MOVIE MINI REVIEW : critique de Los Hongos

MOVIE MINI REVIEW : critique de Los Hongos

Note de l'auteur

LOS-HONGOS

 

 

 

Les jeunes, ils sont partout pareil d’abord! Ils sont tous beau comme des dieux (ça c’est la magie du cinéma qui rend soyeuse leurs peau grêlée d’acnée juvénile) et ils sont juste bon à trainer dehors à faire des zillions de conneries genre peinturlurer les murs avec leur street art histoire d’exprimer leur malêtre et leurs idées révolutionnaires bidule qu’ils se transmettent de générations en générations et qu’ils abandonneront au premier nichon qui passe toussa…
Ras et Clavin, deux ados colombiens errent dans Cali à la recherche d’un mur vierge et du sens de la vie… À mi-chemin entre un monde artisitco-anarchiste semi-clandestin fascinant (mélange de punk attitude et de rastafarisme délirant) et les affres de la vrai vie (coucou la maman folle de dieu et coucou la grand-mère cancéreuse philosophe, la sensationnelle Atala Estrada). Oscar Ruiz Navia se prend un peu pour le sulfureux Larry Clark avec tous ces jeunes éphèbes aux hormones en fusion. Malheureusement, ces clones latino des chicano paumés du sublime Wassup’ Rockers manquent cruellement de souffre et de souffle. Los Hongos fait trop dans l’angélisme pittoresque. On se ballade dans une Colombie ultra-clichetonneuse. Gorgée d’un soleil ensorcelant. Où la fureur de vivre est plus forte que l’oppressante société moderne. Vaguement filmé comme un documentaire Los Hongos ne fait que survoler ses personnages et son propos. Tout est trop propre et trop gentil. Aussi sympathiques soient-ils, ces anges des rues nous entrainent dans leur indolence et leur ennui permanent… Dommage.

En salles depuis le 27 mai
2014. Colombie/France Argentine/Allemagne. Réalisé par Oscar Ruiz Navia. Avec Jovan Alexis Marquinez, Calvin Buenaventura, Atala Estrada…

 

 


Bande-annonce : Los Hongos – VOST par PremiereFR

 

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