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La Découverte De La Peur, épisode 8 : Au delà du réel et Batman Returns

La Découverte De La Peur, épisode 8 : Au delà du réel et Batman Returns

La peur, c’est ce sentiment parfois recherché, parfois pas du tout, qu’on a pu découvrir tout petit devant un Disney (le dragon de La Belle au Bois dormant, la sorcière de Blanche-Neige, madame Mim ou Ursula… Nous savons. Nous ne vous jugeons pas.) ou plus tard avec un bon roman de Stephen King ou en regardant Scream (si, si). À l’occasion d’Halloween, l’équipe du Daily Mars se souvient de ces moments qui les ont fait frissonner, sursauter, traumatiser. Happy Halloween !

Au-Delà Du Réel, l’Aventure Continue

par Lordofnoyze

newoltitleJe dois avouer : quand j’étais plus petit, j’étais agrippé au petit écran, et c’est donc par là plus que par les films que me sont venues mes premières frousses. Alors bien sûr, je pourrais parler de mes trouilles originelles, où je cauchemardais qu’un énorme logo « DIC » était perché au-dessus de la fenêtre, mais mes 10 à 12 ans ont été passés scandalisé et terrifié par la diffusion…… d’Au-Delà du Réel, L’Aventure Continue.

Certes, des choses comme Poltergeist avaient des musiques bien terrifiantes. Mais à l’époque de la télé à six chaînes laissée à grands renforts de plaidoyer des pattes parentales, le « happening » du générique où des forces malveillantes s’emparent du téléviseur (et contrôlent horizontales et verticales, yadda yadda…) était un cauchemar devenu réalité. Une moitié de ma tête pensait que ce n’était que de la simple télé, mais une autre moitié de mon cerveau pensait réellement que, 2h15 durant, il allait être impossible de changer de chaîne en zappant sur M6, les forces malveillantes tentant de nous éduquer sur les angoisses et les mystères venus…. d’une dimension parallèle, où que sais-je encore. Bien superstitieux était mon jeune esprit d’alors, et j’étais outré que cette prise de contrôle factice n’ait pas lieu pendant les Jeudis de l’Angoisse, ou le samedi tard dans la nuit. Je m’attendais même à voir apparaître, d’une semaine à l’autre pendant les étés où la série squattait l’antenne, un article faisant état de multiples plaintes au standard de M6 ou une saisine du CSA. D’autant plus que la plupart des épisodes n’étaient pas classés comme « déconseillés au moins de 10 ans » ou l’équivalent de l’époque (« accord parental souhaitable »). Maudissais-je Hervé Bourges et les sages du CSA : grâce à eux, les Forces Parallèles de la Science-Fiction menaçaient un bloquage de ma télécommande que j’aurais eu bien du mal à expliquer à Papa/Maman le lendemain.

Mais ce qui est remarquable dans ce générique (certes aseptisé par la deuxième version, diffusée dès la quatrième saison et le passage de la série sur Sci-Fi Channel), c’est la progression dans l’horreur signée John Van Tongeren. Les stabs de violons Herrmaniens suivent la progressive réalisation du téléspectateur que peut-être a-t-il mal fait d’appuyer sur le bouton 6 de sa télécommande. Couplés à l’imagerie baroque et vaguement Illuminati (l’Oeil!!!) et on obtient un vrai chef d’oeuvre. Lors de mes discussions sur la série en colonie de vacances, des rumeurs couraient même que M6 avait censuré une version plus horrifique encore (faux : il n’existe que deux versions pour le remake).

Et, à l’instar de YouToubeurs qui voulaient en finir avec leurs peurs d’enfance très publiquement, j’ai enfin trouvé un moyen de dépasser cette stupide superstition. Enregistrer un épisode, puis prendre un magnétophone d’occase et tourner en dérision la voix du générique. Ce qui a marché, et très vite, je profitais des nouvelles saisons pour réaliser qu’en fait…. Au-Delà Du Réel, l’Aventure Continue….. c’était une très bonne série.

« Batman Returns, » de Tim Burton

par Marine Pérot

La découverte de la peur ne se résume pas seulement aux sueurs froides provoquées par la lecture d’un livre ou le visionnage d’un film. Découvrir la peur peut aussi se faire par le biais des autres, sans que l’on soit directement confronté à la chose soit disant effrayante. Lorsque quelqu’un met sa main devant vos yeux pour vous empêcher de voir quelque chose d’effrayant, vous découvrez ce qu’est la notion de peur.

Penguin_batmanreturnsJe devais être à la fac quand j’ai vu Batman Returns pour la première fois. Je n’avais jamais pris la peine de regarder le film avant car quand j’étais petite, je n’avais pas le droit de le voir. Je me souviens en avoir aperçu des bribes étant enfant, je me souviens avoir vu le pingouin. Et puis je ne sais plus si la décision a été prise par ma mère ou ma grande soeur mais l’une des deux à stopper la cassette, et m’a dit de ne pas regarder le film. « Ce n’est pas pour toi, tu es trop petite. » On a tous déjà entendu ça, nos parents ou nos aînés nous protégeant contre quelque chose qui allait nous donner des cauchemars. La cassette s’est retrouvée tout en haut d’une étagère pendant bien longtemps, suffisamment haut pour qu’elle me reste hors d’atteinte jusqu’à ce que je sois en âge, selon les autres, de voir le film.

Quand j’ai enfin vu Batman Returns, je me suis dit que cela n’avait rien d’effrayant, ou en tout cas pas pour une étudiante de 20 ans. Mais à vrai dire, je comprends ce que l’on peut trouvé de repoussant et ce qui peut faire peur dans le personnage de Danny DeVito. Son pingouin fait bel et bien peur, et il aurait surement vraiment fait peur à mon moi de 8 ans. Alors ma famille a surement eu raison de garder la cassette vidéo de Batman Returns hors de ma portée, car il faut bien l’avouer, la découverte de la peur a quelque chose de fascinant, et si j’avais pu j’aurais surement vu le film à l’époque, histoire de me faire peur et de savoir ce que cela fait.

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