X-Files en 20 épisodes : One Breath (Coma) [2×08]

X-Files en 20 épisodes : One Breath (Coma) [2×08]

Note de l'auteur

Lancée le 10 septembre 1993, The X-Files fêtera ses vingt ans à la rentrée. A l’approche de cet événement le Daily Mars va passer tout l’été avec la série culte créée par Chris Carter, qui rassembla les fans de fantastique, d’horreur et de science-fiction tout au long des années 90, au fil de ses quelques 202 épisodes. Nous vous proposons de vous raconter l’histoire de The X-Files en vingt épisodes. Dans ce cinquième volet, nous nous intéressons à l’épisode qui marque le retour de Scully après son enlèvement.

Entre la vie et la mort, il y a une barque, apparemment.

La mère de Scully a abandonné tout espoir que l’on retrouve sa fille en vie. Cependant, celle-ci réapparait soudain dans un hôpital, plongée dans un coma profond. Guidée par une présence rassurante, Scully tente de se raccrocher à la vie, tandis que Mulder enquête pour comprendre ce qu’on lui a fait, et savoir s’il peut la sauver. Skinner décide de lui fournir l’adresse de l’Homme à la Cigarette, pour qu’il puisse se venger. Mais Mulder renonce à le tuer et envisage plutôt de démissionner…

Scénario: Glen Morgan & James Wong. Réalisation: R.W. Goodwin. Première diffusion Fox : 11 novembre 1994 ; première diffusion M6 : 29 septembre 1995. Guests: Mitch Pileggi (Skinner), Steven Williams (Mr. X), Sheila Larken (Margaret Scully), William B. Davis (L’Homme à la Cigarette), Bruce Harwood (Byers), Dean Haglund (Langly), Tom Braidwood (Frohike).

 

Un autre X-Files

« One Breath » est un épisode de The X-Files fascinant parce qu’en terme de style et de tonalité, il est totalement à part du reste de la série. C’est, pour une part, une sorte d’expérience éditoriale : les deux scénaristes Glen Morgan et James Wong souhaitaient explorer un autre versant, davantage positif, du paranormal. Mais « One Breath » est aussi une fenêtre ouverte vers un autre X-Files, une autre version de la série, ce qu’elle aurait pu devenir si Morgan & Wong étaient restés dans l’équipe, et s’ils avaient imprimé durablement leur marque sur sa mythologie, alors naissante en ce début de deuxième saison.

Duane Barry, soumis à la torture des expériences des extraterrestres

Bien sûr, il s’agit aussi de la conclusion d’une arche narrative majeure, fondatrice au sens premier, puisqu’elle allait continuer d’avoir des répercussions jusqu’à la conclusion de la série, à la fin de sa neuvième saison. Je parle bien entendu de l’enlèvement de Scully par la Conspiration – un événement narratif que les scénaristes avaient été quasi obligés d’introduire pour faire face à la grossesse de Gillian Anderson, comme nous l’évoquions précédemment dans cette série d’articles. Cette arche avait débuté via l’épisode « Duane Barry », dont la première partie avait été non seulement écrite, mais aussi réalisée par Chris Carter. Son tout premier passage derrière la caméra, qui n’avait pas été sans générer un certain stress au sein de l’équipe.

« Mettre en scène pour la première fois, c’est un cauchemar pour tout le monde, » commente le coproducteur exécutif et réalisateur occasionnel Bob Goodwin. « Alors faire de cette première fois un épisode de The X-Files, c’est dément. Nous avons renvoyés tellement de réalisateurs chez eux dans des sacs mortuaires ! Mais Chris l’a fait et il l’a très bien fait » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996].

Après un seul épisode s’absence (le très raté « 3 », aussi écrit par Morgan & Wong qui s’étaient appuyés dans l’urgence sur une esquisse de scénario laissée par Chris Ruppenthal, qui avait fait partie de l’équipe des scénaristes quelques semaines à la fin de la première saison), c’était donc au duo de gérer la réintégration de l’agent Scully dans la série.

