On a vu… la petite liste des vœux sériephiles

On a vu… la petite liste des vœux sériephiles

Qu’elle est vilaine cette photo promo…

C’est de saison. Comme ranger les guirlandes, reprendre le sport et les bonnes résolutions. Sauf que c’est moins déprimant, moins fatiguant (qui a dit « illusoire » ?) et que ça n’engage pas à grand’chose. Cette année, en plus de vous souhaiter à mon tour une excellente année 2014, j’ai choisi de formuler des vœux autour des séries.

Oui, parce qu’au delà de ma décision farouche de rattraper mon retard sur autre chose que des séries décevantes (j’ai passé la fin d’année entre le Kentucky, l’Illinois, le Texas et la Nouvelle Orleans, si vous voulez tout savoir), j’aimerais bien que plusieurs des shows que j’ai regardés en 2013 (ou qui arrivent en 2014) me fassent vibrer.

Voilà pourquoi j’ai décidé de faire la liste ci-dessous. C’est l’occasion de faire, par ricochet, le point sur plusieurs choses qui me contrarient. C’est aussi le moment de faire le plein de vœux pieux qui se fracasseront sans doute sur la digue de la réalité, mais bon, ça c’est autre chose.

Et donc, je souhaite :

Plus de densité pour le personnage d’Andy Samberg, dans Brooklyn Nine Nine

Dan Goor et Mike Schur ont créé une comédie sympa. Avec de bons acteurs (Braugher, Crews, Peretti), des personnages attachants (Terry) mais un premier rôle souvent trop léger. Rétrospectivement, je me suis rendu compte que lorsque je trouvais un épisode décevant, c’est parce que Jake Peralta avait été encore plus lourd que la dinde à Noël. En fait, dès que la série s’enfonce dans la facilité, elle m’agace. Ce serait donc bien que ça change.

Jon Seda, en mode David Simon, pour Chicago PD

J’ai passé mes vacances devant la saison 2 de Treme. J’en suis arrivé à la conclusion que celui qui joue Nelson Hidalgo est vraiment capable du pire comme du meilleur. Du coup, j’aimerais bien que le nouveau cop show de NBC ne récupère pas le comédien que l’on voit dans la saison 2 de Close to Home. A mon avis, en fin de semaine, j’aurai perdu toutes mes illusions à ce sujet. Merci d’avance, Brandt, Haas et Olmstead.

Des cours de comédie à Anna Faris

Dans la famille « comédiens boulets », je demande la fille cette fois. Une partie de moi voudrait être complètement emporté par Mom, la comédie produite par Chuck Lorre. Quand Allison Janney est à l’antenne, c’est souvent le cas. Quand c’est Faris, beaucoup, beaucoup moins. Jusqu’ici, la blonde n’a en réalité fait illusion qu’une seule fois, lors de la première apparition de Justin Long. C’est peu.

Des nouveaux showrunners pour The Michael J. Fox Show

Je le dis d’autant plus facilement que je ne regarde pas la série. En tout cas pas encore, étant donné les cris d’horreur poussés par Dominique Montay à ce sujet. Il se pourrait que je regarde ça quand la saison 2013/2014 sera terminée. Mais comme je ne veux pas que la série avec l’ex-Mike Flaherty de Spin City soit mon nouveau The Mindy Project (cette comédie à laquelle, à la fin de chaque épisode de la saison 1, je me suis dit « Mais pourquoi ? »), j’ai l’impression qu’un changement de showrunner (Greg Daniels ? Les frères Cullen de Back in the Game ?) ne serait pas une mauvaise idée.

Victor Fresco à la tête de Sean Saves The World

Comment ? C’est déjà le cas ? Arrêtez de me faire des blagues : on vient de passer le 1er janvier, pas le 1er avril ! Et puis franchement, si le créateur de Better off Ted pilotait l’écriture de cette série, ça se verrait, non ?

Photo ABC Studios

Un équilibre préservé pour The Neighbors

Modern Family et The Middle exceptées, les comédies d’ABC ont un peu du mal à s’installer dans la durée. Soit elles sont flinguées par une diffusion en dépit du bon sens (Don’t Trust the Bitch…), soit elles connaissent un méchant coup de mou (la dernière saison d’Happy Endings). J’ai peur que ça arrive à ma chouchoute de 2013. J’espère avoir tort.

La confirmation et un peu plus de vigilance pour Hannibal

J’ai bouclé mon visionnage de la comédie crypto-gay de NBC juste avant Noël. En résumé, trop tard pour l’intégrer dans mon bilan 2013, mais assez tôt pour voir que ce n’est pas une comédie crypto-gay. Je pense qu’elle aurait fini dans mon top 5 si je l’avais vu plus tôt. C’est superbe visuellement, très maîtrisé et j’ai adoré tout le travail sur la notion de perception en fin de saison.

Deux choses me chagrinent cependant : l’extrême noirceur du projet (comment aller encore plus loin ? Je redoute le moment où je saturerai) et quelques détails ici et là. J’ai bien compris que Will est un agent hors pair, qu’il déduit plus justement et plus vite que tous les autres. C’est d’ailleurs très bien mis en scène, très bien explicité, dans les premiers épisodes. Sauf que plus la saison avance, moins Fuller et sa bande ne prennent soin d’expliquer comment il déduit ce qu’il s’est passé sur les scènes de crime. Il déduit, point.

Mads Mikkelsen, alias le Dr Hannibal Lecter dans Hannibal.

S’il est évident que le cœur du récit n’est pas dans le caractère procédural des investigations, j’avoue être (légèrement) gêné par ce petit côté « il suffit de le poser à un endroit et d’appuyer dessus comme un diffuseur de saveur parfumée pour qu’une délicieuse fragrance d’explication embaume les espaces plein de cadavres plus ou moins putréfiés ». Un peu de « Indice A + Indice B = conclusion C » (je grossis, le trait, soyons clairs) ne serait pas un mal dans un univers où beaucoup de gens ont compris que deux et deux ne font vraiment pas quatre, psychologiquement parlant.

A côté de ça, si un personnage pouvait apporter un peu de quoi respirer (sans tomber dans le comique balourd… et complètement inadapté, pour le coup), ce serait peut-être une bonne chose également.

Et vous, vous souhaitez quoi de neuf dans vos séries pour cette année ?

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