MOVIE MINI REVIEW : critique de Fast & Furious 7

MOVIE MINI REVIEW : critique de Fast & Furious 7

Note de l'auteur

FAST-FURIOUS

 

 

 

En 2013, le cliffhanger de dingo (coucou Jason Statham) du décervelé Fast & Furious 6 doublé de l’étonnante arrivée du minimaliste James ‘Insidious’ Wan aux commandes de la franchise vroom vroom la plus abêtissante du moment rallumaient une microscopique lueur d’espoir dans l’esprit du cinéphile déviant avide de testostérone filmique et de phrases interminables. Las… James Wan, excepté la fantastique scène d’ouverture à la gloire de Statham (et clin d’œil aux polars britons de Guy Ritchie), planque soigneusement son talent (ça pourrait lui servir pour son prochain film) et perpétue n’importe comment (la marque de fabrique de cette vroumxploitation) le culte imbécile du mâle alpha à arbre à came en tête.
Chaque épisode, totalement interchangeable, fait dans la surenchère trisomique et, vu les exploits hallucinants de ce 7e opus (les muscle cars volent dans le ciel et traversent les gratte ciel), l’angoisse est de vigueur pour nos chers pitits neurones à l’idée de découvrir un 8e épisode qui ne saurait tarder.
Cette fois les crétins 16 soupapes Vin Diesel (en mode vache philosophe de la life) et Paul Walker (décédé en marge du tournage) nous offrent un mélange détonnant. Fast & Furious 7 siphonne allègrement la franchise Mission Impossible (un cross over un jour?) et les marveleries disneyennes décérébrantes qui pleuvent sur nos têtes (les héros sont devenus des espèces de divinités immortelles et invincibles). C’est toujours un spectacle consternant de voir ce troupeau de macho érotomanes exhiber comme ça leur gros chibres turgescents à explosion surmontant leurs gigantesques paires de burnes gonflées à l’éthanol et au liquide de frein. Le sexisme larvé et la vulgarité à la fois insidieuse et clinquante règnent en maître. Cette apologie débile de la ‘famille’ proférée par un Vin Diesel messianique est juste gerbante. Le blockbuster post-moderne dans toute sa splendeur. Entre générosité hystérique et mépris absolu de son public!
Cette rencontre bodybuildée au sommet Statham/Diesel/The Rock (avec aussi le pauvre Tony Jaa en side kick invisible et un Kurt Russel fatigué) accouche d’une souris défoncée aux stéroïdes, d’un truc aussi moisi que les aventures gériatriques de ces pitoyables Expandables. En même temps Fast & Furious n’a jamais promis à son public complice autre chose que de la bouillie visuelle et auditive (au secours le laxatif auditif à base de R’n’B putréfié et de Hip Hop radioactif). Avec cette fois un hommage lacrymal invraisemblable à Paul Walker… Le pop corn movie ultime… Et insoutenable…

En salles depuis le 1er avril
2014. USA/Japon. Réalisé par James Wan. Avec Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham…

 

La critique à Plissken c’est par là…

 


FAST AND FURIOUS 7 – Bande-Annonce / Trailer #2… par Lyricis

 

Partager