#Critique On a fait le tri n°31

#Critique On a fait le tri n°31

Note de l'auteur

Parce qu’on n’a malheureusement pas le temps de vous parler en détail de tous les bouquins qui sont passés entre nos mains, « On a fait le tri » revient sur les dernières (ou plus anciennes) sorties de la planète BD.

 

BOWERY BOYS – NOS PÈRES

C’est une jolie trouvaille que ce Bowery boys dimension BD de Gangs of New York. Au milieu du XIXe siècle, ce sont de véritables batailles rangées qui se déroulent à Manhattan pour prendre le contrôle de la Grosse Pomme. En gros, des Irlandais, qui en ont marre de se faire exploiter par les patrons dans la révolution industrielle, les Dead rabbits, et des gamins des rues, des « natifs » anti-catholiques qui cherchent leur place et qui ne veulent pas des cousins expatriés. Chacun trouve des alliés de circonstance dans une police largement corrompue. Il y a plusieurs dimensions et plusieurs grilles de lecture, mais cela en fait une BD vraiment intéressante. J’ai moins été séduit par le dessin au trait peu réaliste, grossissant.

Bowery Boys – Nos pères
Écrit par Cory Levine
Dessiné par Ian Bertram et Brent McKee
Édité par Glénat

 

SOLEIL FROID – T.2 L.N.

On est dix ans après ce que les hommes ont appelé la Grande peste, un grippe aviaire qui a décimé quasi toute l’humanité. Jan, un des rescapés, tente de survivre avec sa fidèle et déconneuse mule électronique, Marguerite. Il découvre la vie souterraine d’un Lyon dévasté et aussi que le virus ne s’est pas propagé tout seul. Dans ce deuxième tome, on essaie de lui mettre des bâtons dans les roues et le héros comprend vite qu’il ne pourra s’en sortir que seul. Avec le duo PécauDamien aux commandes, il ne peut pas nous arriver grand-chose sinon d’être à nouveau captivés par cette uchronie assez terrifiante et pas si imaginaire que cela. De nouveau très réussi.

Soleil Froid – T.2 L.N.
Écrit par Jean-Pierre Pécau
Dessiné par Damien
Édité par Delcourt

 

VIKING – UN LONG FEU DE GLACE

Bon, le royaume de Scandinavie, ce n’est pas franchement le lieu où remettre le dernier prix Nobel de la paix au IXe siècle de notre ère. Des voyous de bas étage font régner une forme de terreur sauf que celle-ci va vite se retourner contre eux. Intrépides et avides, Finn et Egil s’attaquent même au roi Bram et à sa fille Annikki qu’ils enlèvent. Cela ne leur portera pas chance. Même si les amours impossibles seront également au rendez-vous. Viking est teinté d’une violence crue, sans artifice, où pour posséder, il faut tuer. C’est noir, très graphique, trop pixelisé à mon goût. On s’y perd un peu dans le qui est qui et qui fait quoi. Je ne suis pas client de ce type de planches, mais il faut avouer que c’est bien fait dans son genre.

Viking – Un long feu de glace
Écrit par Ivan Brandon
Dessiné par Nic Klein
Édité par Glénat

 

LA SAGA DE GRIMR

Islande, terre de feu sous domination danoise au XIVe siècle. Grimr, un orphelin, va être réduit en esclavage, mais il est sauvé de la soldatesque par un vieux filou, Vigmar, qui va se servir du gamin, une véritable force de la nature, pour survivre. Mais le duo sera opposé à l’envahisseur danois avant que Grimr ne soit accusé de meurtre. Il sera contraint à une vie de déshérence loin de son amoureuse Junn. Cette existence de fuyard se terminera mal mais Grimr protégera sa promise jusque dans la mort. C’est étrange cette saga perdue dans la redoutable Islande où les Volcans ont l’âme vengeresse. On voyage accroché aux basques de ce môme si avide de reconnaissance et d’amour.

La Saga de Grimr
Écrit et dessiné par Jérémie Moreau
Édité par Delcourt

 

HATE – CHRONIQUES DE LA HAINE

Oyez, oyez, bonnes gens. This is « une bible de dark fantasy grandiose et furieuse. » Dixit la comm’ de Glénat. Je n’approuverai qu’un terme : « furieux ». Comme l’état dans lequel je fus à la fin laborieuse de cette lecture. Bon, lecture, c’est un bien grand mot car il n’y a quasiment aucune bulle dans les 200 pages. C’est affreusement noir, je n’ai franchement rien pipé au scénario, alors je fais confiance à la maison d’édition : « Dans un monde où le soleil gèle (sic) et la lune brûle (resic), où les forts dévorent les faibles, un héros improbable va se lever pour affranchir Mère nature de ses chaines. » Rien que ça. Faites-vous votre propre idée, la mienne est mâtinée d’une totale incompréhension et d’un peu de haine. Ai nettement préféré celle de Mathieu Kassovitz.

Hate – Chroniques de la haine
Écrit et dessiné par Adrian Smith.
Édité par Glénat

 

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