#Critique Never Go Home (T.1)

#Critique Never Go Home (T.1)

Note de l'auteur

Super-pouvoirs et adolescence vont souvent de pairs dans les récits. Avec Never Go Home, l’association s’inscrit dans un road-movie morbide. Bien loin des joies des super-héros Marvel ou DC, on affronte ici une réalité plus crue. Une approche intéressante mais qui peine à convaincre.

 

Ça raconte quoi ?

Duncan et Madison sont deux adolescents que rien ne rapproche. Elle est populaire, vit dans une belle maison et sort avec le beau gosse sportif du lycée, lui est un freak et se fait taper par son minable de père. Leur destin vont se croiser au bord d’une route quand l’adolescente va subir les assauts de son petit ami et que Duncan tentera de s’interposer en vain jusqu’à ce que Madison dévoile des pouvoirs extraordinaires. Désespérée, elle trouve une oreille vers celui qui lui révèle qu’il possède la capacité de tuer des gens par la pensée. Commence alors le périple des deux adolescents.

 

C’est de qui ?

Au scénario Matthew Rosenberg (Kingpin) et Patrick Kindlon, au dessin Josh Hood et Brian Level.

 

C’est bien ?

C’est moyen, malheureusement comme souvent chez Glénat, l’ouvrage est desservi par une promotion exagérée tendant à faire de chaque production un tant soit peu indépendante un chef-d’œuvre en devenir ou un « véritable phénomène ». De fait, Never Go Home est un récit convenable racontant aisément une histoire peu novatrice. Course-poursuite sans retour, Never Go Home tire sa force d’un duo d’adolescents à la fois désespérés et dangereux. Le fait que ceux-ci possèdent des pouvoirs renforce le tragique d’une situation qu’on n’a guère de peine à comprendre.

 

Si les cinq épisodes sont bien rythmés avec une bonne gestion des événements prompte à relancer l’intrigue, on regrettera par contre que certains éléments soient maladroitement utilisés. Ainsi, la vérité sur Duncan ressemble à un pétard mouillé dans la mesure où il n’est que peu exploité en amont (ce qui est d’autant plus dommage que le personnage apparaît bien moins bon qu’il n’y paraît). L’ajout d’un mystère autour de Madison alourdit également un récit qui n’avait guère besoin de cela pour être intéressant. Un défaut d’autant plus flagrant que paru en 2015, Never Go Home n’a pour l’heure pas eu de suite. On repassera donc pour la série phénomène.

 

S’il en suffit à certains pour que le terme fourre-tout « indépendant » puisse être un label de qualité, il suffira à d’autres qu’on espère plus nombreux de savoir faire la part des choses. Lecture sympathique, Never Go Home n’en reste pas moins peu différent d’une flopée de titre qu’on peine à distinguer entre eux.

 

 

Never Go Home – Tome 1 : La Cavale de Duncan et Maddie (Glénat Comics, Glénat, Black Mask) comprend les épisodes US de We Can Never Go Home #1 à #5
Écrit par Matthew Rosenberg (Kingpin) et Patrick Kindlon,
Dessiné par Josh Hood et Brian Level

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