MOVIE MINI REVIEW : critique de Mad Max : Fury Road

MOVIE MINI REVIEW : critique de Mad Max : Fury Road

Note de l'auteur

MAD-MAX-02

 

 

 

Max Rockatanbidulosky! Le messie messianique à mulet du monde post-apocalyptique des punks à chien et de la pénurie d’essence. Le sauveur d’un cinéma de genre avalé, digéré et régurgité (via des orifices innommables) par un système hollywoodien gargantuesque qui n’est bon qu’à édulcorer jusqu’à la nausée les mythes cinématographiques déviants et originaux. Le christ à canon scié des temps futurs zé mécaniques est donc de retour, avec son pilote d’origine aux commandes de ce bolide filmique 16 soupapes. George Miller nous offre donc les quatrièmes aventures de son héros mythologique rentré carrément dans l’histoire du cinéma (malgré un troisième opus mielleux et grand public). Exit Mel Gibson (trop vieux, enfin surtout trop sulfureux). Bonjour Tom Hardy!
C’est encore et toujours le bordel dans le western post-moderne sépulcral qu’est devenue notre très chère planète. Les punks nihilisto-vroom-vroom fan de tuning extrême règnent sur Terre. Ces descendants anarcho-mongolos des héros décérébrés de la saga trisomique Fast & Furious tyrannisent un peuple difforme réduit à l’esclavage et condamné à l’extinction. Et au milieu de cette furie, Max! Max le mutique. Max le rédempteur apocalyptique au charisme d’endive flétrie (le pauvre Tom Hardy, spectaculaire erreur de casting, tout en intériorité et en proie à un trauma con à bouffer de la naphtaline, ne tient pas la route une microseconde face au magnétisme de Mel Gibson). Max qui se retrouve pris au piège au milieu de l’évasion débile des dernières survivantes du dernier défilé Victoria Secret (coucou les bombasses anorexique 100 000 000 000 000% crédibles) des griffes d’un vieux dégueulasse vivant dans un gros caillou qui fait robinet. Avec à leur tête Furiosa (la fantastique Charlize Theron), guerrière au nom de transsexuel vénézuélien et authentique héroïne du film (en fait Mad Max c’est elle…).
Mad Max Fury Road n’est qu’une interminable course-poursuite désertique et hystérique. Une course-poursuite à la recherche du génie perdu d’un George Miller en pleine débâcle artistique. Entre deux climax illisibles, filmés à la shaky cam épileptique, montés à la tronçonneuse émoussée et, sacrilège de tous les sacrilèges, inondés de CGI dégueulasses qui ringardisent tout sur leur passage. En s’autoplagiant comme un goret (c’est la deuxième fois qu’il nous balance une copie de la géniale poursuite de Mad Max 2), George Miller ne fait que souligner la médiocrité et la vacuité de sa Fury Road pas furieuse pour un dollar, ce carnaval baroque incapable de soutenir la comparaison avec sa trilogie 80’s épurée (Mad Max 3 y compris!). On est plus proche du Z italien taré et de l’inoubliable Waterworld à Kevin Costner (avec des bouts de Dune et de New York ne répond plus dedans). L’image punk/SM vire au risible (coucou les rastamotards, les hérissons à roulette et le guitar hero mongolo) tout comme le culte crétin au dieu V8 (une idée jamais vraiment développée soit dit en passant). Bref cette Fury Road n’est qu’une baudruche hystérique qui tourne à vide, armée d’envolées féministo-écolo d’une puérilité intergalactique. Oublié le nihilisme crépusculaire du premier et la violence tétanisante du deuxième. Ne reste qu’une pâle copie bariolée et insipide du mielleux Dôme du tonnerre… Un actioner sulfureux lavé à l’eau de javel, transformé en attraction pyrotechnique dénuée de la moindre subversion et de la moindre goutte de sang. Quelle tristesse…

What a day!
What a deadly day…

En salles depuis le 14 mai
2015. Australie/USA. Réalisé par George Miller. Avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult…

 

La critique pleine d’amour à Mika c’est par là…

 


Mad Max Fury Road : bande-annonce officielle 2… par inthefame

 

Partager