Zero Hour : critique de l’épisode pilote

Zero Hour : critique de l’épisode pilote

Note de l'auteur

Créée par Paul Scheuring (« Prison Break »)

Thriller 100% parano, la série qui marque le retour d’Anthony Edwards à la télévision laisse un goût d’inachevé. Est-ce un nanar sériel en puissance ou un show avec un véritable potentiel ? Bilan de ce series premiere, garantie 100% spoiler free.

Ladies and Gentlemen, Mark Greene Anthony Edwards est de retour à la télévision, et il n’a presque pas changé. Il est la tête du nouveau drama d’ABC intitulé Zero Hour, une série créée par Paul Scheuring (Prison Break) racontant l’histoire d’un journaliste à la recherche de son épouse disparue. Mais avant d’en arriver là, tout commence en Allemagne nazie autour d’un mystérieux secret…

Le pilote s’ouvre sur des prêtres paniqués à l’idée que les Nazis ne découvrent le secret qu’ils cachent : une puissance qui, si elle tombait entre leurs mains, bouleverserait la face du monde. C’est un peu vague mais c’est comme ça. On est en Allemagne, tout le monde parle anglais, tout ceci commence donc de manière très crédible. Avec son ambiance Da Vinci Code made in ABC, la mythologie de la série se met doucement en place et malheureusement, cela tend un peu vers le nanar. Les Nazis sont à la porte de l’église, il faut vite cacher le secret, les membres de cet ordre mystérieux s’agitent dans tous les sens et on ne sait pas vraiment ce qu’il se trame.

Addison Timlin, Scott Michael Foster et Anthony Edwards.

Hop, saut dans le temps. Nous voilà à présent dans le New York des temps moderne, où l’on retrouve Hank Galliston (Edwards) et son épouse Laila (Jacinda Barrett) en train de faire des emplettes au bord de l’Hudson River. L’alchimie entre les deux acteurs est loin d’être frappante mais cela reste un détail mineur. Alors qu’ils se promènent en dégoulinant d’amour envers l’un et l’autre (à croire qu’ils sont ensemble depuis cinq minutes), Laila repère une petite pendule qui titille sa curiosité.

Comme la jeune femme tient une petite horlogerie (comme c’est pratique), elle décide de faire l’acquisition de cet intrigant objet. Peu après, chacun retourne à ses occupations. On découvre alors que Hank est rédacteur en chef d’un magazine spécialisé sur les faits divers hors du commun et qui ne semble compter que deux autres reporters, Arron (Scott Michael Foster) et Rachel (Addison Timlin). Et là, l’histoire s’emballe sur un coup de téléphone de Laila.

Une Laila morte de trouille appelle effectivement Hank pour lui dire que quelqu’un est en train de s’introduire dans son magasin. En cas de braquage, on prévient son mari en premier pour lui dire d’appeler la police au secours, au lieu de le faire directement soi-même, c’est bien connu.

La jeune femme est kidnappée, et Hank découvre rapidement que cet enlèvement est lié à la mystérieuse horloge. Le FBI s’en mêle, et il s’avère que le kidnappeur de Laila n’est autre qu’un terroriste de renommée international du nom de White Vincent (Michael Nyqvist). Il a un accent et un air de méchant, c’est le vilain parfait.

La chasse à l’homme est ouverte et face à l’impuissance des autorités, Hank se lance à la recherche de sa femme de son côté. On découvre alors petit à petit que l’horloge est liée à une obscure légende autour des Douze Apôtres (cf. les moines du début, la boucle est bouclée).

Anthony Edwards à peine plus chauve que dans Urgences

Le pilote de Zero Hour se révèle très inégal, swinguant entre des moments à la limite du nanar télévisuel et des scènes qui donnent sincèrement envie de voir la suite. Anthony Edwards est très bon, mais les personnages souffrent tous d’un manque de développement. On en sait presque trop sur l’histoire et pas assez sur ceux qui la vivent. Hank est un type sceptique qui n’a pas peur de repousser ses limites afin de parvenir retrouver sa femme, mais c’est en gros tout ce que l’on sait de lui.

Un vent de spiritualité souffle sur ce nouveau show et en fonction de la manière dont cette intrigue sera exploitée, l’aspect mystique de la série pourrait bien fonctionner. Il y a tout de même de bons côtés (vous verrez que le coup de la carte au trésor par exemple, ça marche forcément: c’est l’effet Goonies) et le pilote réussit à captiver l’attention de son spectateur jusqu’au bout.

Malgré des faiblesses, ce premier épisode est fort sympathique à regarder : il se termine sur un cliffhanger intrigant suffisamment le spectateur pour qu’il ait envie de revenir jeter un oeil à la série. Tout ceci n’est donc pas fameux, mais on ne peut nier un certain potentiel et on accordera donc à Zero Hour le bénéfice du doute.

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