MOVIE MINI REVIEW : critique de 50 Nuances de Grey

MOVIE MINI REVIEW : critique de 50 Nuances de Grey

Note de l'auteur

50-NUANCES

 

 

 

Saloperie de grippe! Sans ce virus à la con la cruchasse romantique Anastasia n’aurait jamais remplacé au nichon levé sa coloc nympho pour interviewer le bellâtre zillionnaire Christian Grey. À la vue de ce playboy en papier mâché et au charisme de veau trépané, son cœur et son hymen ne font qu’un tour. Anastasia la pucelle à frange se mordille les lèvres. C’est l’amour. Elle rêve de se faire tripoter ses 50 nuances de nichons. Mais y a comme un problème. Le gras Christian (la courgette irlandaise Jamie Dornan) il fait dans le BDSM (Bondage, Discipline et SadoMasochisme). Bon. Un BDSM nanar et inoffensif en carton-pâte mais c’est largement suffisant pour inquiéter Anastasia, sa frange et ses nichons. Une relation aussi pervers qu’une aventure de l’âne Trotro (ce gros dégueulasse) va se nouer entre ces deux êtres maudits par un amour aussi puissant qu’impossible. Anastasia se mordille les lèvres. Va t’elle suivre Christian, le barbe bleu SM post-moderne, dans cette mystérieuse chambre rouge…
Alors c’est ça 50 NUANCES DE GREY, ce triomphe littéraire mondial qui a ravagé la libido de zillions de lectrices? Cette fan f(r)iction moite et pseudo-sulfureuse de TWILIGHT devenue phénomène de société? Parce que que le truc qui frappe dans ce téléfilm paresseux même pas porno-chic c’est sa niaiserie et son conformisme (les vrais amateurs de BDSM doivent être consternés). 50 NUANCES DE GREY n’est qu’un pétard mouillé à la cyprine où l’érotisme nanardo-sado-maso de pacotille vient systématiquement fracasser la moindre tentative, réelle, de subtilité. C’est qu’Anasatasia est au cœur du récit. Elle n’est pas la vulgaire femme objet dont rêve Christian. En tant que « soumise » elle détient, elle et elle seule, le vrai pouvoir. Celui de dire stop. C’est le grand sujet du film, la place de la femme dans une relation. Mais Sam Taylor-Johnson et E.L. James, deux femmes pourtant, noient ce sujet passionnant dans un océan de clichés bling-bling et de médiocrité carabinée. La mise en scène est indigne d’un vulgaire porno soft des nuits insomniaques des tréfonds de la TNT. Seule Dakota Johnson (la fifille, largement aussi délurée, de cette foldingue de Mélanie Griffith) ses nichons, ses lèvres mordillées et sa fausse candeur surnagent dans ces 50 nuances de rien. Son jeu tout en fragilité rappelle la magnifique performance de Kristen Stewart dans TWILIGHT.
50 NUANCES DE GREY c’est pas LE DERNIER TANGO À PARIS, c’est plutôt LA DERNIÈRE DANSE DES CANARDS À SEATTLE.
Mais ce n’est pas non plus la purge annoncée. Ni le délire SM misogyne redouté (Sade doit bien se marrer dans sa tombe). Le problème c’est que la machine à fantasmes intimes qu’est la littérature vient se fracasser sur le ridicule des images filmées sans le moindre soupçon d’érotisme. Un érotisme aseptisé, symbole d’un cinéma contemporain ravagé par la bien-pensance et la peur maladive de choquer (qu’il est loin le temps du sulfureux BASIC INSTINCT).
Ce truc est vraiment le petit frère pervers de TWILIGHT. Avec les mêmes qualités (une grande finesse dans le portrait d’une jeune fille en fleur) et les mêmes défauts (une nanardise permanente et une mise en scène consternante). Un putain de film bizarre quoi… À la fois consternant et passionnant…

En salles depuis le 11 février
2014. USA. Réalisé par Sam Taylor-Johnson. Avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Eloise Mumford…

 

 


Bande-annonce : 50 Nuances de Grey – VOST (2) par PremiereFR

 

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