• Home »
  • Manga »
  • On a lu… Ultraman (T.01) de Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi
On a lu… Ultraman (T.01) de Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi

On a lu… Ultraman (T.01) de Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi

Note de l'auteur

Ultraman-1_880Après l’analyse de notre martienne Kasilla (ici-même), voilà mon tour de donner mon avis sur cette suite du mythique Ultraman. L’éditeur Kurokawa semble réellement croire au retour du héros nippon et nous offre un premier tome de qualité, agrémenté à la fin, d’un magazine bonus intitulé UltraQlub. Un come-back intéressant et prometteur pour une figure culte du sentaï.

 

Profitant du carton des productions Marvel au cinéma, Ultraman subit un lifting et revient cette année chez l’éditeur Kurokawa (Vinland Saga, Ippo, Saint Seiya – The Lost Canvas) pour une suite de la série éponyme des années 70. Fini le costume un peu kitsch et les monstres en carton, Ultraman version 2015 tient beaucoup plus de Iron Man que de Bioman. Là où on aurait pu s’attendre à une vile opération mercantile visant à surfer sur la nostalgie des fans de la première heure, finalement, on découvre un premier tome respectueux de son aîné. Malgré les années qui séparent les deux titres, les auteurs, Eiichi Shimizu et son compère Tomohiro Shimoguchi, tous deux créateurs de la série animée, Linebarrels of Iron et du manga Kurogane no Linebarrels, tentent d’établir une réelle continuité avec le titre d’origine. Pour rappel, Ultraman est un extraterrestre qui fusionne avec un humain nommé Shin Hayata, afin d’anéantir des titanesques créatures, venues de l’espace.

 

Notre histoire se situe quelques décennies plus tard. Celui qu’on surnomme le Géant de Lumière a quitté le corps de Shin Hayata, devenu un héros national. Seul problème, ce dernier n’a aucun souvenir de cette période et ignore qu’en fait, Ultraman c’était lui. Pourtant, il se doute bien de quelque chose notamment grâce à ses capacités physiques hors-norme. De plus, étant devenu père et ayant transmis à son fils ses gênes partiellement extraterrestres, il se rend compte que celui-ci possède également des caractéristiques surhumaines. Shinjirô grandit sans savoir d’où lui viennent tant d’aptitudes, jusqu’au jour où il se retrouve face à Bemular, une entité robotique venue de l’espace pour supprimer le jeune homme. Shin Hayata se retrouve alors confronté à son passé et découvre son ancienne identité tandis que son fils se voit obligé de reprendre le flambeau pour devenir à son tour Ultraman.

 

ob_a6c149_imgcharacterultramanContinuité et modernisation sont les maîtres-mots de ce nouvel Ultraman. Le souci et l’envie de raccorder l’histoire avec les événements passés est très appréciable. Cela permet aux vieux fans de ne pas se sentir délaissés et aux nouveaux lecteurs de bénéficier d’une rapide remise à niveau. Ce premier tome s’appuie fortement sur le titre original pour non seulement s’assurer une réelle continuité, mais également pour esquisser les enjeux à venir. Cet Ultraman 2.0 sera avant tout une histoire de passation de pouvoir, de filiation entre un père et son fils, sur fond d’invasion extraterrestre. Ils se retrouvent d’ailleurs tous les deux à affronter, ensemble, Bemular, afin d’entériner le passage de flambeau entre les deux générations. La scène d’action est bien menée et promet des futurs affrontements d’envergures. Le graphisme propre et net ainsi que le découpage fluide confèrent à ce premier tome d’Ultraman, de vrais arguments pour devenir un shônen de qualité. Certainement, les puristes purs et durs seront décontenancés, voir déçus du design high-tech de ce nouvel Ultraman. Il va chercher son inspiration du coté de Iron Man, des EVA d’Evangelion ou des exosquelettes de All You Need Is Kill afin de coller au mieux aux tendances de ces dernières années. Du coup, certains nostalgiques regretteront le costume moulant, même si pour ma part, j’accroche bien à ce nouveau design en mode armure robotisée.

 

Kurokawa semble avoir mis la main sur un titre prometteur. Ultraman ne brille pas par son originalité mais tend à respecter au mieux l’œuvre dont il est la suite et y parvient avec ce premier tome. Reste à voir si les tomes à venir (le second sortira début juillet pendant la Japan Expo) parviendront à garder notre enthousiasme intact… Allez, j’ai envie d’y croire !

 

Ultraman (T.01) de Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi, aux éditions Kurokawa

Partager