« La série était si sombre et si lugubre, Jim [Wong] et moi avons le sentiment qu’il y a un coté du paranormal positif – les phénomènes des anges, d’espoir et de paix. Nous voulions traiter de ce coté. Il y a une ligne de dialogue dans laquelle la sœur de Scully dit : ‘‘Ce n’est pas parce qu’une croyance est positive et tournée vers le Bien qu’elle est stupide ou niaise,’’ c’était le thème de l’épisode » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996]. A l’écran, l’envie de Glen Morgan se traduit par le voyage symbolique et spirituel de l’agent Scully, représenté par plusieurs images oniriques, d’inspiration new age. « One Breath » est essentiellement un drama hospitalier, et ne figure donc pas parmi les épisodes les plus spectaculaires. Mais l’attention apportée à la mise en image, malgré les contraintes de budget, lui donne un certain cachet (pour peu qu’on ne soit pas d’humeur cynique, auquel cas il reste possible de trouver l’ensemble simplement ridicule). C’est notamment le cas de la jolie transition qui figure le réveil de Scully, à la fin de l’épisode, dans laquelle son lit passe de la forêt de ses rêves à l’unité de soin intensif de l’hôpital dans laquelle elle se trouve en réalité.

Du Coma à la réalité…

L’expérience onirique de Scully pendant son coma fut inspirée par la lecture d’un livre, Raising the Dead de Richard Selzer, un chirurgien. « Il était dans son bureau et, d’un seul coup, il se retrouve allongé sur le sol, ausculté par un urgentiste, avec sa femme qui panique, » raconte Morgan. « En fait c’était la maladie du légionnaire. Il était dans le coma. Cette personne a écrit un journal de ce qu’il a vécu dans cet état de conscience, qui est fascinant. L’intention originelle était de traiter de cela dans tout cet épisode. Je voulais faire ça depuis le début de la saison. Je pensais que ce serait une super opportunité pour David Duchovny, et puis finalement cela s’est intégré à la situation de la grossesse de Gillian. Il fallait qu’elle reste couchée de toute façon » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996].

Cet axe se retrouve très limité par la nécessité de ménager Gillian Anderson, de retour sur le plateau huit jours après son accouchement. En dehors des deux dernières minutes, Scully reste allongée ou assise, sans bouger ni parler. L’actrice s’est d’ailleurs plusieurs fois endormie sur le plateau, pendant que les caméras tournaient et que ses partenaires jouaient autour d’elle.

Il faut donc développer une partie importante complémentaire, autour d’un autre voyage émotionnel : celui de Mulder confronté aux conséquences sur les autres de sa quête personnelle. Morgan & Wong essaient de répondre à David Duchovny, qui les avait mis au défi d’écrire pour son personnage un épisode aussi puissant que « Beyond the Sea » [1.12] l’avait été pour Scully. Les deux scénaristes avaient déjà tenté de répondre à cette commande avec « Little Green Men » [2.01], et ils ressaieront une troisième fois deux ans plus tard, avec « The Field Where I Died » [4.05], ce qui est une façon d’admettre qu’ils ont échoué les deux premières. Sans doute aussi, là où Chris Carter était très en phase avec Mulder, Glen Morgan et James Wong avaient-ils d’avantage d’affinités créatives avec le personnage de Scully. Le frère de Glen, Darin Morgan, emprunterait d’ailleurs bientôt ses pas :

« La plupart des épisodes montrent Mulder avoir raison. Mais j’ai toujours pensé que si une personne normale parlait de ce dont il parle, vous vous diriez : ‘‘ce type est malade !’’. Il est censé être intelligent, mais je ne l’ai jamais vu ainsi. Il a juste davantage de chance dans ses explications. Scully, même si elle est sceptique, a la bonne approche quand elle dit ‘‘je ne crois pas à ça’’. Avant que j’écrive pour la série, Muler me semblait le personnage le plus intéressant, mais une fois que j’ai commencé à écrire, je me suis rendu compte que je préférais Scully » [Darin Morgan, par Paula Vitaris, Cinefantastique, 28 octobre 1996].

Cette partie d’épisode centrée sur Mulder aurait pu retrouver une forme traditionnelle, d’autant qu’elle est très ancrée dans la mythologie de la série. Non seulement beaucoup de personnages importants apparaissent (Skinner, Mr X, les Lone Gunmen, l’Homme à la Cigarette), mais le scénario propose aussi des indices importants dans la résolution de certains mystères.

