Hokuto no Ken: Kenshiro, fils spirituel de Mad Max

Hokuto no Ken: Kenshiro, fils spirituel de Mad Max

mad-max-ken-le-survivantPour cette semaine spéciale Mad Max, on ne pouvait pas ne pas parler vite fait, de son rejeton nippon, le burné Hokuto no Ken, aka Ken le Survivant, le titre de Tetsuo Hara (sa conférence à la Japan Expo en 2013) et Buronson. Paru pour la première fois en 1983, soit 4 ans après Mad Max et 2 ans après The Road Warrior, son incroyable suite, Hokuto no Ken lorgne très clairement du côté de Max le fou et ne s’en cache d’ailleurs pas du tout.

 

«Vous ne le savez pas encore mais vous êtes déjà morts…»

 

Suite à une guerre nucléaire, le monde est devenu un immense désert duquel surgissent des ruines, vestiges d’une ancienne civilisation. Dans ce monde post-apocalyptique devenu un no man’s land, un homme solitaire et reconnaissable aux sept cicatrices qu’il porte sur le torse, a pour unique objectif, la vengeance. Au cours de son périple sur ces terres désolées, il va alors devoir faire face à des gangs de bikers barbares néo-punks plus tarés les uns que les autres. Ça vous rappelle quelque chose?! Normal. Hokuto no Ken ne cache pas sa forte inclination pour son aîné et tire son essence du second volet de la trilo… tétralogie, pardon. Mad Max 2 – The Road Warrior et Hokuto no Ken partagent de nombreux éléments.

 

bruce-lee-ken-le-survivantTout d’abord, bien évidement, il y a l’univers post-apocalyptico-punk et ses kilomètres de désert et de bitume. Un monde dystopique, violent et sombre malgré le soleil écrasant dans lequel la loi du plus fort est la seule alternative à une violente mort. La scène d’introduction du manga fait d’ailleurs un beau clin d’œil au film de George Miller, lorsqu’un gang chasse une famille, au volant d’un buggy. Les deux titres affichent une galerie de personnages plus barrés les uns que les autres. On retrouve aussi bien chez l’un que chez l’autre, un goût commun pour les grands mâles bodybuildés, sous stéroïdes, vêtus de cuir et de latex dans des tenues SM futuristes et extravagantes.

 

Le personnage de Kenshiro a trois liens de filiation évidents. Tout d’abord, le célèbre acteur Bruce Lee, pour la maîtrise des arts-martiaux, ensuite Mel Gibson aka Max Rockatansky, pour le côté badass tout de cuir vêtu. A cela, on peut rajouter ce bon vieux Sylvester Stallone pour la musculature over-the-top. D’ailleurs, il est étonnant de voir jusqu’où le dessin de Hara sur certaine planche, joue le mimétisme total par rapport à la star hollywoodienne (jetez un œil aux photos ci-dessous). C’est cette triple parentalité qui confère à Ken son charisme et son aspect monolithique. C’est aussi ce qui le différencie de Mad Max car là où le film joue la carte de la vitesse dans des courses poursuites effrénées hallucinantes, Hokuto no Ken n’oublie pas ses origines orientales et les auteurs confèrent à leur héros une dextérité et des aptitudes au combat qui lui permettent de mettre des coups de tatanes à tout va et de faire exploser les têtes, ce qui, il faut bien dire, est assez pratique mais salissant. Les deux œuvres affichent et partagent bien évidement un goût immodéré pour une violence crue, très graphique et sans concession qui ont fini par les rendre parfaitement cultes.

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Pour conclure, je ne saurais que trop vous recommander la lecture de Hokuto no Ken, digne héritier de Mad Max et surtout, surtout ne jamais regarder l’anime en version française!!! Vous êtes prévenus! Enfin, il y en a qui aiment…

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