Une Série pour un rédacteur : Les Soprano (saison 1)

Une Série pour un rédacteur : Les Soprano (saison 1)

Note de l'auteur

En septembre, nous vous avions demandé de choisir des saisons de séries à regarder pour les rédacteurs du Daily Mars. Place ce jeudi à Marine qui s’est confrontée aux tribulations de la vie des Soprano.

Photo HBO

Écrire sur Les Soprano, facile à dire mais pas si facile à faire. Est-ce que tout n’aurait pas déjà été dit ? On est en 2014, la série a 15 ans et des livres entiers ont été publiés à son sujet. Que voulez-vous que je puisse bien ajouter du haut de mes 24 ans ? Eh bien peut-être que la réponse est là : Les Soprano, ce n’est pas vraiment une série de ma génération. J’avais 10 ans quand la série à commencé sur HBO, et à l’époque, mon cœur penchait plus pour les aventures de Docteur Quinn femme médecin que pour celle d’un parrain de la Mafia.

De fait, ce texte s’adresse à ceux de ma génération qui ont loupé un truc, ces sériephiles qui connaissent la série de nom, savent qu’elle est un monument du petit écran, mais ne s’y sont jamais attaqué.

Je ne vais rien vous cacher : quand les résultats des votes sont tombés, je n’ai pas vraiment été ravie de devoir regarder Les Soprano. Elle fait partie de ces séries que l’on se dit devoir regarder, en tant que sériephile qui se respecte, pour la culture, tout ça tout ça. Sauf que voilà, j’aime beaucoup les films de gangsters (j’adore Les Affranchis par exemple), mais de là à me taper 86 épisodes sur la mafia… Je n’ai jamais eu le courage de m’y mettre. Du coup, avec ce dossier, il a bien fallu que je me lance (enfin). J’ai donc visionné la première saison du show de David Chase et j’ai découvert qu’en fait, Les Soprano, ce n’est pas une série sur la Mafia.

Photo HBO

À la lecture du synopsis de la série, le coup du mafieux dépressif m’a fait penser à Mafia Blues (bah oui, on a les références qu’on mérite, hein !). Du coup, j’ai eu un peu peur et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et il m’a bien fallu la moitié de cette première saison avant de vraiment rentrer dans le show et d’éprouver un réel intérêt pour ses personnages.

Il a fallu que je découvre de plus en plus Tony Soprano avant de savoir quoi penser de lui. Il a fallu que je vois son abominable mère et la pression de son entourage avant de comprendre tout l’intérêt de la série. Les Soprano, ce n’est pas une histoire de mafieux ; c’est l’histoire de ce chef de famille, ce boss du crime organisé, qui cède à la pression de son quotidien et qui lutte tant bien que mal pour continuer de tenir la barre du navire.

Bien sûr, la Mafia est bien présente, mais elle constitue la storyline de fond, les magouilles qui se trament en arrière plan pendant que l’on regarde Tony et les autres mener de front leur vie de gangsters. Les vraies intrigues portent sur les trahisons familiales, les complots des uns envers les autres, et le principale arc narratif de cette première saison consiste à creuser la source des problèmes psychologiques de Tony Soprano, qui doit finalement jongler entre deux familles : la sienne et la Mafia.

Et que serait la série sans l’incroyable James Gandolfini ? Il a véritablement incarné Tony Soprano à la perfection et lui a donné vie au-delà de toute espérance. Et dire que le choix de l’acteur principal de la série a fait débat au sein de HBO ! La série n’aurait définitivement  pas été la même sans la performance magistrale de cet incroyable acteur.

Photo HBO

La saison 1, c’est la situation initiale de la série. On découvre Tony, on apprend quels sont ses tourments, comment il gère sa vie, ce qui va et ce qui ne va pas dans son quotidien. On découvre également son entourage, sa femme Carmela, sa psy le Dr. Melfi, ses associés, ses ennemis, sa mère… À un rythme relativement lent, toutes les bases de la série sont posées, jusqu’à ce que la fin de la saison fonctionne finalement comme un élément déclencheur pour le reste du show : alors que l’on pourrait se demander comment tout cela peut bien durer 6 saisons, la fin du premier chapitre lance de nouvelles pistes pour la suite de l’histoire des Soprano.

En regardant cette première saison, j’ai compris ce dont tout le monde parlait, ce pourquoi Les Sopranos est jugée comme l’une des meilleures séries de l’historie de la télé. C’est indéniablement bien joué, brillamment écrit et réalisé, et tout se tient de façon très solide. Même si le rythme de la série peut en laisser plus d’un perplexe, il n’y a pas vraiment de temps mort, une certaine tension est toujours maintenue.

Avec les premiers épisodes de la saison 1, je ne m’attendais pas à finalement apprécier la série. Puis, je suis devenue de plus en plus intriguée, j’ai appris à m’attacher, d’une certaine façon, à Tony Soprano et je veux continuer à suivre ses aventures. Je veux savoir où tout cela va mener. Alors contre toutes mes attentes, je vais poursuivre le visionnage des Soprano avec un intérêt grandissant.

 

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