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Vieux con (critique de « Maintenant, c’est ma vie », de Kevin Macdonald)

Vieux con (critique de « Maintenant, c’est ma vie », de Kevin Macdonald)

Note de l'auteur

How I Live Now

« Halala, tous ces jeunes avec leurs téléphones machins et leurs tablettes bidules. Il leur faudrait une bonne guerre à ces p’tits cons. Ça les ferait réfléchir ! » C’est en substance ce que l’on peut retenir du dernier film de Kevin Macdonald (Le dernier roi d’Ecosse) qui nous balance avec How I Live Now, une version neuneu et particulièrement réactionnaire de la vie après la bombe. Voici comment.

Prenons Daisy (Saoirse Ronan qui peut ajouter une nouvelle casserole à sa batterie). Daisy est une ado de 16 ans qui a trop la rage parce que son père c’est trop un connard et qui se réfugie dans son itruc avec des groupes qu’ont trop la haine de la société. Daisy, comme tous les ado de son âge, est en proie à tout plein de doutes et de questions qu’elle entend dans sa tête et nous aussi. Elle n’est sûre de rien Daisy, sauf que son père c’est trop un connard et que trop fuck la société. Bref, Daisy est une pisseuse. Mais grâce à la guerre, elle va devenir une femme, une vraie. Elle découvre d’abord les joies de la vie à la campagne, youkaïdi, youkaïda, en compagnie de charmants bambins tout droit sortis de la saga Harry Potter. Et puis surtout, elle tombe amoureuse. Ben ouais, une gonzesse, c’est surtout fait pour tomber amoureuse du premier bellâtre venu. Si en plus il est un peu taciturne et qu’il murmure à l’oreille des vaches, alors là, c’est le coup de foudre.

On ne va pas vous raconter toute l’histoire, les amants déchirés par la guerre, tout ça, on va directement passer au final, ça vous fera gagner du temps. Car oui, on vous l’avait promis, grâce à la guerre, petite Daisy devient grande, elle oublie vite tous ses petits problèmes personnels à la con pour s’occuper des choses importantes comme prendre soin de son foyer et se consacrer corps et âme à son homme. Terminé les questions, papa n’est plus un connard, on fuck plus la société, on n’écoute plus de groupes qu’ont trop la haine, on n’écoute plus de musique du tout d’ailleurs. On reste gentiment chez soi à faire la cuisine, la vaisselle, le ménage et torcher les mômes, pendant que son homme, lui, fait pousser des roses… Bobonne tu es, bobonne tu seras. Et on est contente et on sourit ! Parce que ça pourrait être pire. Pourrait y avoir la guerre, pigé ?

Ça peut paraître complètement dingue, mais c’est en gros la morale du film. Merci Kevin, grâce à toi, toutes nos petites adolescentes vont enfin apprendre à rester à leur place et arrêter de nous emmerder avec leurs petits problèmes, « et je veux devenir médecin, ou avocate, et la parité machin ». Nan mais, des nèfles ouais ! Moi je vous le dis, une bonne guerre, y’a que ça de vrai !

 

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