Toulouse Game Show 2014 : Simon Astier et les Cliffhangers !

Toulouse Game Show 2014 : Simon Astier et les Cliffhangers !

De retour de la ville rose, je vous ramène des nouvelles du Toulouse Game Show 2014 !

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Le Toulouse Game Show, de son petit nom le TGS, est aujourd’hui le plus grand salon de province consacré à la culture « geek ». Il rassemble depuis 8 ans à Toulouse (oui, ok, ça je suis sûre que vous aviez compris) les fans de jeux vidéos, animés et mangas, culture japonaise, séries et web-séries de science-fiction.

J’ai eu le plaisir et l’honneur d’y être pour ces deux jours de douces folies et je vous en ai ramené des interviews de Simon Astier (Hero Corp), de William Simpson (Storyboarder de Game Of Thrones) et d’Edward James Olmos (Miami Vice, Blade Runner, Battlestar Galactica), qui seront bientôt lisibles dans ses pages. Je vous livrerais aussi très vite mes impressions concernant le pilote de 12 Monkeys.

Mais commencons tout d’abord par quelques extraits de la masterclass de Simon Astier : Hero Corp et l’écriture des cliffhangers.

Dans cette fort intéressante masterclass animée par Alain Carrazé et Romain Nigita, Simon Astier revenait par le menu sur les raisons, les tenants et les aboutissants des cliffhangers d’Hero Corp.

Alain Carrazé : Le cliffhanger est-il indispensable ou est-ce un simple gimmick ? Pour toi, quel est l’importance du cliffhanger ?

Extrait de la réponse de Simon Astier :

« Souvent on se dit le cliffhanger sert à faire revenir après la pub, faire revenir la semaine d’après. Le cliffhanger, comme beaucoup de choses dans notre métier, bizarrement ça part d’un truc qui est basiquement commercial. Pour chaque contrainte comme ça, les mecs commencent par l’utiliser comme un outil de création. Et c’est comme ça que je le prends moi aussi.  J’ai découvert, comme vous tous je pense, le cliffhanger en consommant des séries. Je ne sais pas si c’est indispensable mais en tous cas pour le spectateur c’est un sentiment qu’on aime autant qu’on déteste. »

« Le cliffhanger de la saison 4, il est très différent de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. J’ai jamais fait un truc comme ça. »

Simon Astier Hero Corp saison 4 ter

 

Romain Nigita : En fin de saison un cliffhanger, est-ce que c’est se mettre en danger ou est-ce que c’est un moyen de faire du chantage à la chaîne pour être renouvelé ?

 « Ca manquerait de romantisme de se dire si jamais il n’y a pas de suite, si jamais la chaine ne renouvelle pas mon projet, je vais faire une fin bouclée. Moi, la mienne (la série), je la pense avec un cliffhanger. Si d’un coup je me mets à changer les choses pour des raisons qui sont pas excitantes, ce serait un manque de panache !»

Romain Nigita : Au moment d’écrire la fin de la saison, est-ce que tu penses déjà au public ? Est-ce que tu te dis oh là ils vont flipper ?

logo-Herocorp« Ben je suis pas un salaud à ce point-là mais J’essaie de me dire, dans ce que je raconte, qu’est ce qui serait le plus énorme à casser en deux. Dans la première saison c’était la relation avec Jennifer. »

Alain Carrazé lui demande s’il a un souvenir de cliffhanger d’une série autre que Hero Corp où il aurait eu vraiment l’impression de se faire avoir :

« Je crois quand on joue avec le personnage qui meurt dans un cliffhanger et qui en fait il ne meurt pas, comme dans Alias ou un truc comme ça. »

Une saison 5 qui serait la dernière ?

« Je pense que c’est mieux de choisir de s’arrêter sur un moment que tu choisis toi. (…) Peut être que ça va s’arrêter sous cette forme là, mais quand j’ai commencé Hero Corp il n’y avait pas les outils qu’il y a aujourd’hui donc qu’est-ce que ça nous réserve ? »

Alors que la saison 4 arrive sur France 4 le 19 décembre et qu’on l’attend avec beaucoup d’impatience, on se prend déjà à rêver à ce qui pourrait être la « non-fin » de l’aventure Hero Corp.

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