On a vu… que David Walton est encore de retour (dans About a boy)

On a vu… que David Walton est encore de retour (dans About a boy)

Note de l'auteur

La télé américaine a son lot d’acteurs qui plaisent aux producteurs mais ont toutes les peines du monde à trouver le public. L’un d’eux fait son retour le mardi soir sur NBC : David Walton, à la tête d’About A Boy. Pour enfin s’imposer ?

Photo Universal Television

Photo Universal Television

Sur le papier, c’est plutôt effrayant. Une comédie, diffusée sur NBC, produite par un duo qui a échoué avec sa dernière incursion dans le monde de la télé (Robert De Niro et Jane Rosenthal ont produit la courte NYC 22, avec Adam Goldberg, pour CBS). Pour un pilote mis en scène par le réalisateur du premier épisode de Revolution. Avec un acteur principal qui collectionne les gadins. Fermez le ban.

Bon d’accord, on force un peu le trait. Au cinéma, De Niro et Rosenthal ont fait le plein de billets verts avec les Mafia Blues et la saga Mon beau-père et moi. Sur grand écran toujours, Jon Favreau a aussi réalisé Iron Man. Quant à David Walton, eh bien… non, il n’y a rien à faire : quand il est acteur principal, ça n’a jamais marché.

Dans une certaine mesure, c’est frustrant. Ce n’est ni Tyler Labine (et son jeu super crispant) ni Matthew Perry (et son incapacité à se renouveler). Plus d’une fois, il a manqué de bol (Bent et 100 Questions n’étaient pas les projets les plus honteux diffusés sur un network). Mais ce n’est pas non plus inexplicable : on ne l’a jamais vu sublimer le veau (comme on dit le lundi soir sur M6) en livrant une prestation transcendante (comme l’ensemble du casting de Perfect Couples).

Dans About a Boy, Walton reprend le rôle tenu par Hugh Grant dans Pour un garçon (en anglais, About a Boy : c’est bien, vous suivez). Un film réalisé par Chris et Paul Weitz, adaptation d’un roman de Nick Hornby déjà produite par De Niro et Rosenthal en 2002. L’histoire, c’est celle de Will, ex-leader d’un groupe de musique, célibataire immature et dragueur invétéré, qui voit débarquer une femme et Marcus, son fils d’une dizaine d’années, dans une maison juste à côté de la sienne.

Mange, David : tu ne sais pas si tu pourras le faire à la rentrée...

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Si l’argument de départ n’est pas d’une grande folie (mais attend-on vraiment cela des networks aujourd’hui ?), si le script du premier épisode livre son lot de scènes convenues (mais une comédie américaine peut-elle éviter cela quand elle doit planter un univers et des personnages en 22 minutes ?), ce premier épisode a une qualité. Au milieu de la brouette de comédies familiales franchement bof proposées depuis la rentrée, quelque chose passe.

Entre David Walton et Benjamin Stockham (le petit Marcus), il y a les bribes d’une alchimie qui ne demande qu’à se développer. Des bribes qui font sourire plus que rire (il y a quelques bonnes répliques), mais le potentiel du projet a un socle : c’est cette relation. Et certainement pas ce qui se passe entre Minnie Driver (Fiona, la mère de Marcus)  et le reste du monde (mais ça peut se corriger).

Peut-être suis-je indulgent parce que Jason Katims (Friday Night Lights, Parenthood) fait partie des producteurs, mais About a Boy impose tant bien que mal une relation intéressante entre deux gamins d’âges différents. Soyons clairs : tout est à faire, tout est à construire en la matière. Mais il y a un embryon de sincérité à surveiller. On verra où tout cela nous mène. Cependant, c’est déjà ça : je n’ai  rien trouvé de tel dans Sean Saves The World.

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