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Top/Flop : les performances de la semaine (Masters of Sex/The Millers)

Top/Flop : les performances de la semaine (Masters of Sex/The Millers)

Au top cette semaine : Beau Bridges dans un épisode écrit par Sam Shaw

L’épisode : Masters of Sex, 1.03, Standard Deviation

Un acteur est un outil. Certains sont simples et efficaces, d’autres de vrais couteaux suisses. Le drame, pour eux, c’est qu’ils dépendent énormément du matériau. On parle de talent gâché. Dans Masters of Sex, Beau Bridges semble au meilleur de sa forme. Utilisé à la perfection. On verra ci-après développée la notion de gâchis. Dans le drama de Showtime, la sympathie qu’il dégage naturellement contraste avec son poste, qui lui, réclame de la rigidité.

Sam Shaw, scénariste crédité de l’épisode 3 de la série, diffusé dimanche 13 octobre, lui offre une belle mise en lumière. D’abord dans des flashbacks qui le montrent plus jeune, plus avenant. Puis aujourd’hui, plus vieux, plus usé aussi. Par ses échanges avec Michael Sheen (le seul avec qui il a des intéractions dans l’épisode), on comprend l’évolution des deux personnages. On passe d’un Bridges qui demande à un Sheen naïf de rentrer dans la normalité et se marier, à un Sheen qui trahit Bridges en utilisant la vie secrète de ce dernier. C’est d’une rare cruauté. Et ce qu’offre Bridges, tout en retenue, est époustouflant de justesse

Celui qui fait un flop : Beau Bridges dans un épisode écrit par Bobby Bowman

L’épisode : The Millers, 1.03, The Phone Upgrade

Après deux épisodes dans lesquels c’est surtout Margo Martindale qui occupait le devant de la scène, on était curieux de voir Beau Bridges en vedette. Ce fut une catastrophe : si le personnage de Tom n’est définitivement pas le plus malin de la famille Miller, on espérait que ce trait de caractère serait utilisé de manière mordante. Ou délirante.

Au lieu de ça, l’histoire débute sur un postulat plutôt amusant mais se plante en beauté. La faute à une conclusion qui prend le téléspectateur pour un bel imbécile : Bridges ne peut rien faire pour empêcher le naufrage. On a connu Bobby Bowman, ex scénariste de My Name is Earl et Raising Hope, nettement plus inspiré.

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