Mais en vérité, nous ne sommes pas du tout dans un X-Files traditionnel. « One Breath n’avait pas grand-chose à voir avec les trucs habituels de X-Files, » confirme Bob Goodwin. « Son sujet était davantage les émotions et les drames humains, les relations » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996]. C’est une autre version de X-Files, character-driven, c’est-à-dire dont la narration est portée par les personnages, comme c’est le cas en réalité dans la majorité des scénarios de Morgan & Wong, et en particulier dans leurs meilleurs, alors que la vaste majorité du reste de la série est story-driven : ce sont les intrigues qui provoquent les révélations et les évolutions des personnages, et non l’inverse. Dans « One Breath », la dimension soap – bien présente dans toute la série : la mythologie est largement un grand soap centré sur les Mulder, dont le secret de famille est que le travail du père a forcé à ce que l’un de ses enfants, Samantha, soit enlevé par les extraterrestres – est plus prononcée, assumée. Le script est porté sur l’exploration de l’univers intérieur des personnages, et plus encore sur les relations qu’ils ont entre eux. En particulier, Morgan & Wong explorent successivement la relation de Mulder avec Skinner, son nouvel informateur Mr X et avec l’Homme à la Cigarette, dans une grande scène de confrontation assez mélodramatique extrêmement rare dans la série. Toutes ces relations ne seront explorées qu’avec une extrême parcimonie dans la suite de la série, ce qui rend d’autant plus inhabituel que plusieurs le soient dans le même épisode.

Melissa Scully: l’exact inverse de sa sœur  (au risque de friser la caricature)

Une quatrième relation explorée concerne Mulder et un nouveau personnage : la sœur de Scully, Melissa. Un rôle que les Wongs ont écrit spécifiquement pour Melinda McGraw, qui jouait dans The Commish, une série pour laquelle ils avaient écrit. « Il y avait une attraction entre Mulder et Melissa, » commente Melinda McGraw. « Certainement du coté de Melissa. Nous avons parlé de la possibilité [d’une relation] mais je crois que pour des raisons diverses ce n’était pas possible. Mulder venait d’avoir une romance dans l’épisode de la semaine précédente » [Family Ties, par Paula Vitaris, Cinefantastique, octobre 1995].

A force, Morgan & Wong auraient pu imprimer davantage encore leur marque sur X-Files, et faire bifurquer assez profondément sa course en forçant ce très grand pudique qu’est Chris Carter à mettre les émotions en avant et à ne plus simplement les laisser dans le sous-texte. Mais ils ont déjà un pied dehors.

Ils signeront encore un seul épisode, « Die Hand Die Verletzt » [2.14] avant de partir s’occuper du Pilote de Space : Above and Beyond. Dernier cadeau avant leur départ, ils convaincront Carter de laisser un autre ancien de 21 Jump Street, Kim Manners, le réaliser. Manners réalisera plus d’épisodes que n’importe qui d’autre : 52, soit plus du quart de la série. Dans cet épisode, Mulder et Scully affrontent une professeure de science maléfique, peut-être même le Diable en personne, qu’ils n’arriveront évidemment pas à arrêter. En partant, celle-ci leur adresse un message sur le tableau noir de sa salle de classe : ‘‘ce fut un plaisir de travailler avec vous’’. C’était aussi un message de Glen Morgan et James Wong à l’adresse de l’équipe de la série. Ils reviendront plus tard, en quatrième saison, après l’annulation de Space : Above and Beyond. Le deuxième départ qui s’en suivra sera nettement moins cordial. Mais c’est une autre histoire…

 

Continuité

Les Lone Gunmen ont ajouté un quatrième membre à leur groupe, The Thinker, un hacker dont ils ignorent tout, puisqu’ils ne dialoguent avec lui que par Internet. The Thinker fera reparler de lui dans l’épisode final de cette deuxième saison, quand il parviendra à pirater les serveurs du département de la défense, et accéder aux dossiers MJ concernant les extraterrestres.

