TV MINI REVIEW SPECIAL : critique de la saison 1 de Sense8

TV MINI REVIEW SPECIAL : critique de la saison 1 de Sense8

Note de l'auteur

SENSE8

 

 

 

C’est des gens de partout dans le monde mondial des continents de la planète Terre… Ils sont huit. Et ils sont victimes de la plus nanardeuse des visions traumatisantes de l’histoire des visions traumatisantes et nanardeuses de la télé. Ils découvrent le suicide et le visage de Daryl Hannah (en mode Shakespeare de supermarché), un visage défoncé au pied de biche en botox par les plus sadiques des chirurgiens esthétiques de Californie.
C’est la fête au destin les gars ! Comme dans le malade Cloud Atlas (et son festival de perruques démoniaques et de prothèses nasales de la 9e dimension que même Buckaroo Banzaï il sait même pas qu’elle existe !). Passé un générique, spécial banque d’images fauchées, pompée sur les chutes des salles de montage de Tree of Life, Lucy et de la trilogie Koyaanisqatsi, Powaqqatsi et Nawakoqatsi, les Wacho nous embarquent dans un trip mou fantastico-mystico-mongolo grandiloquent et naïf (Jupiter Ascending for ever). Et con à se poncer le cerveau au papier de verre. Ces huit héros malgré eux, liés les zuns-zaux-zautres par on-sait-pas-quoi font dans la caricature carabinée. Coucou la DJ anglo-islandaise, coucou l’acteur mexicain homo, coucou la coréenne friquée impératrice du full contact, coucou l’indienne en proie au machisme, coucou le flic de la police de Chicago, coucou le kenyan naïf fan de Jean-Claude Van Damme (pardon ?), coucou la racaille berlinoise et coucou le hacker transgenre bidule de San Francisco ! Sense8, c’est la fête intergalactico-dimensionnelle aux clichés les plus risibles. C’est comme si les Wacho avaient hacké l’accélérateur de particules nanardes pour le faire exploser devant nos tronches de sériephiles déviants !
Ces huit créatures vivent et partagent les mêmes expériences et interagissent entre elles contre des méchants indéterminés dans un déluge de mièvrerie apocalyptique. Comme un mix taré entre In Your Eyes, I Origins, Lost, Heroes, Flash Forward, Babel, Lucy, Scanners, X-Men et La Soupe aux choux (nan, pas La Soupe aux choux mais ça aurait donné un peu de piquant à la série !). La slo-mo dégueulasse et les destins pathétiques se répandent pour culminer dans une orgie nanardo-sirupeuse ultra-cul (les Wacho se sont déchaînés ! Qu’est-ce que ça fornique mes aïeux !) de la taille d’une super super super super super super super nova philosophico-new-age incompréhensible !
Tout est dans tout. Tout est dans rien. Rien est dans tout. Rien est dans rien. Et tout le monde est dans tout le monde !
C’est que les Wacho parasitent totalement leur série (coécrite avec J. Michael ‘Babylon 5’ Straczynski) avec leur féminisme neuneu et leur apologie délirante de la différence. La guimauve dégouline de partout tel un tsunami sentimental un zillion de fois plus grotesque que le big one au San Andreas à Dwayne Johnson. Et pourtant… Et pourtant ! Les Wacho parviennent quand même, dans ce déluge risible de mutants WTF, à nous émouvoir. Ils y vont tellement fort dans le soap lacrymal et romanesque que ça marche (enfin épisodiquement) !!! Tout ça pour se conclure dans un season final mystique 1 000 000 000 000 000 000 000 000 % WTF.
En fait, on se moque très vite de ces post-humains et de leur psycellium (???) en fusion. À trop vouloir glorifier la différence sexuelle (qu’est-ce que ça baise dans Sense8 !!!), les Wacho ont transformé leur série en manifeste pour le droit à la différence. Un manifeste écœurant de bons sentiments, bavard comme c’est pas permis mais, comme d’habitude avec eux, débordant d’énergie et de générosité.
Bref, Sense8, c’est 12 heures de n’importe quoi hautement hallucinogène et puéril. Mais aussi un trip mental d’une humanité et d’une sincérité spectaculaire. Les Wacho sont toujours aussi dingos de la tête ! Et c’est pour ça qu’on les aime !
Sinon elles sont passées où les 10 minutes manquantes de l’épisode 11 ?
Et vive Jean-Claude van Damme !

Proposé par Netflix depuis le 5 juin
2015. USA. Créée par J. Michael Straczynski, Andy & Lana Wachowski. Réalisé par Andy & Lana Wachowski. Avec Brian J. Smith, Doona Bae, Tuppence Middleton…

 

 

La critique à Pierre-Alexandre, c’est ici

La critique à Sullivan, c’est par

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