleil de plomb écrase les étendues désertiques et les villes en ruine. Seul bémol : 9 tomes sont sortis et nous risquons fortement de ne jamais voir la fin car rien n’a avancé depuis plusieurs années que ce soit chez nous ou au Japon.

Taux de violence : 40%
Taux de perdition de l’humanité : 65%

 

 

4 – The Arms Peddler (Kyoichi Nanatsuki & Night Owl)

Je vous en parlais ici-même dans mes premières critiques, avec ce titre, les auteurs marient habilement plusieurs genres. L’univers de The Arms Peddler (aux éditions Ki-oon) est vaste et diversifié aussi bien en termes de faune que de lieux. Western, fantastique, horreur, fantasy, le manga se refuse à choisir son camp et ne cesse de prendre des virages assez secs. Il ne semble pas y avoir de frontières et il faut dire que c’est plutôt jouissif. Dans un monde construit sur les ruines de notre ère, les goules, nécromanciens, vampires, marchands d’armes et autres chasseurs de primes sévissent… Un mix efficace d’autant que tous les prétextes sont bons pour se mettre sur la gueule. On s’en doute, tout ce beau monde ne va pas se sauter dans les bras à moins d’avoir une hache à la main. La violence très graphique et le dessin puissant servent cet excellent titre dont on attend le septième tome prochainement (on l’espère).

Taux de violence : 65%
Taux de perdition de l’humanité : 70%

 

 

3 – Hokuto No Ken (Tetsuo Hara & Buronson)

Vivre dans un monde ravagé par une guerre nucléaire, où les hommes font tous 2 mètres de haut et sont gaulés comme Schwarzy, c’est pas évident tous les jours. Heureusement, Ken possède une technique bien pratique qui lui permet de faire exploser les têtes… Sommité dans le genre, Hokuto No Ken propose un univers violent et sans compromis fortement inspiré de Mad Max. Avec la vengeance comme moteur initial, l’histoire prend de l’ampleur autour de personnages ultra-charismatiques, à commencer par Kenshiro, badass ultime, qui devient au fil de la série un personnage quasi-christique. Entre inspirations asiatiques et «revenge story» digne du cinéma US, le titre a su trouver son public afin de devenir totalement culte aujourd’hui (et pas que pour ses abominables doublages français dans l’anime).

Taux de violence : 75%
Taux de perdition de l’humanité : 80%

 

 

2 – Gunnm (Yukito Kishiro)

Gunnm propose un récit uchronique basé sur une catastrophe écologique due à la chute d’une météorite sur la Terre. Il y a le monde d’en haut, Zalem, et il y a le monde d’en bas, Kuzutetsu dit la décharge (coucou Elysium…). Gally, une jeune cyborg, va tenter de trouver un sens à sa vie. Véritable monument du manga, Gunnm baigne dans un monde cybernétique foisonnant de détails. L’auteur réussit à injecter de grosses doses d’adrénaline dans son histoire à travers des scènes aux graphismes saisissants mais il parvient également, d’une certaine façon, à toucher la corde sensible à travers certains personnages. Le titre est une incroyable réussite et son univers est tellement riche qu’un certain James Cameron louche dessus depuis pas mal d’années (sans que rien ne soit lancé). Maintenant, faut-il s’en réjouir, je vous le demande ?

Taux de violence : 80%
Taux de perdition de l’humanité : 80%

 

 

1 – Akira (Katsuhiro Otomo)

Il fait partie du panthéon, il est au manga ce que Shakespeare est au théâtre, Akira est une véritable bombe. Dans un Neo Tokyo post-3ème guerre mondiale, la population est en perdition. Les gangs des rues pullulent et s’entretuent violemment, le fanatisme religieux se répand, la jeunesse est dans l’impasse, bref le monde ne s’est toujours pas relevé et le Jugement Dernier n’est pas loin. Suite à un accident de moto, Tetsuo va devenir un cobaye de laboratoire et développer des pouvoirs télékinésiques. Reconnu pour ses qualités scénaristiques et graphiques, le titre est hanté par les spectres d’Hiroshima et Nagasaki et les bouleversements socio-politiques qui suivirent les deux bombardements. Noir, nerveux, radical, complexe, nihiliste, puissant, fascinant, Akira est une œuvre capitale dans l’histoire du manga.

Taux de violence : 85%
Taux de perdition de l’humanité : 90%

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