Gorge Profonde avait prétendu dans l’épisode « E.B.E. » [1.16] que c’était d’avoir tué qui l’avait conduit à trahir les conspirateurs ; X, à l’inverse, est manifestement un tueur, habitué aux basses besognes. Une évolution imprimée par Morgan et Wong pour assurer la survie du personnage, que le changement de distribution de dernière minute dans « Sleepless » n’avait pas totalement sauvé. « Au début, l’arrivée de Steve ne se passait pas très bien, » explique Glen Morgan. « Ils n’en étaient pas très contents. J’ai dit : ‘‘Jerry Hardin a tellement apporté au rôle de Gorge Profonde, et on se retrouve à donner à Mr X des dialogues de Jerry. Mais Steve est un bon acteur, et c’est pour ça qu’on a pu faire la scène de cet épisode dans laquelle il exécute quelqu’un. Gorge Profonde était prêt à se sacrifier pour révéler les secrets, alors que X est un type qui a encore peur » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996].

Mulder découvre que Skinner, qu’il prenait pour un sceptique acharné, a eu une expérience paranormale de mort approchée pendant la guerre du Viet Nam. Un élément d’explication au retournement du personnage, qui s’allie plus ou moins ouvertement avec Mulder, après avoir déjà réouvert le département des X-files. Cette anecdote racontée dans une scène très télévisuelle, très dissonante par rapport au reste de la série, servira de base au scénariste Howard Gordon pour développer le premier épisode centré sur le personnage, « Avatar », à la fin de la saison 3.

 

Production

Après avoir réalisé le final de la première saison, le coproducteur exécutif Bob Goodwin, en charge habituellement de superviser le tournage à Vancouver, repasse derrière la caméra. Mais cette fois-ci, il manque de succomber devant sa charge de travail : il est en effet toujours censé effectuer son travail de producteur sur les épisodes précédents (tournage de la deuxième équipe, de plans d’insert ou complémentaires commandés au montage) et sur les épisodes suivants, en plus de sa charge de réalisateur. Cette expérience pénible le décidera à ne plus réaliser que les premiers et derniers épisodes de chaque saison, puisqu’il est à ces moments là déchargé de la moitié de son travail de producteur.

Mulder face au Fumeur. S’il tire, la série est finie. Du coup, il va rentrer chez lui, plutôt…

Jusqu’ici, William B Davis, qui interprète le Fumeur, n’était crédité que dans le générique de fin, avec les petits rôles. C’est la première fois que son nom apparaît en début d’épisode : il avait à jouer une scène de dialogue complexe dans laquelle il est confronté à Mulder. Certains, dont Bob Goodwin, n’étaient pas convaincus que l’acteur serait à la hauteur – Goodwin avait même suggéré aux scénaristes de couper cette scène. « Bill Davis a été engagé pour fumer une cigarette. C’était ça son travail. Pour le Pilote, on lui a dit où se mettre et de fumer une cigarette. Il n’avait même pas un mot à dire. Graduellement, on lui a donné une scène ici ou là, mais on ne lui a jamais demandé beaucoup. Assez souvent, avec un acteur engagé pour fumer une cigarette, vous vous rendez compte que c’est à peu près tout ce qu’il peut faire. Nous n’avions aucune idée du fait que ce gars serait capable de gérer des scènes difficiles. Mais il est merveilleux. Il a évolué au fil du temps comme une sorte de figure de Nazi. La voie facile dans ce genre de rôle, c’est de friser sa moustache, hausser les sourcils et tout surjouer. Lui et moi avons parlé de ça, du genre de pouvoir que détient ce personnage, et il nous a donné une performance incroyable dans « One Breath ». Et il a continué de le faire » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996].

C’est donc cette prestation remarquée qui a fait de l’Homme à la Cigarette un personnage réellement essentiel de X-Files, appelé à être développé au fil des années.

Pour James Wong, la production de cet épisode fut sans histoire, si ce n’est un élément quelque peu… inattendu. « Le plus gros problème qu’on ait eu en post-production, c’est lorsque nous avons vu Gillian allongée sur la table. J’essaie de dire cela avec tact mais elle venait d’avoir un bébé et ses seins étaient énormes, et elle portait une robe fine… On ne pouvait vraiment rien y faire mais c’était vraiment très visible ! » [X-Files Confidential par Ted Edwards, éditions Little, Brown and Company, 1996].

Visiblement, la crise a aussi entraîné l’établissement de mesure d’austérité au paradis.

