Un samedi dans le Hall H (4/7) : Lionsgate en pilotage automatique

Un samedi dans le Hall H (4/7) : Lionsgate en pilotage automatique

Ce week-end, le Daily Mars vous propose de vous plonger au cœur de la plus grande salle de la Comic-Con de San Diego : le Hall H. Une arène de 6700 personnes où les blockbusters se battent en duel pour gagner le cœur (et le portefeuille) des fanboys. Avec, souvent, des vrais morceaux de réalisateurs qui parlent dedans. Dans l’ordre, la journée du samedi 20 juillet dernier comptait les panels parmi les plus attendus de la Con en matière de films : Warner Bros., Lionsgate, Fox et Marvel Studios sont venus présenter leurs prochaines productions, avec beaucoup de « surprises » et de sens du show à la clé. On a même eu droit à une discussion de haut vol avec cinq femmes d’action très en vue. Tour d’horizon sur une journée de ce que peut offrir ce temple du fanservice, le meilleur comme le pire.

Le panel Lionsgate a débuté par une projection de la bande-annonce de You’re Next, film d’horreur qui bénéficie d’un bouche-à-oreille très positif. Puis un modérateur du site Fandango a pris le podium pour présenter les premières images de I, Frankenstein. Il s’agit du deuxième passage derrière la caméra de Stuart Beattie, qui a écrit notamment Collateral et 30 Days Of Night. Le trailer, cependant, mettait en avant les producteurs d’Underworld, et il va sans dire que les effets visuels piquent les yeux. La meilleure description peut être :  « un film de Paul Bettany avec Aaron Eckhart dans le rôle de Paul Bettany ».

Gargouilles, démons, arts martiaux, Yvonne Strahowski, et une vague inspiration de Mary Shelley (le film s’ouvre apparemment sur les dernières pages du Frankenstein original) : ça passe ou ça casse. Et en l’occurrence, cela a cassé, ne récoltant qu’une indifférence polie de la part de la plupart du public. On retiendra que l’entraînement a été assez intense pour Miranda Otto, et surtout Aaron Eckhart, qui a gagné en masse musculaire l’équivalent d’un régiment spartiate. Dommage de voir qu’après La Chute de la Maison Blanche et Battle Los Angeles, Eckhart va bafouer son charisme dans des sauteries de ce type.

Puis Francis Lawrence est venu présenter une des sorties les plus attendues de cette fin d’année : The Hunger Games-Catching Fire. Le cast principal avait fait le déplacement : Lenny Kravitz, Josh Hutcherson et Liam Hemsworth, ainsi que Katniss herself, Jennifer Lawrence. Malheureusement, c’est le panel le moins intéressant de la journée. En guise d’extraits, nous avons eu droit à la projection (deux fois) du trailer, qui a ensuite immédiatement été mis en ligne. On comprend que le studio ou Lawrence aient un peu de scrupules à dévoiler leur bébé plus en détail, mais les autres panels ayant été très généreux, cela faisait un peu tâche, surtout en face de milliers de fans qui avaient attendu depuis la veille, pour certains.

L’univers du premier film reste très fortement présent, et l’on voit le symbole que sont devenus Katniss et Peeta pour le District 12, et l’accentuation de la pression sur leurs frêles épaules. L’action est teasée, et non pas montrée, ce qui est un bon point ; mais le trailer ne pique pas la curiosité de ceux qui seraient hermétiques à la franchise. Le panel a été sauvé par les interactions entre Hutcherson et Lawrence, qui restent candides et bon enfant (l’anecdote du baiser morveux a relevé l’ensemble, assez convenu). Jeffrey Wright, un des nouveaux venus à avoir fait le déplacement (Philip Seymour Hoffman est l’autre ajout de taille à la série, mais n’était pas présent), s’est répandu en louanges de ses partenaires. Bref, une déception qui montrait que Lionsgate n’a pas pleinement compris la valeur ajoutée d’une exposition dans le hall H.

Panel à retrouver ici

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