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Music Mini Review : OST Les Nouveaux Héros de Henry Jackman (Walt Disney Records)

Music Mini Review : OST Les Nouveaux Héros de Henry Jackman (Walt Disney Records)

Note de l'auteur

JakeEarsC’est à Henry Jackman que l’on a confié l’écriture du score de Big Hero 6, Les Nouveaux Héros in french. Ce quadragénaire issu d’une famille de musiciens (papi Bill a joué de la clarinette dans le mythique Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, c’est dire) est un pilier de l’écurie Remote Control Production de Hans Zimmer. Il a en effet fait ses armes en tant qu’arrangeur et compositeur additionnel (ou stagiaire comme diraient certains…) pour des longs métrages tels que Les Simpson, le film, The Dark Knight ou Kung Fu Panda. À la base, son truc à lui c’est plutôt tout ce qui concerne le côté electro de la prod musicale.

Récemment, il s’est distingué sur la BO de Captain America: The Winter Soldier, qui fût ma foi, pas dégueulasse du tout. Alors, comment s’en est-il sorti cette fois-ci ?

Et bien tout commence avec la première piste qui…n’est pas de lui. C’est la chanson Immortals du groupe emo-pop-machin-bidule Fall Out Boy qui nous balance son refrain bien guimauve dans la face. On passe donc vite à la suite. Viiiite !!

À partir de la piste 2 Henry est à la barre, et ce jusqu’à la fin. Ouf, on l’a échappé belle.

Autant te le dire tout de suite, ô cher lecteur, cet homme-là m’a agréablement surpris. Il ouvre les hostilités avec Hiro Amada et son intro planante guitare acoustique/guitare crunch, et puis y’a des violons qui arrivent, et puis y’a des grosses percus et des sons électroniques qui surgissent après un cut à la serpe (Hans sort de ce corps), et puis y’a un énoooorme riff de gratte bien saturée, et puis y’a une formation basse/batterie qui surgit pour le soutenir, et puis, et puis…c’est fini. Un espèce de morceau prog d’une minute et cinquante secondes (c’est court pour de la musique progressive) qui déboite bien. D’ailleurs, cette couleur électro + orchestre philharmonique + formation guitare/basse/batterie se représentera à nous dans Microbots, Huggable Detective ou bien Upgrades. Mais c’est ailleurs que le monsieur va nous surprendre…

Henry Jackman

Henry Jackman

À l’écoute du très bon Nerd School et de l’intimiste One of the Family, quelque chose se passe. Jackman commence à se libérer de l’emprise presque paternelle de Zimmer pour aller commencer à s’émanciper du côté des vertes prairies d’un compositeur que j’apprécie vraiment beaucoup : Thomas Newman. Intéressant cela. Intéressant. Quelque chose est en train de s’accomplir entre nos deux oreilles piquées au vif par ce revirement de situation.

Pour être honnête, plus le score avance et plus Henry Jackman se lâche et s’exprime enfin.

Vole petit papillon, vole.

C’est donc au beau milieu de cette OST que le compositeur délaisse enfin ses jouets électroniques préférés et laisse s’exprimer son penchant symphonique, sans fioriture aucune.

Les prémisses de sa métamorphose débutent donc à se faire entendre dans la première partie de The Streets of San Fransokyo où le bougre commence à vraiment se défaire de ses chaines, puis il y va franco. To the Manor Born emboite le pas avec son clavecin, ses flûtes et autres hautbois.

Les excellents Silent Sparrow et I Am Satisfied with My Care sont un plaisir de volupté orchestrale dans lesquels une histoire nous est narrée par des notes de musique. Nous c’est tout ce qu’on demande non ?!? Un vrai bonheur.

Tu l’auras compris, toi qui lis ces lignes, j’ai aimé le travail de Jackman sur cette bande originale.

Pour moi, le seul bémol est qu’il n’y a pas vraiment de thèmes marquants. C’est bien dommage mais ce sera pour la prochaine fois je l’espère.

Son prochain gros morceau hollywoodien va être Captain America: Civil War (2016), mais le monsieur est aussi le compositeur d’un autre gros morceau, vidéoludique pour le coup, et qui n’est autre que Uncharted 4: A Thief’s End (PS4).

Affaire à suivre donc…

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