MOVIE MINI REVIEW : critique de Réalité

MOVIE MINI REVIEW : critique de Réalité

Note de l'auteur

REALITE-POSTER

 

 

 

Les élucubrations électro-pop surréalistes de Quentin Dupieux continuent de plus belle. Après le délire visuel sensoriel WRONG et la déception WRONG COPS (beaucoup trop sage et linéaire bordel Quentin alors! La review ici), Dupieux embarque ni plus ni moins que l’immense Alain Chabat dans sa nouvelle méta-machine infernale RÉALITÉ ou le principe des poupées russes protéiformes poussé à un extrême rarement voire jamais atteint. RÉALITÉ (qui est partout et nulle part) est un opéra baroque minimaliste sur le principe éculé du film dans le film. Sauf que Dupieux nous plonge dans un vortex déstabilisant où les films dans les films répondent à d’autres films dans les films d’avant mais différents qui sont dans un autre film où y a une gamine qui regarde une cassette vidéo bleue (coucou MULHOLLAND DRIVE) issue des entrailles d’un sanglier tué par son père, où Jason, un Alain Chabat poivre et sel en perpétuelle hébétude, réalisateur à la recherche du plus grand gémissement de douleur de l’histoire du cinéma pour son producteur tueur de surfer, traine désespérément dans le coin après avoir assisté à la projection de son film pas encore réalisé (un nanar intergalactique nommé WAVES avec des télé tueuses et des giclées de faux sang ringardissimo). On se perd avec délice dans ce vortex filmé toujours aussi divinement (comme une version ensoleillée sous crystal meth du génial TRIANGLE). Rien n’a plus de sens. Et la maestria de Dupieux fait merveille. C’est un plaisir invraisemblable de se perdre corps et âme dans ce film gigogne débordant d’un humour non-sensique froid et délirant. On voudrait que ça ne s’arrête jamais…
Et « Kubrick mes couilles » à tous!

En salles depuis le 18 février
2014. France. Réalisé par Quentin Dupieux. Avec Alain Chabat, Jonathan Lambert, Élodie Bouchez…

 

 


RÉALITÉ de Quentin Dupieux – Bande-annonce par diaphana

 

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