Un samedi dans le Hall H (3/7) : Panel Warner Bros, 2e partie

Un samedi dans le Hall H (3/7) : Panel Warner Bros, 2e partie

Ce week-end, le Daily Mars vous propose de vous plonger au cœur de la plus grande salle de la Comic-Con de San Diego : le Hall H. Une arène de 6700 personnes où les blockbusters se battent en duel pour gagner le cœur (et le portefeuille) des fanboys. Avec, souvent, des vrais morceaux de réalisateurs qui parlent dedans. Dans l’ordre, la journée du samedi 20 juillet dernier comptait les panels parmi les plus attendus de la Con en matière de films : Warner Bros., Lionsgate, Fox et Marvel Studios sont venus présenter leurs prochaines productions, avec beaucoup de « surprises » et de sens du show à la clé. On a même eu droit à une discussion de haut vol avec cinq femmes d’action très en vue. Tour d’horizon sur une journée de ce que peut offrir ce temple du fanservice, le meilleur comme le pire.

Pour la partie «films Warner Bros.» à proprement dit, on a eu droit à une «reel» d’un peu moins de 7 minutes du prochain Alfonso Cuarón, Gravity. Les multiples trailers et extraits mis en ligne depuis quelques semaines vous ont donné un petit aperçu de la maestria technique avec laquelle Cuarón dirige l’accident et la dérive de Sandra Bullock dans l’infini. Entendre le réalisateur mexicain essayer d’expliquer la technologie utilisée dans le film était absolument passionnant. Le film n’est d’ailleurs pas à proprement parler dans les cordes du Comic-Con, étant présenté comme un drame intimiste et psychologique qui se passe dans l’espace qu’un film de science-fiction. Afin de créer la fascinante fluidité qui règne dans la scène montrée, qui se passe au moment de l’incident sur la station spatiale où travaillent Ryan Stone (Sandra Bullock) et Matt Kowalsky (George Clooney). « Nous avons construit ce robot pour les besoins du film qui tourne autour de l’acteur et la lentille s’arrête à 2 centimètres de son nez », explique David Heyman, le producteur des Harry Potter. Autre anecdote qui illustre le niveau d’originalité dans la préparation de Cuarón : il a fait écouter des morceaux de musique concrète à son actrice et des bouts de bruit, afin de l’aider à la préparation.  On a donc compris que Gravity est un film plus muzak que rock’n’roll. Plus que jamais une belle concrétisation de la manière dont des technologies composites peuvent se mettre au service d’une histoire, somme toute très simple.

Panel à retrouver ci-dessous :

Je passerai assez vite sur le LEGO Movie, qui a bénéficié d’un panel enjoué de ses réalisateurs Phil Lord & Chris Miller, et d’une surprise de taille : les univers Lego ont pu être exploités à leur plein potentiel dans le film, qui est un mélange d’images de synthèse et d’animation traditionnelle. On a ainsi toute la Justice League dans le film, ainsi qu’au moins une tortue Ninja. Les extraits étaient, pour la plupart, en forme de faux casting de Lego, et étaient assez proches de l’esprit gentiment irrévérencieux de Robot Chicken. Pas un hasard : Chris McKay est leur réalisateur de longue date.

Le dernier film était, pour le coup, ajouté en dernière minute : Edge Of Tomorrow (précédemment nommé All You Need To Kill, panel ci-après). Pour le coup, l’apparition de Tom Cruise a été le grand « coup » du panel, quasiment battu par l’entrée en scène de Bill Paxton, qui avait observé le panel depuis le public (sic). L’interaction entre Hardwick, qui n’a pu contrôler ses pulsions de fan zélé, et un Cruise assez « cool », ont ajouté au divertissement. Les extraits en eux-mêmes ? Même s’il est assez cool de voir Tom Cruise et Emily Blunt en « mecha suits », cela n’efface pas le souvenir amer du récent Oblivion. Même si l’intrigue d’un soldat qui doit revivre sans cesse la même journée semble assez haletante, rien n’a déclenché la curiosité chez moi. Il faut dire qu’aux commandes se trouve l’assez inégal Doug Liman, dont le Jumper reste quand même en travers de la gorge.

Et un mot de LA surprise du panel. L’annonce de Superman/Batman ou devrions-nous dire, Batman contre Superman, s’est passée sans trop d’encombres si on en croit l’explosion de joie du Hall H, répercutée à travers YouTube. Mais sur place, la surprise a été gâchée par un article du LA Times publié juste avant le début du panel, et la nouvelle a vite traversé le Hall H avant l’arrivée de Snyder. De plus, Warner comme Marvel ont laissé les développements de leurs annonces en dehors du Hall H, et le communiqué de presse en a plus dit que les errements de Snyder sur scène. C’est la deuxième année consécutive où la nervosité visible de Snyder met à mal la promotion de ses films. Il n’était pas présent pour 300 : Rise Of An Empire, mais le fait de devoir gérer des franchises où la surprise doit rester maîtresse le rend un peu le nadir de la roublardise. De plus, ce « big bang » n’a pas précédé publiquement l’annonce d’autres films siglés DC, ce qui était pourtant essentiel pour rester dans la course avec Marvel. Bref, un résultat en demi-teinte.

Retrouvez demain la suite de ce feuilleton avec le panel Lionsgate, le débat Entertainment Weekly, puis les panels Fox et Marvel Studios
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