MOVIE MINI REVIEW : critique de ’71

MOVIE MINI REVIEW : critique de ’71

Note de l'auteur

71

 

 

 

Pour les avions qui coulent et les bateaux qui s’évaporent mystérieusement dans le ciel y a le mythique triangle des Bermudes. Pour les facilités scénaristiques et la bouillie visuelle épileptique y a l’invraisemblable ’71!
Un soldat de l’armée anglaise (le bellâtre Jack O’Connell découvert entre autre, dans LAST HITMAN : 24 HEURES EN ENFER, la review ici) se perd dans les années 70 et dans les quartiers catholiques d’une Belfast rongée par une guerre civile et confessionnelle (vive la religion) dégueulasse qui semble ne jamais vouloir s’arrêter pas plus que cette phrase interminable. Il va tenter de survivre une journée aux combattants de l’IRA, au double jeu de l’armée british et à la mise en scène aveuglante et hystérique d’un Yann Demange (le réal de la super série DEAD SET) qui se prend à la fois pour Paul Greengrass (coucou BLOODY SUNDAY) version zombifié (warf warf) et pour John Carpenter (coucou NEW YORK 1997) version défoncé au crystal meth’. La shaky cam vomitive floue est de sortie. Elle elle gambade au milieu d’un torrent d’impasses scénaristiques plus épuisantes les unes que les autres (on se croirait dans un mauvais jeu vidéo avec toutes ces rencontres impossibles et ces personnages systématiquement et artificiellement liés à l’intrigue). Tout ça se voudrait tellement viscéral et immersif et ambigu et engagé (la guerre c’est pas bien et pis ça corrompt et ça démembre les enfants et pis chaque clan préfère se déchirer en luttes intestines plutôt qu’affronter ses ennemis et pis les civils c’est toujours eux les vraies victimes toussa toussa). Malgré une putain de scène choc traumatisante Yann Demange se noie dans un rocambolesque de pacotille et une facilité épuisante. Une putain de déception…

En salles depuis le 5 novembre
2014. Grande-Bretagne. Réalisé par Yann Demange. Avec Jack O’Connell, Sam Reid, Sean Harris…

 

 

 

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