• Home »
  • CINÉMA »
  • INTERVIEW : Christophe Lambert : “Vercingétorix, la pire expérience de ma vie »
INTERVIEW : Christophe Lambert : “Vercingétorix, la pire expérience de ma vie »

INTERVIEW : Christophe Lambert : “Vercingétorix, la pire expérience de ma vie »

Christophe Lambert version 2013 (Crédit photo : Gerard Giaume H&K).

Ca ne lui suffisait pas d’être Immortel, le voilà président. Et sur tous les écrans en plus, le bougre : après avoir régné sur le jury du 20e festival international du film fantastique de Gérardmer, où la courte interview qui suit a été réalisée, voilà  que notre Highlander forever présidera le jury Séries TV du prochain Festival de télévision de Monte Carlo. Opportunistes lamentables que nous sommes, nous en profitons pour sortir du placard cet entretien où le comédien à la filmo la plus invraisemblable de ces 30 dernières années revient sur son passé et son futur. Sans regret ni langue de bois.

Dans quel état trouvez-vous le cinéma fantastique à l’heure des 20 ans de Gérardmer ?
Je pense qu’à force de trop galvauder ses propres recettes, le fantastique a un peu perdu ses lettres de noblesse vis à vis des producteurs, des acteurs et du public. Quand je me rappelle des éditions du festival d’Avoriaz à la grande époque, on y trouvait Duel, Mad Max… Aujourd’hui j’ai l’impression que le fantastique est à nouveau considéré comme un sous genre. Alors que c’est un réservoir à talents, où l’on peut montrer une belle histoire avec peu de moyens… Et pourtant il y a une vraie panne du film de genre en ce moment.

Vous même dans les années 80, vous tourniez avec de grands réalisateurs. Vous ne regrettez pas le tour pris par votre carrière depuis ?
Non. Je revendique tous les films que j’ai fait. C’est le passé, une fois que c’est fait c’est trop tard pour regretter. Tous les films que j’ai fait, j’ai aimé les tourner. Ensuite, c’est bon, moyen ou très mauvais et puis voilà, c’est le jeu ! Je ne vis pas dans le passé. Même dans ce qu’il y a de pire dans ma filmographie, j’ai pas de regret. C’est vrai que j’ai eu de ces critiques…. mais ça ne me dérange pas !

Vercingétorix, de Jacques Dorfmann (2001). Le summum de la crème du nanar pour une filmo lambertienne déjà bien pourvue en la matière. Le réalisateur n’a plus jamais rien tourné depuis ce désastre critique et financier.

Aucune ne vous a jamais atteint ?
Non sinon j’aurais dû mourir au moins pour un film : Vercingétorix. J’aimais bien les critiques qui me disaient “Hé, Christophe, réveille toi !” mais pour d’autres ça tournait à l’attaque personnelle. Mais essayez de comprendre : accepter un personnage comme Vercingétorix pour un acteur, c’est un rêve, c’est génial ! Mais une fois sur le plateau, vivre ce que j’ai vécu c’était… (il ne finit pas sa phrase). Le réalisateur était dans tous les sens et dés la première semaine de tournage, j’ai compris qu’on allait droit dans le mur, c’était la catastrophe. Dans ce cas là vous vous dite : “Bon, j’ai 4 mois de tournage, il va falloir y être à 1000% au lieu de cent”. De fait, je faisais plus office de producteur, psychologue, directeur de seconde équipe, je ne décrochais jamais. Ce fut mon tournage le plus dur sur un plan psychologique et humain. Ca m’a appris à bien me renseigner sur le metteur en scène et son style de vie avant d’accepter un film. Pour le reste… même sur Fortress 2, je me suis marré !

Avez vous été approché pour le remake en cours de Highlander avec Ryan Reynolds ?
Ouais ca fait cinq ans qu’ils essaient de monter ce projet hein… Je ne participerai pas au film, j’en ai pas envie. Où vont-ils trouver un Queen, dont la musique est toujours aussi géniale et actuelle sur le premier ? Si j’étais eux je ferais pas un remake, mais un reboot, il faut garder le thème de l’immortalité mais sortir complètement du premier Highlander sinon je ne vois pas l’intérêt.

Et vos prochains projets donc ?
Je viens de finir le film Electric Slide, basé sur une histoire vraie incroyable qui s’est déroulée dans les années 80 : un jeune comptable de trente ans ( joué par Jim Sturges) qui, du jour au lendemain, pète les plombs et attaque soixante banques en Californie du Sud en trois mois avec un pistolet en plastique (!!!). J’incarne une sorte de mafieux européano-américain, propriétaire de boites de nuits/bars à putes et qui cours après le héros pour lui réclamer du pognon. Le scénar’ est tellement bien écrit, drôle, c’est une histoire formidable et mon rôle est tellement haut en couleurs : je porte des costumes vert foncé, violet avec des chemises à fleurs, des grosses lunettes à la mode des années 80. C’était top ! J’ai fait aussi une série télé avec Xavier Durringer : La Source, basée sur l’univers du contre-espionnage, des rétro commissions… tout ce qu’on ne sait pas vraiment sur les coulisses des multinationales. On a fini le tournage avant Noël pour France 2.

Partager