#TOP Nos lectures après Thor Ragnarok

#TOP Nos lectures après Thor Ragnarok

C’est inévitable. Bon nombre de tops et de listes fleurissent sur les blogs et sites surfant sur la sortie du film Thor – Ragnarok et proposant moult lectures correspondants aux dernières sorties en date. Comme le hasard fait bien les choses. Au Daily Mars, on a aussi des suggestions de lectures et comme on vous sait curieux, on a aussi envie d’élargir l’horizon.

 

Le tout en un – L’anthologie Je suis Thor

Si vous désirez découvrir le personnage mais que vous êtes perdu dans l’offre pléthorique, l’anthologie se présente comme un bon choix. Couvrant plus de 50 ans de la vie éditoriale du super-héros, Je suis Thor met en avant le caractère mythologique et puissant de celui-ci. Un choix malin compte tenu qu’un tel ouvrage sera forcément incomplet. De fait, mise à part le premier épisode, on évite les débuts de la série quand Thor était un super-héros construit sur le même schéma que les autres comme le rappelle l’avant propos. Encadrés par des articles intéressants et clairs, les différents épisodes sont de très bon choix qui permettent de (re)découvrir les travaux de Jack Kirby, de se régaler des dessins de John Buscema et de replacer Walter Simonson comme l’héritier sans contestation possible. Et puisqu’on en parle…

 

Le Seigneur des marteaux – The Mighty Thor de Walter Simonson

Grand oublié des parutions de Panini Comics à l’occasion de la sortie du film, le travail de Walter Simonson sur le personnage (entre 1983 et 1987) est à Thor, ce que celui de Frank Miller fut à Daredevil : une modernisation inventive dont les conséquences sont encore aujourd’hui perceptibles. Scénariste et dessinateur de la série (avec Sal Buscema par la suite), Simonson renoue avec la tradition de la geste, jusque dans les moindres détails (le travail sur le lettrage rapprochant les épisodes des ouvrages enluminés). Mélangeant avec brio science-fiction et fantasy, le scénariste va redonner de sa superbe à des personnages tels que Sif, Volstagg ou Balder.

Une œuvre incontournable dont on vous disait le plus grand bien il y a un an.

 

L’apocalypse selon Saint Marvel – Thor : Ragnarok

En 2004, Marvel décide de relancer la franchise des Avengers et ses séries affiliées à travers la saga Avengers Disassembled racontant comment la Sorcière Rouge détruit dans sa folie l’équipe de super-héros. D’autres titres furent concernés mais tandis que Captain America ou Iron Man font face à des événements en lien avec l’histoire principale, l’histoire de Thor est d’une ampleur sans précédents. Ayant décidé de stopper la série après le départ de Dan Jurgens, Marvel confie le dernier arc à Daniel Berman, Michael Avon Oeming et Andrea Di Vito qui vont provoquer le Ragnarok, la dernière lutte des Dieux. Si cet événement marquant de la mythologie fut déjà abordé dans la série, les auteurs en font un acte inéluctable tout en lui apportant une explication quant à la récurrence du phénomène. Récit noir et terrible qui voit tous nos héros mourir et le Dieu du Tonnerre atteindre une posture tragique comme jamais, Thor – Ragnarok n’a rien perdu de sa force quand bien même le personnage et son univers seront ressuscités après quelques années.

 

Humain, super-héros, gladiateur, roi – Planète Hulk

Bouffé d’oxygène pour un personnage malmené depuis des années, Planète Hulk est un récit épique s’inspirant de Ben-Hur nous narrant les exploits du Titan Vert sur une planète dont il deviendra par la force des choses le nouveau leader. Écrit par Greg Pak, ce péplum redore le blason du personnage et permet de contempler toute sa puissance tout en le posant dans un cadre différent, l’éloignant de fait des problématiques habituelles de la série. Histoire en quatorze épisodes, Planète Hulk est encore aujourd’hui l’apogée d’une série qui connut ensuite beaucoup plus de bas que de haut.

Mais pour tout vous dire, on n’a pas attendu la ressortie en librairie pour vous en parler.

 

 

Une famille en or – Loki: Agent of Asgard

On n’oublie pas un des personnages les plus passionnants de l’univers de Thor et de Marvel par extension. Longtemps représenté sous l’apparence d’un homme mur, le terrible Loki subit plusieurs métamorphoses à partir des années 2000 sous l’égide de Joe Michael Straczynski puis de Kieron Gillen. Ceux-ci revinrent également à la base de la divinité c’est-à-dire celle du dieu de la malice. Devenu jeune homme (se calquant ainsi sur la version cinématographique), Loki eut les honneurs d’une nouvelle série écrite par le passionnant Al Ewing (Mighty Avengers, Ultron Forever, US Avengers) dans lequel il devint un agent secret œuvrant pour le compte d’Asgard mais toujours tiraillé entre le bien et le mal. Série passionnante mais passée sacrément inaperçue chez nous, on espère que la récente édition en librairie permettra de la découvrir.

Mais là encore, on n’avait pas attendu que cela sorte avec une couverture cartonnée pour en dire du bien.

 

Le Taulier actuel – Thor de Jason Aaron

2012. C’est à l’occasion de Marvel Now (grand jeu de chaises musicales où plusieurs scénaristes et dessinateurs lancèrent de nouvelles séries après la saga Avengers vs X-Men) que Jason Aaron alors scénariste de Wolverine & The X-Men arriva sur la série Thor, rebaptisée pour l’occasion Thor – God of Thunder. 2017. Alors que les autres artistes ont quitté les séries qui leur avaient été confiées (pour les plus tardifs, au moment de Secret Wars), Jason Aaron continue encore et toujours sur sa lancée seulement battu par Dan Slott sur le personnage de Spider-Man. Cette longévité sur la série est d’autant plus salutaire qu’elle permet à Aaron de tisser tout un propos sur la figure mythologique du dieu du Tonnerre en variant les détenteurs du titre et en jouant sur plusieurs registres allant de la comédie au récit homérique en passant par la politique-fiction. Si dans les tops et listes qui fleurissent actuellement, d’aucuns picorent et proposent tel ou tel album de l’auteur selon leurs bons souvenirs ou le bruit médiatique, au Daily Mars il nous apparaît plus intéressant de conseiller d’aborder le cycle d’Aaron dans sa globalité, tant ses qualités apparaissent sur la longueur d’un récit sans réel temps mort.

 

Jules de chez Smith en face – Ragnarök et Orion

Deux récits proposant une vision de l’après cataclysme. À ma droite, le Ragnarök (2014) publié chez Glénat Comics dans lequel Thor revient à la vie tel un mort-vivant terrifiant et prêt de nouveau à combattre. À ma gauche, la série Orion (2000) de DC Comics dont on espère qu’Urban proposera une édition après celle consacrée au Quatrième Monde. Le point commun de ces deux œuvres ? Être écrite et dessinée par Walter Simonson prouvant ici, si besoin était, son statut de maître de l’épopée et grand fils spirituel de Jack Kirby. Si Ragnarök se pose comme la suite mortifère de son cycle sur Thor et prouve que l’auteur en remontre à la majorité des dessinateurs actuels, Orion se présente comme la synthèse des New Gods (création vu comme la « suite » de l’univers de Thor de Jack Kirby) et de leur puissance cosmique. Offrant l’un des plus beaux combats face à Darkseid (et rappelant le sublime duel entre Thor et le serpent Jörmungand dans The Mighty Thor #380 présent dans l’anthologie Je suis Thor), la série nous conte la destinée du fils du maître d’Apokolips alors qu’il monte sur le trône de son père.

 

 

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