Dans cette scène, on retrouve Don Davis dans le rôle du père décédé de Scully, de retour après son apparition dans la première saison. Goodwin a insisté auprès de lui pour faire en sorte que la scène ne soit pas larmoyante. « Il voulait que je sois sur le point d’être terrassé par l’émotion, mais que cela ne se produise pas. Il voulait que le personnage soit fort, en phase avec l’éducation qu’il avait donnée à sa fille. Alors j’ai essayé de montrer un homme aux émotions rentrées, qui en ressentait beaucoup mais qui, en militaire, savait les contrôler. Nous avons fait quelques prises et à chaque fois Bob me faisait redescendre d’un cran » [Family Ties, par Paula Vitaris, Cinefantastique, octobre 1995].

La mère de Scully était quant à elle interprétée par la propre femme de Bob Goodwin, Sheila Larken. Une actrice qui ne travaillait déjà plus beaucoup à cette époque, mais que le réalisateur de « Beyond the Sea », David Nutter, avait déjà eu l’occasion de voir en audition en 1985. Larken avait hésité à accepter la proposition, d’autant qu’elle-même avait perdu son père un an avant, et que le script la touchait donc particulièrement. Elle n’imaginait pas que le rôle serait récurrent alors qu’elle allait apparaître dans toutes les saisons jusqu’à la cinquième, puis à nouveau dans les huitième et neuvième.

 

Mythologie

Les Lone Gunmen trouvent dans le sang de Scully les restes d’ADN ramifié, qui constituent un déchet biologique toxique après l’échec de l’expérience pour laquelle on l’a administré. Les Lone Gunmen évoquent plusieurs hypothèses sur cette expérience, mais l’une d’elle est particulièrement mise en valeur par la réalisation et le montage : celle de Langly, selon qui il pourrait s’agir de ‘‘transformer un Humain en quelque chose de non-Humain’’ : dans la droite ligne des expériences de thérapie génique d’hybridation vue dans le final de la première saison. Cette thérapie était injectée via une bactérie, ce qui pourrait expliquer que le système immunitaire de Scully ait été décimé. Cette ligne d’expérience pourrait aussi expliquer la transformation des corps post-mortem constatée dans le Pilote. Si les scénaristes rechignent à mettre eux-mêmes en évidence les liens et les explications, on le découvre vite en creusant un peu : la mythologie de The X-Files est beaucoup, beaucoup plus cohérente que ne le laisse supposer sa réputation.

 

Le bilan : un épisode qui navigue entre imagerie new age et mélodrame, très éloigné de ce qu’est habituellement The X-Files. Le soin qu’apportent Morgan et Wong à l’écriture des personnages et à leur développement lui permet toutefois de peser de façon importante dans la construction de la série. Selon votre humeur et votre degré de cynisme, vous serez ému ou sourirez devant cet épisode aux frontières des Anges du Bonheur.

 

X-Files en 20 épisodes

Volet 1: Pilot (Nous ne sommes pas seuls) [1×00]

Volet 2: Ice (Projet Arctique) [1×07]

Volet 3: The Erlenmeyer Flask (Les Hybrides) [1×23]

Volet 4: Sleepless (Insomnies) [2×04]

Volet 5: One Breath (Coma) [2×08]

Volet 6: Humbug (Faux-frères Siamois) [2×20]

Volet 7: D.P.O. (Coup de foudre) [3×03]

Volet 8: Paper Hearts (Cœurs de Tissu) [4×10]

Volet 9: Never Again (Jamais Plus) [4×13]

Volet 10: Kill Switch (Clic Mortel) [5×11]

Volet 11: The Pine Bluff Variant (Les Nouveaux Spartiates) [5×18]

Volet 12: Triangle [6×03]

Volet 13: Milagro (A Cœur Perdu) [6×18]

Volet 14: The Unnatural (Le Grand Jour) [6×19]

Volet 15: The Sixth Extinction II: Amor Fati (La Sixième Extinction 2) [7×02]

Volet 16: all things (Existences) [7×17]

Volet 17: Within (Chasse à l’Homme 1) [8×01]

Volet 18: Roadrunners (Un Coin Perdu) [8×04]

Volet 19: Audrey Pauley [9×11]

Volet 20: Release (Clairvoyance) [9×17]

‹ Article précédent [5-20] Article suivant ›
Partager