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Top 5 des univers qui mériteraient d’être exploités dans les séries

Top 5 des univers qui mériteraient d’être exploités dans les séries

C’est vendredi, c’est jour de top. Cette semaine, la rédaction séries s’est lancé dans un nouvel exercice d’équilibre en essayant de trouver des métiers et des univers dont on parle trop peu dans les fictions à épisodes. Non pas qu’on en ait marre des policiers, avocats et médecins, mais ce serait pas mal de tenter de nouveau truc. Et comme il y a de bons auteurs – ici comme ailleurs- qui n’attendent que ça…

1. LES CLASSES PREPARATOIRES

Ah, le monde des bêtes à concours… la pression sur les élèves, la pression entre les élèves, le comportement des enseignants : franchement, sur le papier, il y a sans doute quelque chose à explorer dans une série sur les adolescents/jeunes adultes. Si on place ça dans un univers assez prestigieux -façon école centenaire- et qu’on s’intéresse aux dispositifs de mixité sociale qui doit permettre aux milieux défavorisés d’accéder à ce genre de formations (ce qui peut générer des conflits de références et représentations), il y a moyen de tenir une ou deux bonnes saisons. Quitte à changer le casting pour la numéro 3. Et non, The OC, c’était pas une classe prépa d’abord.

Objectif : éviter la chronique sociale bourrée de clichés (“Alors cette semaine, le bizutage”), l’uniformité des personnages déprimants (“On en créé combien, de filles qui se scarifient en relisant Nietzche ?”) le coup du personnage-fonction qui fait rire (“Ouais, Coco, c’est génial ce que tu fais… J’ai pensé à un truc : ton personnage de bouffon, tu devrais le surnommer “Boubou”. Ou “Fonfon”. Comme un clin d’oeil, tu vois ?”)

2. LES STADES

Mine de rien, ce sont des lieux où on peut rassembler plein de métiers différents et plein de profil différents. Du jardinier à l’électricien en passant par les caissiers et la sécurité, on peut récréer une petite ville dans la ville. Que ce soit pour en faire une comédie (non, Mister Sunshine n’a jamais existé : chut) ou un drama dans laquelle les problématiques d’une ville peuvent être revisités à l’échelle d’un bâtiment dédié au sport ou au spectacle.

Encore et toujours, il faudra éviter les clichés absolus… mais on dit souvent que le sport est le reflet d’une société. C’est ce que Friday Night Lights a démontré à sa façon pendant cinq saisons. C’est donc peut-être le moyen d’aborder des questions délicates de façon indirecte.

L’avantage ? Même France 3 peut le faire, avec une salle polyvalente dans les petites villes/villages.

3. LES CHOMEURS

Pour nous montrer des gens qui galèrent un peu mais en fait pas tant que ça (ou pas trop longtemps), la télé est assez championne. A l’exception peut-être de Shameless et du père Gallagher, beaucoup de productions parlent de la galère comme toile de fond (sérieusement : vous vous inquiétez pour la précarité professionnelle des filles de Girls, avec leurs apparts à Brooklyn ?). Des séries qui parlent de boulot moyens et frustrants, il y en a (Underemployed notamment). Mais des séries qui essaient de s’approprier l’univers parfois surréaliste et souvent tendu du chômage, beaucoup moins.

On est d’accord : c’est super chaud à faire, super compliqué d’en parler sans tomber absolument dans la déprime. Comme dirait David E. Kelley, “Avec votre public, vous devez faire en sorte d’honorer une certaine relation : les téléspectateurs se sont installés devant leur télé parce qu’ils ont envie d’être divertis. Ce qui ne veut pas dire que vous ne pouvez pas les provoquer, les contrarier”. On aurait donc tendance à penser qu’il y a tout à faire en la matière, notamment pour trouver le truc qui ferait qu’on a envie de suivre des gens qui galèrent jour après jour.

Mine de rien, celui qui trouvera la formule ni caricaturale ni sur-depressive (et le diffuseur à grosses baloches pour programmer sa création, soyons parfaitement honnêtes) a de quoi voir venir : le phénomène touche beaucoup de monde aujourd’hui. Il faudra mettre le paquet sur les personnages, ce qui donnera envie de les suivre, et ce sera difficile à mettre en place… mais est-ce qu’on est forcément obligé d’attendre que ce soit David Simon qui le fasse ?

A priori, on ne peut pas en faire 100 épisodes. Mais une mini-série comme les Britanniques en font beaucoup, où dans l’esprit de la saison 1 d’Oz (un épisode, une thématique : le logement, les loisirs, l’amour), il y a peut-être une solution.

4. LES PLOMBIERS

C’est un petit rêve personnel. Peut-être en réaction à Louis La Brocante. Voir, un jour, à l’écran, un héros plombier. Jojo la clé de 12. Ou Piping Pete si c’est une série anglaise. Je vois un drame social, mais feel good. Un type qui vient régler les problèmes de plomberie, mais qui en profite aussi pour aider les gens dans leurs problèmes de la vie quotidienne.

La douche goutte ? Oui, mais la fille de 13 ans de la maison se rebelle. Moralité : “Tu sais, l’adolescence, c’est comme un pommeau de douche qui goutte. On a l’impression que tout est bouleversé, mais il suffit parfois de resserrer les joints”.

Problème d’évacuation dans l’évier ? Ok, mais le père de famille a un cancer mais hésite à se faire opérer. Moralité “Tu sais, certains jours dans la vie, on n’a l’impression que rien ne passe. Il suffit parfois de retirer ce qui gêne pour que tout semble plus fluide.”

Fuite dans les toilettes ? D’accord, mais la mère célibataire qui habite là se disperse dans ses activités et néglige son fils. Moralité “Tu sais, on peut passer sa vie à éponger sans se rendre compte d’où vient vraiment le problème”.

Courts-circuits causés par une installation mal faite ? Bien, mais les deux enfants mineurs qui habitent ici ont perdu leurs parents à cause d’une grave maladie congénitale. Moralité “Vous savez, je suis juste plombier, hein. J’ai déjà assez de boulot comme ça. Démerdez-vous…”

5. LES AGRICULTEURS

Je sais que de nombreuses séries ont eu lieu dans le milieu de l’agriculture : La Petite Maison dans la Prairie, euh… La Petite Maison dans la Prairie (il doit sûrement y en avoir d’autres), mais comment ne pas rêver d’une série nous plongeant dans le milieu compétitif et dangereux de l’agriculture. Il y aurait : du SUSPENSE, grâce à la météo qui met les récoltes en danger à chaque instant, de la COMPETITION, avec les enjeux économiques, les difficultés financières, de la DENONCIATION, culture intensive contre culture plus “respectable”, de l’AMOUR, entre l’homme et les bêtes. Mais pas trop d’amour, sinon ça devient problématique…

Le milieu de l’agriculture serait parfait pour une série de chaîne payante, avec une réalisation un peu soignée. Ou à l’opposé, dans un esprit très Gilmore Girls où on travaille plus sur le microcosme. Bref, grâce aux agriculteurs, les séries ont leur place dans le pré.

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