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Retour sur une large sélection de webséries (en direct de Séries Mania)

Retour sur une large sélection de webséries (en direct de Séries Mania)

La série québecoise "Agent Secret".

La série québecoise « Agent Secret ».

Mardi 29 avril, c’était jour de première : si le festival propose depuis plusieurs éditions une sélection de séries venues du web, c’est la première fois que celle-ci faisait l’objet d’une projection en salle au Forum des images. Comment c’était ? On vous donne notre avis.

Douze séries, venues du web mais aussi et surtout de France, d’Espagne, de Suisse, du Québec ou encore des USA. Douze séries qui lorgnent le plus souvent vers la comédie, qui aiment (vraiment) beaucoup le format shortcom quand elles sont françaises et sont parfois… très étranges quand elles viennent d’ailleurs.

Agent Secret (Québec)

Tom est un agent secret hyper-entraîné, mystérieux et colérique. Il n’a qu’un but dans la vie : détruire le mal. Il travaille pour l’Agence et son Patron lui confie régulièrement des missions, la plupart du temps assez dangereuses, mais souvent plutôt improbables.

Créée par Simon Lacroix et Julien Hurteau, ce projet visuellement très réussi est un de nos chouchous du rendez-vous. C’est très drôle et très rythmé. En tout cas dans l’épisode 1 qui nous a beaucoup plu.


Agent Secret – Saison 1 épisode 1 [Websérie] par forumdesimages

Break ups (Suisse)

La rupture, une drôle d’expérience ? C’est ce que laisse à penser cette création suisse de Ted Tremper : chaque épisode dure un peu plus de trois minutes et illustre avec un ton décalé diverses ruptures interprétées par une quarantaine de comédiens. Les différentes situations exposées sont tantôt drôles tantôt sombres, mais elles font souvent mouche. Nous, on a aimé.

El Gran dia de los feos (Espagne)

Sortie en 2013, la web-série de Nabil Chabaan et David Tesouro est la première qui s’intéresse de près à la dictature de la beauté. Mijail I le Magnifique y sème la terreur en persécutant les personnes laides : toute personne ne correspondant pas à ses exigences esthétiques est exterminée.

Chouette de la SF, et espagnole en plus ! L’idée avait de quoi séduire. Dans les faits, ce n’est pas vraiment ce qu’on peut dire. C’est assez touffu et en même temps, pas très attirant visuellement. On passe.

Camweb (France)

Confortablement installées devant leur ordinateur, Aglaé et Isabelle, deux trentenaires, filment avec leur webcam leurs délires sur internet. Les sujets qui sont pour la plupart très ‘’girly’’ (l’amour, les bébés, le célibat, etc.) font de cette web-série une sorte de journal intime 2.0 où tout est partagé avec une spontanéité remarquable.


Camweb 3×08: En cloque par Camweb
Le projet commence à avoir de la bouteille (la création d’Aglaé Dufresne et Isabelle Joly a déjà trois saisons au compteur) et il est très bien maîtrisé. Rythme, humour, esprit : tout y est pour passer un bon moment.

Ghost Ghirls

Maisons hantées, fantômes, morts subites et étranges… : deux belles « ghost ghirls » au brushing impeccable sont chargées de résoudre des phénomènes paranormaux dans l’Amérique d’aujourd’hui.

Un autre coup de coeur. Le duo d’actrices vedette fonctionne très bien et les textes/vannes sont d’une efficacité redoutable. Dépêchez-vous de la découvrir.

 

Féminin / Féminin (Québec)

Comme son nom l’indique, la web-série s’intéresse aux femmes et plus particulièrement aux femmes homosexuelles. Elle a d’ailleurs été produite par LSTW (LezSpreadTheWord), un site web qui s’intéresse à l’univers lesbien.
Dans le premier épisode mis en ligne en janvier 2014, la réalisatrice part à la rencontre d’un groupe d’amies qui sont pour la plupart homosexuelles et filme leurs échanges spontanés sur le monde des lesbiennes. Les différentes scènes sont tournées en caméra portée et constituent une sorte de recueil de témoignages évoquant une approche documentaire.

On a bien aimé ce projet parce qu’il avait un ton bien à lui. Si la comédie a sa place dans le récit, celle-ci s’appuie d’abord sur la subtilité des échanges. Une des œuvres les plus originales de la sélection.

Libres (Espagne)

Sept jeunes décident de quitter la ville et de commencer une nouvelle vie dans un village désert des Pyrénées aragonaises. Si les premiers jours sont vécus comme un paradis enchanté, très vite chacun va devoir composer avec les difficultés et les rivalités de leur nouvelle communauté.

L’idée est belle, elle est aussi pleine de potentiel. Reste un problème, et un gros : la structure dramatique du premier épisode est plus que bancale. Résultat des courses : l’exécution du projet est plutôt raté.

The Hinterlands (USA)

The Hinterlands est une web-série musicale qui suit les mésaventures de Paul, un adolescent harcelé à l’école à cause de son homosexualité. Le jeune homme vit à la campagne et se bat quotidiennement contre l’intimidation et les préjugés dont il est victime.

Là aussi, il y a de l’idée. Là aussi, la mise en pratique cloche assez méchamment. Un impair qui se paie comptant lorsque l’on s’essaie à un genre aussi exigeant que la comédie musicale…

On habite au 65 (France)

Ce coup-ci, on suit les mésaventures de Jean, Jérôme, Yanik et de leurs voisins, habitant tous à Paris à la même adresse. Le format court mis en scène par Maxime Potherat est au service d’une succession de gags et répliques souvent efficaces. On ne peut pas dire que ce soit révolutionnaire mais la mission numéro 1 est remplie : divertir avec simplicité et une jolie dose d’énergie.

High Maintenance (USA)

Créée par un couple marié, Ben Sinclair et Katja Blichfeld, cette web-série suit tout au long des épisodes un dealer (joué par Sinclair) chez ses clients new-yorkais. Le côté anthologique est malin : il offre plein de possibilités. Y compris suivre de vrais allumés, comme dans Qasim, l’épisode projeté pendant le festival. Pour le coup, rentrer dans l’univers de la série avec cette histoire est plutôt gonflé. Nous, on l’avoue : on était un peu paumé après la séquence finale (et le générique).

Les Textapes d’Alice (France)

Inspirée du Tumblr du même nom, Les Textapes d’Alice met en scène la vie d’une trentenaire ultra-connectée qui balance entre son envie de rester célibataire et celle de partager sa vie avec quelqu’un. Elle passe sa journée à jouer avec les « mecs » sur Internet et à partager son quotidien sentimental avec ses « amis » via Facebook.

Si les trois premiers épisodes de la série (ceux projetés ce mardi) ne sont pas les meilleurs, la série mérite bien le coup d’œil. D’ailleurs, on vous en a déjà parlé…

Parked (Canada)

Ils s’appellent Tim, Jesse et Davinder, ont la trentaine et sont papas. Accompagnés de leurs enfants, ils se retrouvent régulièrement au parc avec leur copain Josh, le seul célibataire de la bande. Les trois personnages jouent des rôles peu conventionnels vu que ce sont eux qui gardent leurs enfants pendant que leurs femmes travaillent. Langage vulgaire et chopes de bière font également partie de leur quotidien.

Là aussi, on a bien aimé. L’humour est souvent trash mais il n’est pas dépourvu de fond. Du coup, on suit cette histoire avec attention.

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